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  • Création du Rézo

    Face au regain de LGBTQI-phobie depuis plusieurs années, le fonds de dotation Queer as You a lancé le Rézo, « un partenariat avec des entreprises privées et des administrations qui s’engagent à rendre l’accueil des LGBTQIA+ fluide, inclusif, respectueux, rassurant et égalitaire ».

    La charte comprend plusieurs mesures concrètes comme l’accueil inclusif, la prise en compte du pronom et du prénom d’usage pour les factures et les quittances de loyers ou pour tout autre document administratif, la possibilité de choisir le vestiaire de son choix à la salle de sport, etc.

    Plus d’infos ici.

    Bruno De
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  • Partir dans un autre pays pour les vacances est un véritable casse-tête pour les LGBT, comme le démontre un sujet de BFMTV. Choisir une destination donne l’impression de devoir faire le parcours du combattant pour s’assurer que tout est safe sur place. Comprenez par-là que les LGBTphobies sont dans de nombreux Etats monnaie courante. 

    L'homosexualité est illégale dans une soixantaine de pays et la transidentité n'est toujours pas reconnue dans une large partie du monde, selon l’association ILGA.

    Force est de constater que pour contrecarrer de mauvaises surprises à l’arrivée, il est primordial d’aller consulter les recommandations mises à jour et à disposition pour le ministère des Affaires étrangères.

    Pour garantir aussi de ne pas souffrir d’actes verbaux ou physiques, des sites et des plateformes de réservations comme Misterbnb proposent un large choix de logements à travers le monde destinés aux LGBTQIAP+.

    Néanmoins, il faut rester sur ses gardes, et bien que cela soit dur à écrire, avouer que dans certains lieux, il vous faille soit mettre votre fierté de côté pour éviter tout incident soit changer de zone de villégiature. Alors oui, faire semblant, se cacher n’est pas ce que nous souhaitons mais à vous de décider : boycotter les nations qui n’autorisent pas l’homosexualité ou jouer le jeu en connaissance de cause et à vos risques et périls à flirter avec la loi en vigueur dans le territoire de vos rêves.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Elle a électrisé le monde entier par son glamour sans pareil. Quel lieu mieux choisi que l’ancienne usine électrique Espaces EDF Bazacle, au cœur de Toulouse, le long des berges de la Garonne pour une exposition intitulée Marilyn Monroe, le Secret de l’Amérique ?

    De l’icône du cinéma américain à l’intimité de Norma Jeane Mortenson, on parcourt sa vie, sa carrière et ce qu’elle a laissé au gré d’une exaltante déambulation constituée de plus de 240 photos, d’anecdotes rares et d’effets personnels qui vous présenteront une Marilyn Monroe comme vous ne l’avez jamais vue. Bien plus qu’une énième sélection de photos vues et revues, se dévoile derrière l’image qu’Hollywood a figé de Marilyn, une femme passionnée, engagée, forte, authentique, cultivée et réser-vée. Avant-gardiste féministe lanceuse d’alertes avant l’heure, cet hommage artistique foisonnant vous livrera un autre visage de la légende qui s’est construit autour d’elle, celui d’une pionnière engagée qui tient tête aux plus grands d’Hollywood. Peu de gens connaissent réellement celle qui joue dans Sept ans de réflexion ou Certains l’aiment chaud… 

    De son enfance à sa disparition soudaine à 36 ans, Marilyn laisse un héritage bien plus conséquent qu'il n’y paraît. Un portrait renversant.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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    Plus d’un français sur deux (53% exactement) dit ne pas se protéger systématiquement avec un nouveau partenaire. Et la tendance n’est pas bonne puisque cela représente 4% supplémentaires en 4 ans, selon une étude commandée par le laboratoire Gilead. L’étude démontre aussi que les jeunes manquent cruellement d’information : ainsi presque la moitié (48%) des 15-24 ans interrogés ne savent pas qu’il est possible de trouver des préservatifs gratuits en pharmacie.

    Autre point inquiétant de l’étude : 30% des personnes interrogées disent ne pas se faire dépister après un rapport sexuel non protégé. Ce chiffre grimpe à 44% chez les 15-24 ans qui ne se sentent pas concernés ou trouvent cela « trop compliqué » par méconnaissance des différents dispositifs en place. Dans cette étude aussi, 12% des français.e.s interrogé.e.s ne se dépistent pas pour le VIH, par peur du résultat. 

