Reconnaissance. Après La Russie, L’Ukraine, la Roumanie et la Bulgarie, c’est au tour de la Pologne de se faire épingler par la Cour Européenne des droits de l’Homme pour avoir refusé de reconnaître les mariages de cinq couples de Varsovie, Lodz et Cracovie. Les plaignants ont saisi la CEDH pour faire valoir leurs droits.
En fait, le droit polonais ne reconnaît que le mariage d’un homme et d’une femme. La Pologne comme tous les états membres de l’Union européenne, sont « tenus d’offrir un cadre juridique permettant aux personnes de même sexe de bénéficier d’une reconnaissance et d’une protection adéquates de leurs relations de couple ». Le pays a donc été condamné pour violation du droit au respect de la vie privée à cause de l’absence de cadre juridique assurant « une reconnaissance et une protection » des couples de même sexe.
En guise de réponse, le nouveau gouvernement polonais (à gauche) a annoncé qu'il souhaite autoriser prochainement les unions des personnes homosexuelles.
C’est fou ce qu’un enterrement peut être propice à des histoires toujours rocambolesques. Bon vent revient à partir du 29 janvier au Théâtre Clavel à Paris va vous faire connaître une famille pas comme les autres, les Figatelli. Lors du concours du plus gros mangeur de quiche, François meurt. Benjamin, le fils aîné décide de s’occuper de ses funérailles et c’est là que tout déraille. La structure choisie, la bien nommée Bon vent est sur le point de fermer, faute de compétences, vous vous en rendrez-compte assez vite. Mais ça il ne le sait pas, ce n’est que le jour des obsèques que les failles se révèlent. Mais il faut faire face. Pas évident quand Dominique, le frangin, vient mettre son grain de sel dans le déroulement… avec sa vision religieuse de la cérémonie. Puis l’oncle et la tante qui déboulent à l’improviste. Des situations absurdes, un casting avec des membres des Caramels fous qui fait plaisir à retrouver, un texte senti, ultra rythmé, cinq personnages qui virevoltent entre révélations gênantes et rebondissements soudains.
Amaury Lorenzo, acteur ouvertement gay a reçu une volée de bois verts après la diffusion d’une séquence de baiser avec un garçon dans le soap brésilien Terra e Paixao. Fait assez rare dans un pays qui sort de plusieurs années de conservatisme « bolsonarien », cette séquence diffusée le 12 décembre a été très bien accueillie par la majorité des téléspectateurs, mis à part une frange plus extrémiste qui s’est répandue en insultes et menaces de mort sur les réseaux sociaux. L’acteur a déclaré : « concentrez-vous sur l’amour (…) Rien d'autre n'a d'importance que l'amour. Diego (Martins) et moi nous battons pour cette scène depuis des mois, sans relâche ».
Les critiques sont dithyrambiques et il y a de quoi. Sam est un garçon est d’utilité publique. Comment devenir un homme quand on ne veut pas devenir son père ? La question semble abrupte, mais mérite d’être posée. Car c’est tout un pan de l’éducation, des échanges, des modèles, du patriarcat, de la domination, des femmes, de l’égalité, de la sexualité dont il s’agit. Avec une écriture intelligente et libre, on refait le monde, on dépasse les clichés, on déconstruit le genre. Ou plutôt Sam Certenais nous prend par la main pendant une heure pour remettre tout à plat fort de son expérience personnelle et des obstacles qui ont été les siens face à tant d’idées reçues de la part de ses proches. C’est émouvant, tendre, touchant, drôle et authentique. Un spectacle mise en scène avec brio par Noémie de Lattre qui pousse à la réflexion. Une prise de conscience salutaire.