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  • Le “Fare te Aroha” ouvre ses portes à Papeete, offrant un lieu d’aide et d’écoute aux personnes LGBT confrontées à discriminations, précarité ou marges sociales. Situé face à l’ancien Piano Bar, ce centre est porté par l'association Cousins, Cousines de Tahiti. Karel Luciani, son président, explique : “l’objectif, c’est vraiment l’entraide et l’accompagnement”. Le centre propose des permanences de psychologues, infirmières et de soutien par le biais de bénévoles, notamment pour lutter contre les idées suicidaires. “Des jeunes à la rue ou victimes de violences familiales trouvent ici un espace pour s’exprimer et recevoir du soutien,” témoigne une source de Tahiti Infos. L’État a financé le projet à hauteur de 2 millions de francs pacifique, soulignant l’engagement croissant pour les droits LGBT en Polynésie. Le centre doit aussi offrir des ateliers sur la transition et la lutte contre les violences homophobes ou transphobes, pour favoriser inclusion et solidarité.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis des siècles, la communauté muxe, un troisième genre traditionnel dans la culture zapotèque, bénéficie d'une reconnaissance sociale au Mexique. Ancrés dans la société matriarcale de Juchitán, ils incarnent une identité au-delà du binarisme masculin-féminin. « Les muxes ne sont ni hommes, ni femmes, mais une catégorie à part entière », explique l’anthropologue Marinella Miano Borruso sur le site Similiqueer. Bien que certains continuent de subir des discriminations, leur rôle dans la société et la culture zapotèque est crucial, notamment dans la transmission des traditions et des rites. La reconnaissance récente de ce troisième genre illustre une avancée vers une diversité identitaire respectée et valorisée dans un pays traditionnellement marqué par des enjeux de tolérance. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Changing Attitude Ireland (CAI) a dévoilé fin septembre un plan stratégique sur cinq ans pour promouvoir l’intégration des personnes LGBTQIA+ dans l’Église d'Irlande, nous révèle le site Stop Homophobie. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de progrès législatifs, notamment la légalisation du mariage gay et la lutte contre les crimes de haine. CAI vise à créer des paroisses « ouvertes et accueillantes » où tous peuvent vivre leur foi sans discrimination. L’organisation souhaite aussi encourager une théologie plus inclusive, soutenir ses membres et faire évoluer les politiques ecclésiastiques en faveur de la diversité. Malgré des résistances persistantes, CAI s’inscrit dans l’esprit des enseignements de Jésus envers les marginalisés, espérant bâtir une Église plus tolérante et bienveillante. Les paroisses intéressées sont invitées à rejoindre cette démarche d’ouverture.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis l’élection du pape Léon XIV, des signes d’ouverture envers la communauté LGBT+ se multiplient, alimentant espoirs et controverses. Lors d’une audience privée, le pape a confirmé à un défenseur des catholiques LGBT+ que l’approche de son prédécesseur François sera poursuivie, notamment en matière de bénédictions pastorales des couples de même sexe, déjà autorisées par une directive doctrinale. Cependant, le Vatican reste prudent, avec un silence officiel sur une éventuelle évolution de la doctrine sur le mariage. Parallèlement, un premier pèlerinage LGBT+ au Vatican, réunissant plus d’un millier de fidèles, a marqué une étape vers plus de visibilité et de diversité. Si certains prônent une évolution harmonieuse de la doctrine, d’autres craignent un glissement pouvant bouleverser l’enseignement traditionnel de l’Église. Le défi reste de concilier respect de la doctrine et accueil pastoral.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’Assemblée législative de transition burkinabé a adopté à l’unanimité une réforme du Code des personnes et de la famille, rendant les pratiques homosexuelles passibles de deux à cinq ans de prison et d’amendes. Les étrangers reconnus coupables seront expulsés. Jusqu’ici, aucune législation spécifique ne sanctionnait l’homosexualité dans le pays, où la communauté LGBTQ+ vivait sous forte pression sociale. Cette mesure, soutenue par le pouvoir militaire d’Ibrahim Traoré, s’inscrit dans une stratégie de rejeter les influences occidentales et de renforcer le nationalisme. Elle risque d’accroître la marginalisation, la violence, et de fragiliser la lutte contre le VIH. La communauté internationale devrait dénoncer cette régression qui place le Burkina Faso parmi une trentaine de pays africains criminalisant ces relations.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Eurostar a dévoilé ses nouveaux uniformes non genrés lors d’un défilé à Paris Gare du Nord, marquant une étape majeure vers plus d’inclusivité.