    Parmi les raisons évoquées pour expliquer ce relâchement : la confiance envers le.la partenaire sexuel.le, l’envie de sensations plus intenses, le fait d’avoir bu de l’alcool ou consommé d’autres substances, et le fait de ne pas avoir de préservatifs sur soi. Cette nouvelle étude met notamment en évidence le manque cruel d’information et de pédagogie auprès des 15-24 ans, et le besoin de campagnes de prévention répétées à l’heure où, en France, 200 000 personnes vivent avec le VIH, dont 15% qui ignorent être séropositives, ce qui explique les 5 000 nouvelles découvertes de séropositivité chaque année.

    Franck Desbordes
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  • Quand on est un couple homosexuel au féminin et que l’on souhaite faire famille, on doit slalomer plus que de raison entre les injonctions sociétales et les diktats d’un monde hétéronormé. Patience mon amour est une série publiée depuis le 24 juin sur le compte Instagram arte_asuivre, le site d’Arte et leur chaîne Youtube. Après une première saison - diffusée sur Instagram et récompensée au festival de La Rochelle par le prix de la meilleure série de format court, ces 31 épisodes de 2 à 4 minutes qui composent cette seconde saison, nous propulsent dans l’intimité de la parentalité à proprement parler. 

    On y suit Alice et Gabrielle qui élèvent leur fils né après un long parcours de PMA. C’est incisif, tendre, non dénué d’humour, parfois grinçant mais surtout pointant du doigt le chemin qui reste à ce duo pour se définir, se construire en tant que parents dans les méandres d’une administration alambiquée. S’inspirant de sa propre expérience de la maternité, la réalisatrice Camille Duvelleroy fait de l’irruption du confinement de 2020 un ressort narratif qui, en menaçant de dynamiter le couple, souligne la difficulté d’élever un enfant en vase clos. Mais surtout le traitement du sujet se veut avant tout ouvertement politique et montre les luttes et les difficultés d’être une famille lorsque l’on est hors cadre.

    arte.tv/digitalproductions/fr/patience-mon-amour/

    Crédit photo Bachibouzouk

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 30 juin, Brenda Biya, fille du président du Cameroun, a publié sur Instagram une photo d’elle en train d’embrasser une autre fille, la mannequin brésilienne Layyons Valença. Un coming out visuel dans un pays qui pénalise l’homosexualité comme un délit de droit commun. En guise de légende, la jeune rappeuse de 26 ans aussi connu sous son nom de scène King Nasty déclare : « je suis folle de toi, et je veux que tout le monde le sache ». Le cliché a bien évidemment provoqué une polémique au sein du pays alors que de nombreuses personnalités se sont empressées de la remercier pour un tel courage et de la féliciter en espérant que cet acte puisse faire bouger les lignes dans le pays dirigé depuis quatre décennies par Paul Biya, son père. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après un défilé si triste en 2023, la Marche des fiertés a renoué cette année avec son côté festif. C’était encore un peu timide pour créer de belles ambiances festives au-delà des 10 premiers mètres derrière chaque char car les sonos étaient souvent trop faibles du fait de leur petitesse.

    Bon, dans l’ensemble, on est sur la bonne voie. Encore un petit effort sur le volume sonore, une taxe carbone pour les chars non-électriques, une autre taxe pour les entreprises LGBTQ+ qui voudraient défiler et qui seraient si fières de contribuer au succès de la marche et des actions écolo de l’Inter-LGBT avec cette taxe, on n’enlève rien du caractère politique et militant de la marche, on ajoute un soupçon de fête, et on y sera. En tous cas, bravo, malgré cela, c’était une belle marche. 

    Franck Desbordes
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  • Biarritz : l’été à l’Homme O bar

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Il y a peu d’offres LGBTQIA+ sur la côte basque. Donc on court à l’Homme O Bar qui sera ouvert 7 jours sur 7 tout l’été (21h-2h) avec des soirées thématiques à foison : roue de la chance, soirée maillots de bain, shows sexy, concours de caleçon/jockstrap mouillé, etc. Au sortir de la plage, l’apéro dans un bar sympa fait toujours du bien.

    36 avenue de Verdun

    A suivre ici.

