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  • Le 3 juillet, un communiqué officiel signé de sept organisations (Toutes Des Femmes, Acceptess-T, Outrans, SOS Homophobie, l’Inter-LGBT, Aides et la Fédération LGBTI) demande l’abrogation du fichier de police sur les personnes trans et immigrées ayant changé d’état civil. Les associations citées ont déposé des recours auprès du ministre de l’Intérieur et du Premier Ministre pour que ce décret soit déclaré nul au plus vite.

    Au regard du contexte politique actuel, ce fichier porte atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux des personnes trans. En effet, en créant un « traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « table de correspondance des noms et prénoms », cela signifie la mise en place d’un fichier automatique, systématique et indifférencié de chaque personne ayant changé de prénom et/ou nom. Mais en rendant accessible ces données aux forces de l’ordre, l’inquiétude monte face aux dérives que cela pourrait entraîner et « favoriser des violences policières transphobes ». Le risque (écarté pour le moment heureusement) d’une arrivée au pouvoir du RN renforce ces inquiétudes et l’urgence de supprimer ce texte.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Savez-vous comment Hollywood a usé de stratagèmes pour déjouer la censure et parler d’homosexualité à l’écran ? The Celluloid Closet, actuellement disponible sur le portail France.tv, propose un passionnant voyage à travers les subterfuges mis en place par les scénaristes. Plus de 120 extraits de films sont passés à la moulinette et commentés par les plus grands noms du 7e art américain pour expliquer de Ben Hur à My Beautiful Laundrette en passant par Basic Instinct ou encore Philadelphia. Inspiré du livre éponyme, The Celluloid Closet de Vito Russo, ce documentaire sorti en 1995 démontre comment des acteurs tels que Tom Hanks, Sharon Stone, Susan Sarandon ou encore Whoopi Goldberg se sont joués des interdits avec ces désirs défendus à l’image. Avec la complicité des scénaristes, ils confient un florilège aussi inédit qu’époustouflant d’anecdotes retraçant plus de 100 ans de tournage. Malicieux et contestataire.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Nous avons tous connu ce genre de sentiments. Ceux de la rencontre, qui traduisent un trouble étrange face à celui ou celle qui fait chavirer notre cœur. Cela nous dépasse et ce qui aurait pu être un détail devient essentiel au point de chambouler notre vie tout entière.  Le Processus de la tendresse de Thomas Louis nous dépeint l’histoire de deux hommes qui lors d’un salon de la gastronomie tombent sous le charme l’un de l’autre. Cyril est un jeune chef parisien étoilé et Yann, un futur journaliste culinaire. L’amour de la bonne chair sera le témoin d’un amour de la chère, la leur. De l’attirance première, l’amour prend le relai. Mais entre Yann qui vit en Touraine dans une situation familiale qui ne laisse pas de place à une homosexualité et Cyril qui vit avec femme et enfant… Rien ne semble pouvoir les rapprocher. Et pourtant. Bien que leurs univers respectifs semblent les contraindre à taire cette passion, le temps va les faire naître à eux-mêmes.

    S’affirmer, oser, mentir, tromper ? Dans le dédale de leur vie, les moments s'enchaînent, les non-dits fleurissent, les mensonges trahissent, les vérités explosent et les craintes jalonnent cette histoire d’amour. Thomas Louis installe avec maestria le théâtre de cette relation empêchée qui fait des ravages sur son chemin. Jouant d’un style qui nous donne une envie irrépressible de tourner la page pour savoir ce qui va arriver, il nous promène dans une nuée de détails qui auront à cœur de résonner en vous.

    Le Processus de tendresse, de Thomas Louis, Ed. Plon, 224 pages, 19€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Biarritz : l’été à l’Homme O bar

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Il y a peu d’offres LGBTQIA+ sur la côte basque. Donc on court à l’Homme O Bar qui sera ouvert 7 jours sur 7 tout l’été (21h-2h) avec des soirées thématiques à foison : roue de la chance, soirée maillots de bain, shows sexy, concours de caleçon/jockstrap mouillé, etc. Au sortir de la plage, l’apéro dans un bar sympa fait toujours du bien.

    36 avenue de Verdun

    A suivre ici.

    Bruno De
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  • Depuis quelques jours vous pouvez visionner sur Netflix un documentaire très bien monté entièrement consacré à l’histoire de l’humour queer. Outstanding : a comedy revolution, comme son nom l’indique, va bien plus loin qu’une compilation des bons jeux de mots et sketchs par des grands noms du stand up LGBTQIAP+, c’est une magistrale rétrospective historique de cette visibilité que la scène à pu apporter à la communauté par le biais de l’humour. En effet, lorsqu'on sait qu’on ne peut pas forcément rire de tout, montrer que ceux qui sont les premiers intéressés peuvent une fois de plus retourner le sujet pour en faire une arme est juste génial. Adossé à Stand Out, un spectacle organisé en mai 2022 et dans lequel de 22 artistes queer ont performé, ce documentaire parsemé d’une sélection d’images d’archives, de spectacles et de témoignages démontre comment la scène est devenue une tribune de revendications à chaque époque pour réclamer l’égalité des droits.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au lieu de supporter Némo, le gagnant suisse de la dernière édition de l’Eurovision, les médias de la Suisse romande n’ont de cesse de mégenrer le jeune artiste queer, rapporte le site 360.ch. 