    Conçue par la styliste Emmanuelle Plescoff, cette collection de 54 pièces, dont des jupes pour hommes et femmes, vise à refléter la diversité et la liberté d’expression. “Nous sommes fiers d’être inclusifs”, déclare Gwendoline Cazenave, CEO d’Eurostar, soulignant que cette initiative incarne l’identité européenne de la compagnie. Les 2 600 employés portent ces vêtements dès octobre, avec des pièces interchangeables adaptées à toutes morphologies et personnalités, symbolisant une nouvelle ère pour la mode en entreprise.

    En parallèle, Eurostar lance aussi un programme de recyclage pour valoriser ses anciens uniformes, renforçant son engagement durable. Une démarche qui allie modernité, responsabilité et diversité, à l’image du réseau ferroviaire reliant plusieurs capitales européennes.

     

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Quelle semaine pour Barbara Butch. Après s’être mariée avec sa compagne Camille, et avoir gagné son procès face à des haters qui l’ont harcelé sur le web, la voilà maitresse de cérémonie pour la 25e édition de Nuit Blanche à Paris.

    L’évènement s’annonce placée sous le signe de l’amour, de la diversité et de la musique. Après une année 2025 innovante avec le cinéma, la manifestation emblématique de la capitale a choisi une figure incontournable de la scène nocturne pour prendre la tête de sa direction artistique : Barbara Butch. La DJ, productrice d’événements et militante de l’amour, apportera sa vision unique à cette nuit magique programmée pour le 6 juin 2026, affirmant vouloir faire de cette édition “une grande fête où la musique sera au cœur de l’expérience”. 

    C’est donc une femme dont la notoriété ne cesse de grandir qui s’apprête à illuminer Paris. Figure de la scène LGBTQIA+ et symbolique de la culture queer parisienne, Barbara Butch a marqué l’espace public en participant notamment à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024. Sur scène, elle a incarné la fête comme un espace d’expression, de liberté et d’inclusion, faisant vibrer un public large avec ses sets engagés et énergiques. Son engagement fort en faveur de la diversité et du body-positive lui confère une légitimité exceptionnelle pour rêver une Nuit Blanche inclusive et festive. 

    Pour Anne Hidalgo, maire de Paris, Barbara Butch incarne parfaitement “l’esprit de Paris”. La maire a déclaré : « je suis convaincue qu’elle y apportera toute son énergie, sa générosité et sa créativité. Son engagement pour une culture ouverte et festive résonne avec l’ADN de notre ville. »  Le choix de cette militante de l’amour sur une scène mondiale démontre la volonté de la capitale de faire de cette Nuit Blanche une célébration collective, accessible, et portée par les valeurs d’inclusion. 

    Barbara Butch en confiant sa vision pour 2026 promet « une nuit de rencontres, de découvertes et de partage ». La DJ imagine un grand dancefloor où les inconnus se soudent au rythme des musiques diverses, dans une ambiance à la fois festive et porteuse de sens. Elle souhaite faire vibrer Paris à travers une expérience immersive mêlant art, musique et surprises, dans la tradition de cette manifestation qui, depuis 2002, valorise l’art dans l’espace public, en dehors des sentiers battus. 

    Figure emblématique de la culture urbaine et de la fête militante, Barbara Butch souhaite aussi que cette Nuit Blanche soit un symbole de résilience et de solidarité, après les violences numériques qui l’ont frappée récemment. Elle a d’ailleurs été victime de cyberharcèlement suite à sa participation à la cérémonie olympique, mais a su rebondir avec force, affirmant sa détermination à continuer à porter un message de liberté et d’amour. 

