Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Le boxeur poids léger Islam Makhachev, envisage de manquer toute la saison 2026 si la promotion l’oblige à porter des gants arc-en-ciel ou tout symbole LGBTQ+ lors d’événements thématiques. « Le sport doit se concentrer sur la performance dans l’octogone, pas sur des mouvements politiques ou sociaux », a-t-il déclaré, refusant toute mise en avant de causes qu’il juge hors champ sportif. Ces propos, relayés sur X, visent les initiatives de l’UFC pour l’inclusion. 
    Le Daghestanais, invaincu en titre, rallume un débat brûlant dans le MMA : jusqu’où peut aller l’engagement des athlètes ?

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le cinéma municipal de cette ville de Normandie a été couvert de tags homophobes et transphobes après une projection de Hélène, trésor transnationale, dans le cadre de la journée internationale de la visibilité transgenre.

    L’association le Refuge, qui a organisé ce ciné-débat, a condamné ces actes, tandis que la direction du cinéma a déposé plainte. En l’absence de caméras de surveillance et de témoin, l’enquête risque fort de rester au point mort.

    Bruno De
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  • Audace et élégance. Le Palais Galliera ressuscite le siècle des Lumières, non comme un vestige, mais comme un désir persistant. L'exposition La mode du 18e siècle : un héritage fantasmé décortique ce dialogue entre paniers d'antan et podiums d'aujourd'hui. Ici, la soie s’encanaille et le corset se libère de sa rigueur historique pour devenir pur objet de style.

    « La mode se joue des codes dans un mouvement de reprise-relance toujours créatif », souligne Pascale Gorguet Ballesteros, commissaire de l'exposition. Entre une robe à la française et les réinterprétations baroques de Vivienne Westwood ou Dior, le parcours révèle un « paradis perdu » qui n'a cessé de hanter l'imaginaire des couturiers.

    Loin des clichés poussiéreux, l’exposition prouve que cet héritage est une matière vivante. Le 18e n'est plus une époque, c'est une esthétique réinventée : une silhouette « fantasmée » où le luxe d'hier devient l'audace de demain.
    Infos et réservations : palaisgalliera.paris.fr

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La Cour suprême de Finlande a statué. Pour avoir qualifié l'homosexualité de « trouble du développement psychosexuel » dans un pamphlet publié en 2004, l’ancienne cheffe de file du parti des Chrétiens-démocrates et ex-ministre finlandaise de l’Intérieur, Päivi Räsänen, vient d’être définitivement jugée coupable d’insultes LGBTphobes. Elle est condamnée à une amende de 1 800 €.

    Invoquant la liberté d’expression, elle envisage de faire appel auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme. Dans le même élan, l’évêque Juhana Pohjola de la fondation luthérienne de Finlande, qui a publié l'ouvrage, a également été sanctionné ; la fondation devra, quant à elle, s’acquitter d’une amende de 5 000 €.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Profitant d’un vide juridique abyssal, cette plate-forme de rencontre vient de faire sa réapparition, 2 ans après sa fermeture. Point de rencontre de pédocriminels, trafiquants mais aussi d’agresseurs LGBTphobes, Coco avait été citée dans plus de 23 000 procédures judiciaires en 3 ans, entraînant sa fermeture et la mise en examen de son fondateur.

    On ne saurait que trop recommander de ne pas utiliser ce site pour des rencontres fortuites, tentantes mais dangereuses.

    Bruno De
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  • La NASCAR a infligé une suspension indéfinie à Daniel Dye, pilote de 22 ans de l’écurie Kaulig Racing, après des commentaires jugés homophobes lors d’un live sur la plateforme Whatnot. Au cours d’une séance d’ouverture de cartes à collectionner, le pilote de la série Craftsman Truck (No 10 Mopar Ram 1500) a imité la voix du pilote IndyCar David Malukas, la qualifiant de « voix gay » sur un ton moqueur : « dès que je commence à faire une voix “gay” de David Malukas, je tombe sur une carte rare. Alors continuons », a-t-il lancé. 
    L’infraction relève de la section 4.3.C du règlement NASCAR, interdisant toute moquerie basée sur l’orientation sexuelle. Kaulig Racing avait déjà pris la même mesure. Dye devra suivre une formation de sensibilisation avant réintégration. « Je n’ai pas assez réfléchi avant de parler et je ne voulais en aucun cas blesser qui que ce soit », s’est excusé le pilote, reconnaissant un « manque de jugement ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • On ne s’attendait pas à un programme progressiste de la part du chef de file de la droite « classique » pour les présidentielles. Dans la foire d’empoigne avec le RN et pour tenter de ramener des électeurs dans le giron de LR, Bruno Retailleau souhaite un « moratoire sociétal » sur tous les sujets de société.

