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  • Lors de la projection d'un film au Festival international du film de Marrakech, une scène représentant une relation homosexuelle a provoqué un tollé. Des spectateurs, visiblement choqués, ont quitté la salle alors que deux hommes s'embrassaient dans un moment d'intimité. Cette réaction, filmée et relayée sur les réseaux sociaux, a enflammé les débats, suscitant des critiques virulentes. Des internautes marocains ont exprimé leur désapprobation, certains allant jusqu'à suggérer que la scène méritait une réaction plus violente.

    Au Maroc, l'homosexualité est illégale en vertu de l'article 489 du Code pénal, qui sanctionne les actes « contre nature », il est stipulé « qu’est puni de l’emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 120 à 1000 dirhams, à moins que le fait constitue une infraction plus grave, quiconque commet un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe ». Pour l'instant, les organisateurs du festival n'ont pas réagi à cette polémique. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Istanbul : un festival trop queer

    Queer, cinema

    La plateforme de streaming MUBI a annulé son festival de cinéma à Istanbul, prévu pour le 7 novembre, en raison de l'interdiction par les autorités locales de projeter le film Queer de Luca Guadagnino, mettant en vedette Daniel Craig dans un rôle gay. Le nouveau film du réalisateur de Call me by your name, qui a été présenté en avant-première au festival de Venise, aborde une relation amoureuse entre deux hommes et contient des scènes explicites.

    Les organisateurs ont été informés peu avant l'ouverture que cette décision était justifiée par un contenu jugé provocateur, menaçant l'ordre public. MUBI a dénoncé cette mesure comme une atteinte à la liberté d'expression, affirmant que les festivals doivent célébrer l'art et la diversité.

    Malgré la décriminalisation de l'homosexualité en 1858, l'homophobie d'État se renforce en Turquie, sous le régime de Recep Tayyip Erdoğan, qui stigmatise régulièrement la communauté LGBT+. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • On pourrait croire à un conte de fées que cette histoire d’une petite fille qui rate son entrée à l’opéra Garnier mais réussit pleinement sa carrière de meneuse de revue dans les plus grands cabarets parisiens. Estelle Danière se confie dans ce spectacle intimiste tout en levant la jambe et en gouaillant. A l’aide de textes variés, de Gainsbourg à Nougaro en passant par Prévert, elle nous emmène dans les méandres d’une vie de paillettes, de strass mais aussi de coups (pas seulement de blues). Si telle est sa vraie vie, elle en a vu et nous la montre presque nue. Jusqu’au 30 décembre à la Divine Comédie, 2 rue Saulnier, 75009 Paris.

    Réservation ici.

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    Bruno De
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  • Le refuge parisien des Ours, le Bears’ Den expose jusqu’au 12 janvier 2025 Fétiche couleur, une exposition de dessins de Romain Darmon. Lors de sa précédente présentation, l’artiste s’était focalisé sur des œuvres en noir et rouge. Aujourd'hui, il utilise la couleur comme vecteur d'émotion. « Chaque teinte, qu'elle soit joyeuse ou mélancolique, souligne un désir ou une émotion souvent silencieuse », explique-t-il. Chaque nuance résonne comme un désir, une sensation, une envie. Et il les applique dans un monde où le véritable fétiche réside dans cette capacité à transmettre des émotions, rendant chaque interaction profondément significative. Le fétiche, loin d’être un sujet de jugement, est présenté comme une expérience pure et essentielle. Dans un univers où les pratiques intimes sont souvent taboues, s’engager dans les fétiches de l’autre devient un acte de confiance et un investissement émotionnel profond. Que ce soit en solo ou en groupe, chaque exploration fétichiste est une exploration, une célébration de l’intimité. La préparation, le temps et les objets utilisés renforcent cette connexion, offrant une excitation viscérale, loin de l’éphémère « plan cul ».