    Les attentes sont d’autant plus fortes que cette édition sera l’occasion de renouveler l’engagement de Paris en faveur de la culture accessible à tous. Avec Barbara Butch aux commandes, Nuit Blanche 2026 promet de faire rayonner la capitale comme jamais, dans un éclat d’amour, de légèreté et de créativité infinie. La programmation complète sera dévoilée en 2026 pour faire de cette nuit une expérience inoubliable pour tous les Parisiens et visiteurs.
    © France.tv

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pour son premier livre, la chanteuse et productrice livre une réflexion profonde et touchante sur le deuil. On ne présente plus Rebeka Warrior. Chanteuse, compositrice, productrice et DJ, elle s’est imposée à travers ses trois groupes, Sexy Sushi, Mansfield TYA et Kompromat, comme une figure incontournable de la scène musicale indie française, surfant entre les genres avec une aisance folle et une énergie brute, tout en affirmant sa queerness avec passion et respect.

    En cette rentrée littéraire, on découvre Rebeka l’écrivaine avec Toutes les vies, un roman qui se lit d’une traite porté par une écriture incarnée et jaillissante. Ce premier livre raconte comment, confrontée au deuil de la femme de sa vie, Rebeka apprend à régler son compte à cette mort et à cette culpabilité qui la hantent, en se plongeant dans une profonde introspection, trouvant refuge dans la spiritualité et la méditation. Porté par des références à des écrivains comme Jean-Paul Sartre, Hervé Guibert ou Jean-Jacques Rousseau, et par une langue agile et fluide, Toutes les vies est un livre-témoignage qui résonne en chacun de nous, comme une forme d’initiation à la sagesse. Un premier roman sincère et vibrant, qui brouille les frontières entre douleur et apaisement.
    Toutes les Vies de Rebeka Warrior, Editions Stock,20,90€

    Patrick Thévenin
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  • A l’affiche cet été du Marvel Les 4 Fantastiques, Premiers pas, mais aussi de Eddignton, Pedro Pascal est aujourd’hui une star adulée pour bien plus que ses talents d’acteur. De ses débuts modestes à son statut de sex-symbol international, il rayonne par son authenticité et sa sensibilité. Connu pour ses rôles emblématiques dans Game of thrones, The Last of us ou The Mandalorian, sa simplicité authentique et son humilité gagnent le cœur du public. 
    En tant qu’allié de la communauté LGBTQIA+, il n'hésite pas à soutenir ouvertement sa sœur trans, Lux Pascal, et à défendre les droits des personnes transgenres. Ce qui lui a valu d’être élu « meilleur allié » de la communauté queer. Critiqué par certains, il répond par des déclarations fermes, prônant la protection et le respect. N’hésitant pas à exprimer tout haut ce que les autres pensent tout bas notamment à l’attention de JK Rowling, ouvertement transphobe comme la déclaration à son encontre dans Vanity Fair : « je veux protéger les gens que j’aime. Mais ça va plus loin : les harceleurs me donnent la gerbe ». 
    Son image, mêlant virilité et douceur, bouscule la masculinité toxique traditionnelle. Il incarne une nouvelle masculinité, émotif, sensible, et fièrement lui-même. De cette façon, Pedro Pascal incarne une figure forte et bienveillante, symbole d’inclusion et de changement, aimé universellement. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Une seconde saison et puis s’en va ! Diffusé depuis le 13 juin sur Prime Vidéo, le deuxième opus de la série française Escort boys tire sa révérence. Alors que la première saison a été conçue comme un long film par le réalisateur Ruben Alves, la suite est venue couronner un franc succès d’audience qui a donné lieu à l’écriture du second volet d’épisode.

    Fort de sujets traitant de manière élégante et pertinente des rapports autour de la féminité, la masculinité, l’amitié et la sexualité, mais «  on a désormais la sensation qu'on a raconté toute l’histoire de ce groupe de potes », a déclaré Thibaut Evrard à nos confrères de Télé-Loisirs. Et qui dit escort boys, dit entre guillemets « accessoires » et cela ils ne veulent pas le devenir. Ils ont l’impression d’avoir fait le tour de la question et n’ont plus rien à raconter, préférant se retirer.
    Escort boys à retrouver sur Prime Video

    Julien Claudé-Pénégry
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