    Dans son programme : IVG, fin de vie, PMA, droits LGBT, autant de sujets seraient mis sur pause s’il est élu. Pas de retour en arrière, c’est déjà ça, mais on ne peut pas dire qu’il représente le progressisme. On lui dit que la société a évolué au 21ème siècle ? Chiche !

    Bruno De
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  • Adieu les scènes de concert, place aux plateaux de tournage. Après avoir conquis la planète avec son reggaeton, Bad Bunny s'attaque au septième art avec son premier grand rôle principal dans un long-métrage dédié à son île natale : Porto Rico. Loin d'un simple caméo, l’icône portoricaine incarnera un personnage central dans ce projet porté par le rappeur Residente, qui passe derrière la caméra.

     

    Selon Le Parisien, cette collaboration s'annonce explosive : « c’est la rencontre d’une flamme avec une dynamite ». Une métaphore qui souligne l'intensité attendue de cette fresque sociale et culturelle. Le film explore l'histoire complexe de Porto Rico. Pour Bad Bunny, ce passage au cinéma n’est pas un hasard de calendrier après sa performance au Super Bowl, mais une étape logique. L'artiste souhaite utiliser sa notoriété pour mettre en lumière les luttes de son peuple : « c’est un rêve de pouvoir raconter nos propres histoires », aurait confié l'artiste au magazine Premiere. Le rendez-vous est pris, et il s'annonce déjà historique.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pierre Maillet réveille les fantômes d’Edith et Edie Bouvier Beale dans un écrin nocturne et queer : le mythique club Reno Sweeney. Adaptée de l'œuvre de Sara Stridsberg, cette pièce dissèque la relation fusionnelle et punk de ces « anges déchus » de l'aristocratie américaine. Recluses dans leur manoir délabré, mère et fille transforment leur misère en acte de résistance subversif.

    ntre travestissement, poésie trash et autodérision, ce spectacle célèbre la marginalité comme une forme d'art. Une plongée vertigineuse dans l’arrière-salle d’un cabaret, où l’excentricité devient l'ultime rempart contre la ruine, le tout en musique ! Un rendez-vous flamboyant et enlevé.
    Edith Beale au Reno Sweeney, du 19 au 31 mai 2026, Théâtre du Rond-Point, Paris.

    Luc Biecq
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  • Ringardes, drôles, surréalistes ? Ces chansons, célèbres ou tombées dans l’oubli, retrouvent vie dans un spectacle musical émaillé d’humour queer.
    Tout commence par le coup de cœur créatif de deux artistes : Flannan Obé, qui a joué le beau gosse de la série Clara Sheller, l’une des rares séries gay en 2005, ainsi que le rôle-titre de La Nuit d’Eliot Fall, et Vincent Gaillard, chanteur-compositeur sous le nom de SEL, pianiste dans Palermo Palermo de Pina Bausch et membre de la troupe du cabaret Le Secret.
    « J’ai une passion pour les chansons idiotes, explique Vincent, mais c’est dit avec tendresse : elles sont faites pour faire rire et étonner. » Certains titres, qui se voulaient sérieux à leur sortie, deviennent avec le temps mélancoliques ou involontairement drôles. Le duo a dû faire un tri parmi ses préférences : Vincent penche du côté de Bourvil, Richard Gotainer et Patricia Carli, tandis que Flannan ne jure que par Arletty, Francis Blanche et Francis Lopez…
    De cette sélection naît une complicité scénique aussi ambiguë que réjouissante : le duo entretient le flou sur la nature de la relation de ses personnages et revendique un refus joyeux du sérieux. On passe ainsi d’une reprise queer de J’aime trop ton boule — « le clip de Fatal Bazooka était déjà très second degré », se souvient Flannan — à Nougaro, sans oublier Marie-Paule Belle et son chef d’œuvre Où est-ce qu’on les enterre ?, dont les paroles sont signées Françoise Mallet-Joris, qui fût sa compagne. Au programme, éclats de rire et déluge de talents.
    Chansons impossibles, du 8 avril au 24 juin, Théâtre Essaïon, Paris.
    www.essaion-theatre.com

    Luc Biecq
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