    Un comportement aussi fâcheux qu'irrespectueux. Lui, qui dans le texte de sa chanson explique casser les codes de la binarité de genre, bute face à des journalistes entêtés à le définir exclusivement par un genre masculin, lui qui a exprimé expressément « son désir de s’identifier par des pronoms neutres ou, faute de mieux, d’utiliser son prénom ». Cela démontre au-delà de la bêtise des plumes de ces journaux qui s’évertuent à ne pas considérer la non-binarité de Némo que le problème est bien plus profond. En effet, il semblerait que la Suisse ait encore une réticence flagrante faire exister la notion de troisième sexe.

    Les partis politiques ne s’entendent pas sur ce changement bien que tous s’accordent à reconnaître la Suisse dans sa pluralité. Espérons que les choses évoluent dans le bon sens.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après la Marche des Fiertés du 22 juin dernier, la librairie Sauramps devait accueillir une lecture de contes par des drag queens. Le collectif la Culotte, qui en est à l’origine, valorise l'art transidentitaire et lutte contre les discriminations à l'encontre des artistes transgenres. 

    Après un déluge de haine sur les réseaux sociaux mais aussi des appels anonymes, la direction a préféré renoncer pour des raisons de sécurité : « nous sommes désolés que la visibilité que nous leur avions apportée se retourne aujourd'hui contre eux à cause de quelques personnes qui revendiquent régulièrement le droit à la liberté d'expression, mais ne tolèrent pas  l'expression libre à partir du moment où elle n'est pas en accord avec leur point de vue. »

    L’événement est reporté sine die, un signalement effectué aux forces de l’ordre. En outre, l’association déplore un manque de soutien de la mairie.

    Bruno De
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  • Les LGBTQI+ français ne sont pas les seuls à subir des agressions : en juin, pas moins de 5 ont été répertoriées. Le mode opératoire reste « classique », via les applis de rencontre.

    Il convient donc de rappeler quelques règles de bon sens :

    - donner un premier rendez-vous en extérieur,

    - prévenir un proche en amont de la rencontre,

    - dissimuler tous les objets de valeur (ordinateur, téléphone, bijoux) et moyens de paiement chez soi si vous recevez,

    - et surtout, en cas d’agression, ne pas hésiter à porter plainte.

    Bruno De
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  • Le 26 juin, le Président américain a déclaré vouloir réparer un « tort historique » à l’encontre des soldats homosexuels. « Malgré leur courage et leur sacrifice, des milliers de militaires LGBT+ ont été exclus de l'armée à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Certains de ces patriotes ont été envoyés devant des cours martiales et ont porté le fardeau de cette lourde injustice pendant des décennies », a déclaré Joe Biden dans un communiqué. En proposant de réparer cette injustice, le Président cible spécifiquement l'article 125 du code de justice militaire, datant de 1951 et que le Congrès a rendu obsolète en 2013.

    Ce texte faisait alors de la sodomie entre adultes consentants un crime passible de la cour martiale. Les personnes LGBT+ étaient directement exclues de l'armée aux États-Unis jusqu'en 1994, date à laquelle la règle du « don't ask, don't tell » (« ne rien demander, ne rien dire ») est entrée en vigueur. La démarche de grâce présidentielle ne sera cependant pas automatique. Les soldats ayant subi des préjudices devront se manifester. Ils et elles se compteraient par milliers. Au-delà de la portée symbolique, cette reconnaissance permettra de manière très pratique aux anciens soldats de faire rectifier leurs documents militaires et ainsi pouvoir  avoir accès à des prestations qui leur étaient interdites jusqu'alors.

    Bruno De
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  • Le laboratoire pharmaceutique Gilead vient de rendre public le 20 juin les résultats d’un premier essai clinique autour de son traitement Sunlenca (la molécule s’appelle le lénacapavir), destiné à protéger du VIH avec deux injections annuelles seulement. Ce nouveau médicament est intéressant à la fois pour les personnes qui vivent avec le VIH et qui voient ainsi leur vie facilitée par cet allègement thérapeutique, mais aussi en prévention (PrEP) puisqu’à l’issue d’un premier essai, les retours sur ce médicament expérimental sont très positifs : aucune des 5 300 femmes dans l’essai n’a été contaminée par le VIH. Gilead prévoit de partager les données d’un deuxième essai de prévention du lénacapavir, en cours, sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes en début d’année prochaine. Si ces résultats sont également positifs, la société pourrait commercialiser le lénacapavir pour la PrEP dès fin 2025.

    Franck Desbordes
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