    Bruno De
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  • Imaginez ce que peut provoquer la collaboration entre « l’enfant terrible de la mode » Jean Paul Gaultier et le chausseur de talent romanais connu pour son fameux tressé cuir Stéphane Kélian ! Le musée de la Chaussure à Romans-sur-Isère propose jusqu’au 3  novembre de vous glisser dans la magie des réalisations nées de l’imagination de ces deux génies français. 

    Quand l’audace rencontre l’excentricité. C’est bien cela qu’Olivier Jault, designer de chaussure et collectionneur, co-commissaire de l’exposition Jean Paul Gaultier pour Stéphane Kélian « Roman d’une rencontre » a voulu mettre en scène au cœur d’une chapelle. Un lieu unique, tel un écrin pour la rétrospective d’une aventure créative faite de confiance, d’insolence, de savoir-faire et de désinvolture. Olivier Jault, le passionné d’histoire et des techniques de confection autour du monde de la chaussure, qui a longtemps travaillé aux côtés de Jean Paul Gaultier s’est pris de passion à l’idée de mettre en lumière les trésors qui sur plus d’une vingtaine de défilés prêt-à-porter du créateur ont vu naître des chaussures qui accompagnaient les tenues.

    Une rencontre, un partage

    De 1984 à 1996, ce qui va émerger de « l’union » de ces deux artistes va dépasser l’entendement. Bien plus que de simples réalisations, ces chaussures sont de véritables œuvres d’art. Fusion fantastique et détonante entre l’univers atypique et tourbillonnant du jeune créateur et la capacité presque renversante de l’expert à concrétiser tout concept même les plus impensables en réalité. Pour rendre hommage à ce mariage de déraison consenti entre deux esprits loin des stéréotypes, qui de mieux que ceux qui ont été les acteurs historiques des deux maisons, les amis, les férus de mode ?

    Tout tenté, tout créé

    Il en ressort, une scénographie qui invite à explorer l’anticonformisme du duo, la technicité dans chaque réalisation, les détails, l’exécution, le rendu, l’âme de chaque pièce qui ne fait pas qu’habiller une paire de pieds, mais surtout les sublime et leur donne une visibilité toute nouvelle, dans un ensemble esthétique. Car de la fantaisie, il y en a eu en plus de 10 ans de collaboration parsemés de projets originaux. L’un inspirant l’autre, c’est la mutualisation de leur liberté d’imaginer un produit fini, de qualité, beau et souvent très complexe à élaborer qui les excitait. Rien n’était impossible, rien. De la paire de boots pour homme à talons haut avec le talon transparent avec un flash lumineux au derby évidé d’une partie de son cuir, en passant par les bottines à talon mi-mollet issues de la collection Les rap’pieuses ou encore les sneakers montants avec bout et broche métal de la collection French gigolo, l’humour flirte avec les références culturelles quand le sportswear et le streetwear envahissent les podiums.

    Une aventure hors pair qui laissera à jamais ses empreintes au fil des paires qui ont été imaginés et foulé les défilés comme autant d’accessoires de mode à part entière. En répondant aux « désirs les plus fous » de Jean Paul Gaultier, chaque innovation de Stéphane Kélian « laisse place à une chaussure « tendance», adaptée à chaque silhouette, devançant chaque nouvelle mode, donnant naissance à de nouvelles identités », comme l’explique si joliment le journaliste Patrick Cabasset, un proche de jean Paul Gaultier.

    Jean Paul Gaultier pour Stéphane Kélian « Roman d’une rencontre », jusqu’au 3 nov. 2024 au musée de la Chaussures, 26100 Romans-sur-Isère.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après la Marche des Fiertés du 22 juin dernier, la librairie Sauramps devait accueillir une lecture de contes par des drag queens. Le collectif la Culotte, qui en est à l’origine, valorise l'art transidentitaire et lutte contre les discriminations à l'encontre des artistes transgenres. 

    Après un déluge de haine sur les réseaux sociaux mais aussi des appels anonymes, la direction a préféré renoncer pour des raisons de sécurité : « nous sommes désolés que la visibilité que nous leur avions apportée se retourne aujourd'hui contre eux à cause de quelques personnes qui revendiquent régulièrement le droit à la liberté d'expression, mais ne tolèrent pas  l'expression libre à partir du moment où elle n'est pas en accord avec leur point de vue. »

    L’événement est reporté sine die, un signalement effectué aux forces de l’ordre. En outre, l’association déplore un manque de soutien de la mairie.

    Bruno De
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