
L’amour, l’amour, l’amour… toujours l’amour. Alex Norris, connu pour les strips qui ont fait son succès via sur son compte instagram Webcomic Name, est un portraitiste de l’intime. Avec How To Love, un guide universel des sentiments et relations, il examine les questionnements que nous avons tou.te.s lorsque l’amour vient pointer le bout de son nez. Le style de Alex Norris se veut minimaliste et expressif à souhait.
En quelques cases, il met en perspective nos approches de l’être aimé et le tour est joué. A la fois doux et coloré, intelligent et bienveillant, il aborde toutes les formes que les rapports à l’amour peuvent prendre et analyse les variables qui en découlent. Du célibat au crush, de la possibilité d’aimer plusieurs personnes en même temps jusqu’à savoir à quoi doit ressembler une relation quand on est en couple ou encore quand dire « je t’aime », cet ouvrage se fait didactique et léger pour dédramatiser les situations mêmes les plus insoupçonnées.
Sans jugement, il aborde les refus envisageables, les chamboulements qu’un cœur qui s’emballe provoque, la frénésie qui nous habite à certains moments et les déceptions qui peuvent casser une passion… C’est non sans humour que les histoires ultra courtes sous formes de vignettes nous entraînent dans les tumultes de l’amour de A à Z et dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Réfléchi, construit et savoureux de bout en bout, How To Love est à lire, relire, offrir à ses proches, à conseiller aux adolescents, à filer à sa moitié, à ses amant.e.s…
En gros vous l’aurez saisi, ce roman graphique est tellement utile qu’il devrait être remboursé par la sécurité sociale !
How to Love de Alex Norris, Ed. Saltimbanque, 224 pages, 15,90€

3 jours, 3 lieux prestigieux, des dizaines de DJs renommés et des talents émergeants :
En Californie, tout un quartier a été entièrement dédié aux détenus homosexuels et transgenres dans une des ailes de la prison de Los Angeles. Unique en son genre dans une grande ville, cette section permet aux prisonniers issus des gangs, de la drogue et de la violence d’évoluer dans un cadre plus protégé et plus serein. Beaucoup d’entre eux ont été rejetés par leur famille et ils peuvent ainsi se reconstruire sans craindre la violence inhérente à l’univers carcéral. Créée en 1985, cette section de la prison compte 140 personnes. Mais ce qu’il faut noter, c’est le processus de sélection qui a été mis en place pour prétendre y séjourner. En effet, beaucoup d’hétéros tentant aussi leur chance pour une vie plus douillette, les gardiens ont mis en place quelques questions du genre quels sont les endroits gays que tu fréquentes et comment est l’intérieur. Un choix très subjectif si l’on connaît ou non le lieu que l’on mentionne. Une autre méthode serait à l’étude pour être plus neutre.
Dans son dernier album intitulé En baskets ou pieds nus, le chanteur Lionel Damei, livre 12 titres qui nous plongent dans un voyage onirique où les histoires qui habillent ses mélodies sont des tourbillons de rencontres et d’émotions. Ses textes résonnent comme lors d’un dîner où attablés la poésie d’un Daho, la fragilité d’une Barbara et la folie douce d’une Brigitte fontaine se sont mis à dialoguer. Le rendu est envoûtant et surprenant. Cette ode est une invitation à l’instant présent, aux émotions, aux effets d’un temps passé, à la transparence des sentiments.

