
La justice américaine a tranché : Dmitriy Popov a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’O’Shae Sibley. Souvenez-vous : le 29 juillet 2023, dans une station-service de Brooklyn, ce danseur noir et gay de 28 ans exécutait avec des amis une chorégraphie de vogue sur un titre de Beyoncé. Une performance joyeuse et libre, interrompue par les insultes homophobes et racistes de son agresseur, alors âgé de 17 ans. La tension a dégénéré en altercation, jusqu'au coup de poignard mortel porté en plein cœur.
Ce drame avait suscité un émoi gigantesque aux États-Unis, érigeant O’Shae Sibley en symbole des violences ciblées qui frappent encore les minorités. Lors du procès, comme le rapporte Stop Homophobie, le jeune homme a présenté ses excuses et a expliqué : « je n’ai jamais voulu tuer qui que ce soit, je n’ai jamais voulu que cela se termine ainsi. La décision que j’ai prise, j’aimerais pouvoir revenir dessus du plus profond de mon cœur. Je sais qu’aucun mot ne pourra ramener O’Shae ».

Portée par un triomphe unanime, la comédie culte de Barillet et Grédy reprend la route dès janvier 2027. Mis en scène par Charles Templon, ce classique des années 70 revisite l'émancipation féminine avec une acuité jubilatoire. Remise en contexte : à Sainte-Gudule, l’incapacité soudaine du patron des usines Pujol contraint son épouse Suzanne incarnée par Clémentine Célarié à reprendre les rênes. Elle troque alors son statut de simple « potiche » contre un leadership flamboyant, secondée par un casting cinq étoiles : Philippe Uchan, Paloma, Jérôme Pouly et Benjamin Siksou.
Lauréat du Prix Roswitha Haftmann 2026, l'artiste y capture le pouls du monde avec une fulgurance rare. Arpenteur du réel, Tillmans abolit la frontière entre intime et politique. Qu'il immortalise une nature morte, un ciel crépusculaire ou la lueur d'un dancefloor, il observe le monde avec une empathie radicale, transformant l'espace en journal de bord collectif. Profondement ancrée dans la culture queer, sa démarche érige la liberté des corps, le désir et la vulnérabilité en actes politiques. Les corps de ses proches, saisis dans l’abandon de la nuit, célèbrent une intimité affranchie des normes, faisant du regard queer une optique universelle de résistance.
Pour sa troisième édition, ce festival queer et féministe prend une dimension particulière, car le Planning Familial a 70 ans. Samedi 26 septembre (14h-23h), la journée sera consacrée à des rencontres, de la prévention et des moments festifs, avec une trentaine d'associations, collectifs et artistes du territoire.
Les cinéphiles grenoblois vont se régaler du 29 septembre au 16 octobre avec la 26e édition de ce festival du cinéma LGBTQIA+. Tout le monde pourra trouver son bonheur dans la programmation variée de courts et longs métrages internationaux : des avant-premières, des exclusivités totales en France, du drame mélancolique, du teen movie exubérant, de la comédie débridée, de la romance poétique, il y en a pour tous les goûts
Plus de trois ans après le suicide tragique de Lucas, treize ans, collégien dans les Vosges, la justice a tranché. La cour d’appel de Paris a reconnu définitivement que l'adolescent a été victime de harcèlement scolaire en raison de son orientation sexuelle. Cette décision infirme la relaxe prononcée en novembre 2023 par la cour d'appel de Nancy. Appuyée par l'enquête administrative et les signalements répétés de l'élève, la juridiction a établi que les insultes et moqueries subies avaient altéré sa santé psychique.
Sur un continent où les droits LGBTQI+ sont de plus en plus menacés, le Botswana pourrait de nouveau marquer l'Histoire.
L'Espagne intensifie sa lutte contre les discriminations anti-LGBT+. Le Congrès des députés a approuvé une réforme clé du Code pénal visant à criminaliser les « thérapies de conversion », prévoyant désormais des peines allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement pour leurs auteurs. Fondées sur l'idée fausse que l'homosexualité ou la transidentité seraient des pathologies à corriger, ces pratiques destructrices subissent un coup d'arrêt juridique majeur.
Airbnb a frappé fort. La plateforme de location a supprimé définitivement le profil de Yona Faedda, militante du collectif féministe et réactionnaire Némésis. En cause ? Des banderoles polémiques déployées depuis des logements loués, immortalisées pour alimenter les réseaux sociaux. On y dit des propos racistes : « protégeons les femmes. Expulsons les agresseurs étrangers ». « Une décision prise sous la pression médiatique », s'indigne l'intéressée. Cette dernière affirme n’avoir jamais reçu d’avis négatif ni dégradé les biens et estime que la sanction relève de la censure. De son côté, l’entreprise invoque le respect de ses « normes et politiques ». 
