Les chiffres font froid dans le dos. Stop Homophobie a dévoilé que les plaintes pour LGBT+phobies ont augmenté de 55% dans la région Ile-de-France. Selon les chiffres de la Préfecture de Police de Paris, aucun quartier n’est épargné. 286 cas dénoncés sur les huit premiers mois de 2021, contre 441 sur la même période en 2022. Le site de Stop Homophobie revient en détail sur la répartition sur Paris et la petite couronne, avec +40% à Paris, (279 en 2022 contre 199 en 2021), +91% dans les Hauts-de-Seine, +116% dans le Val-de-Marne et +7% en Seine-Saint-Denis. Les menaces, les violences physiques et les injures sont les expressions de haines sociales, familiales ou professionnelles. Le signal d’alarme est plus que jamais tiré, les pouvoirs publics se doivent d’intervenir de toute urgence.
L’association Enipse vient de mettre en ligne un guide de 80 pages, qui existe aussi en version papier. Il a été conçu avec la volonté d’offrir aux HSH des informations vérifiées, du soutien, des conseils. Une première partie est consacrée au corps et à l’anatomie, une deuxième partie au plaisir, une troisième à la prévention. Une manière utile de fêter les 32 ans de l’association de santé communautaire. BD
Jusqu’au 5 février, le théâtre de la Tempête - La Cartoucherie dans le Bois de Vincennes, accueille l’adaptation sur les planches du livre de Philippe Besson « Arrête avec tes mensonges ». Cette autofiction met en lumière une relation amoureuse cachée, celle de Philippe et de Thomas dans les années 80. 20 ans plus tard, l’auteur raconte cette liaison et expose la difficulté d’être soi dans certains contextes sociaux et familiaux. Le constat est âpre, finement amené. Les mots de Philippe Besson résonnent avec la mise en scène d’Angélique Clairand et Eric Massé comme des cris face à l’invisibilité que le déterminisme social impose. Puissant et obsédant, on fait face à des deux destins que presque tout oppose.
27 janvier au 5 février : festival de films LGBTQIA+
« Quand on est aimé, on ne doute de rien. Quand on aime, on doute de tout », disait Colette. Avec « Hello », le dernier titre Michal Kwiatkowski, nous flirtons avec ce sentiment particulier qui nous touche tous un jour, celui de la peur de ne plus être aimé, abandonné. Le chanteur qui a été révélé à la Star’Ac et qui a fait un bon bout de chemin depuis, se livre comme jamais dans un clip tout en sobriété réalisé par Mathis Respaut. Michal se met à nu avec une chanson écrite et composée par ses soins. La vidéo qui l’accompagne cette version acoustique est le reflet de ces instants de fragilité. Une image en noir et blanc qui épouse son corps, le suis, le dévoile. Une émotivité fleur de peau, tout en délicatesse et finesse. A la fin du morceau, une main vient soutenir les doutes en une caresse rassurante et bienveillante.