Fvtvr trône au cœur de la Cité de la Mode et du Design. Se revendiquant comme un lieu hybride et underground dédié aux musiques électroniques, cette salle tend à faire converger les esprits créatifs et les amateurs de musique. Le club offre une scène ouverte à la diversité de genres, de la techno au hip-hop. Après le DJ renommé Carl Craig, les organisateurs de la Flash Cocotte ont à leur tour essuyé les plâtres le 16 mars. A suivre…
Ce qui se passe dans nos établissements recevant du public reflète bien souvent les thèmes qui alimentent notre quotidien. Dans la droite ligne des mouvements Me Too ou Balance ton bar, au cœur d’une actualité marquée par la dénonciation de violences sexuelles et sexistes dans les mondes des média, du cinéma, de la politique… cette nouvelle donne sociétale et à travers elle la notion de consentement, impacte désormais nos établissements. A plusieurs reprises déjà, le SNEG & Co a été saisi de dossiers où des bars, des clubs ou encore des saunas ont fait l’objet d’enquêtes judiciaire et administrative faisant suite à un dépôt de plainte de clients dénonçant des attouchements ou des actes sexuels à leur insu, la pratique du chemsex et la potentielle perte de discernement qu’elle suppose venant s’ajouter à la complexité de la situation. Dans le contexte actuel de libération de la parole, celle d’un plaignant fait l’objet de toutes les attentions et l’exploitant mis en cause a bien du mal à faire entendre sa voix. Des fermetures administratives ont déjà été prononcées et les suites judiciaires sont encore attendues. Ainsi, désormais, dans un établissement de nuit ou dans un lieu de sexe, la fête ou l’excitation ne justifient pas de comportements envers d’autres personnes sans leur consentement. Avec son partenaire prévention l’Enipse, le SNEG & Co initie une campagne sur ce thème : deux visuels pour un même slogan et une version en anglais pour la clientèle touristique : « si ce n’est pas oui, c’est non. Sexe : jamais sans consentement ! » Cette campagne ne se veut pas moralisatrice, sa vocation consiste simplement à protéger les établissements face à un nouveau danger auxquels ils se trouvent maintenant exposés. 
Depuis l’arrivée du gouvernement d’extrême droite en Italie, les droits LGBTQIAP+ sont mis à mal. L’an dernier, il a été demandé aux mairies de supprimer rétroactivement les noms des mères non biologiques sur les certificats de naissances. C’est une volte-face notable qui vient d’être infligée à Giorgia Meloni. Le mardi 5 mars, le tribunal de Padoue a jugé que des enfants pouvaient avoir deux mères mentionnées sur leur certificat de naissance. Cela donne un nouvel élan aux procureurs de toute la botte afin de reconsidérer cette circulaire arbitraire et homophobe envoyée début 2023 aux autorités municipales.
Hedwig and The Angry Inch, la comédie musicale rock de Broadway aux 4 Tony Awards prend possession du théâtre La Scala de Paris pour 4 dates exclusives. À travers ses chansons et ses confidences, Hedwig, chanteuse rock transgenre est-allemande « ignorée au niveau international », accompagnée de son choriste et mari Yitzhak et de son groupe « The Angry Inch », raconte son parcours chaotique : son adolescence de mauvais garçon à Berlin-Est, sa fascination pour le rock et son envie de liberté, sa transformation en Hedwig après une opération bâclée qui lui permet de quitter l’Allemagne en épouse d’un sergent américain… Une mise à bas de la bienséance pour un plaidoyer sur l’amour, l’inclusivité et la diversité. Trash et irrévérencieux, queer et décapant, vous ne verrez plus le monde de la même manière.
C’est la ville de Cardiff qui a remporté l’organisation des jeux LGBTQIA+ de 2027. La ville écossaise accueillera des athlètes du monde entier. Avant cela, cocorico ! N’oublions pas que c’est Lyon qui organisera les Eurogames 2025.
Saluons le parti pris de Zalando pour sa dernière campagne publicitaire, dans laquelle Bilal Hassani égraine un discours positif sur l’acceptation de soi-même et le rejet du harcèlement. Le choix est osé pour une marque grand public qui s’adresse en priorité aux 16-35 ans. Bien sûr, ça reste du marketing, tout comme la pub Sephora où des femmes, jeunes, plus âgées, racisées, des queers, des non genré.es se maquillent ensemble. Mais il faut aussi y voir le marqueur d’une époque et d’une société qui tente d’aller vers le mieux.