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 31 octobre, le Conseil national de la transition (CNT) du Mali a adopté une loi criminalisant l'homosexualité, un acte largement soutenu par ses membres. Désormais, toute personne homosexuelle ou soutenant cette orientation sera considérée comme criminelle et poursuivie, selon le ministre de la Justice. Ce recul des droits des personnes LGBT+ au Mali s'inscrit dans un contexte mondial inquiétant, où l'homosexualité est interdite dans un tiers des pays.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Mont-de-Marsan: ouverture du centre LGBT+

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Sur la côte basque, il y avait un gros trou dans le maillage des centres LGBT+. Mont-de-Marsan vient le combler avec l’ouverture fin novembre de son centre.

    Il vient rejoindre ceux de Bayonne, Pau et Saint-Vincent-de-Tyrosse. L’antenne landaise des Bascos se veut notamment un lieu d’écoute, de prévention, d’accompagnement et de sensibilisation aux discriminations.

    Ainsi, deux permanences mensuelles vont être mises en place au 3 rue Maréchal Bosquet, en attendant d’autres activités culturelles, festives et sportives. Bon vent !

    facebook.com/CouleursLGBTQILandes

    Bruno De
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  • Pour cette période de fêtes de fin d'année, la boutique de marque française Alice Délice (centre commercial Nice Etoile) propose aux bénévoles du Centre LGBTQIA+ Côte d'Azur de tenir un stand d'emballage de cadeaux et ainsi de récolter des fonds  pour le dispositif d'hébergement et d'accompagnement la Maïoun de Cathy, dédié aux jeunes LGBT+ à la rue et rejetés par leur famille.

    Deux créneaux par jour sont prévus : 10h-14h et 14h-18h, et chaque créneau se faisant en duo. Pour s’inscrire et donner un coup de main : framadate.org/Wk6nrN4ssx7Li8Cn et au 04 83 32 81 84.

    N’hésitez pas à faire emballer vos cadeaux par les bénévoles, une bonne action.

    Bruno De
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  • Metz rend hommage à son poète emblématique, Paul Verlaine, à travers l'exposition Verlaine180, installée à la Porte des Allemands du 6 décembre 2024 au 31 janvier 2024. À l'occasion du 180ème anniversaire de sa naissance, cette rétrospective présente les œuvres de 18 artistes contemporains, dont le duo Pierre et Gilles et l'actrice Arielle Dombasle, qui interprètent l'esprit de liberté et la modernité du poète, décédé en 1896.

    Réparties sur 300 m², les œuvres côtoient des documents historiques, comme l’acte de baptême de Verlaine.

    Des lectures de ses poèmes ont lieu tous les mercredis et samedis à 14h, offrant une immersion dans l’univers de l’amant de Rimbaud.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La cheffe de la police berlinoise, Barbara Slowik, a récemment émis une mise en garde préoccupante dans une interview au Berliner Zeitung, conseillant aux juifs portant une kippa et aux personnes homosexuelles d'être vigilants dans certaines rues de la capitale allemande. Bien qu'elle affirme qu'il n'existe pas de véritables zones interdites, elle reconnaît que des quartiers peuvent représenter un risque accru pour ces communautés.

    Cette alerte fait écho à la montée de l'inquiétude au sein de la communauté LGBT, notamment dans des zones où les gestes affectueux en public sont de plus en plus mal vus. Martin Hikel, le maire de Neukölln, avait déjà signalé une augmentation de la violence à l'égard des homosexuels, en identifiant souvent des agresseurs d'origine musulmane. L’alerte vient de Die Busche, un club emblématique de la scène gay berlinoise, qui mettait en garde contre l'impact potentiel de l'installation d'un centre pour réfugiés à proximité. La propriétaire a exprimé ses craintes concernant la montée des agressions, soulignant que la majorité des délinquants étaient des migrants. En réponse, les autorités ont défendu l'initiative par un « devoir humanitaire », soulevant ainsi des questions sur la sécurité et la coexistence dans la ville réputée pour sa tolérance et sa diversité.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’association de soutien trans a annoncé son arrêt au 31 décembre 2025. Cet organisme a depuis 2014 porté des projets de santé communautaires, mais aussi des revendications de droits fondamentaux, comme l’accès aux soins et aux parcours de transition, la dépsychiatrisation. Si de bonnes âmes se sentent de reprendre le flambeau, car il reste tant à faire, qu’elles se manifestent.

    https://assorita.org/

    Bruno De
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