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  • La NASCAR a infligé une suspension indéfinie à Daniel Dye, pilote de 22 ans de l’écurie Kaulig Racing, après des commentaires jugés homophobes lors d’un live sur la plateforme Whatnot. Au cours d’une séance d’ouverture de cartes à collectionner, le pilote de la série Craftsman Truck (No 10 Mopar Ram 1500) a imité la voix du pilote IndyCar David Malukas, la qualifiant de « voix gay » sur un ton moqueur : « dès que je commence à faire une voix “gay” de David Malukas, je tombe sur une carte rare. Alors continuons », a-t-il lancé. 
    L’infraction relève de la section 4.3.C du règlement NASCAR, interdisant toute moquerie basée sur l’orientation sexuelle. Kaulig Racing avait déjà pris la même mesure. Dye devra suivre une formation de sensibilisation avant réintégration. « Je n’ai pas assez réfléchi avant de parler et je ne voulais en aucun cas blesser qui que ce soit », s’est excusé le pilote, reconnaissant un « manque de jugement ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • On ne s’attendait pas à un programme progressiste de la part du chef de file de la droite « classique » pour les présidentielles. Dans la foire d’empoigne avec le RN et pour tenter de ramener des électeurs dans le giron de LR, Bruno Retailleau souhaite un « moratoire sociétal » sur tous les sujets de société.

    Dans son programme : IVG, fin de vie, PMA, droits LGBT, autant de sujets seraient mis sur pause s’il est élu. Pas de retour en arrière, c’est déjà ça, mais on ne peut pas dire qu’il représente le progressisme. On lui dit que la société a évolué au 21ème siècle ? Chiche !

    Bruno De
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  • 13 ans après la fermeture du fameux Troisième Lieu, les Ginettes Armées reviennent ! Yauss et toute sa clique queer promettent un joyeux bordel où on peut boire, manger, danser au sons de DJ sets variés.

    Un tiers lieu sans prise de tête où absolument TOUT le monde est le bienvenu dans la Communauté avec un grand C.

    29 rue de Sambre et Meuse, 75010 Paris
    instagram.com/lafierte.barqueer

    Bruno De
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  • Pierre Maillet réveille les fantômes d’Edith et Edie Bouvier Beale dans un écrin nocturne et queer : le mythique club Reno Sweeney. Adaptée de l'œuvre de Sara Stridsberg, cette pièce dissèque la relation fusionnelle et punk de ces « anges déchus » de l'aristocratie américaine. Recluses dans leur manoir délabré, mère et fille transforment leur misère en acte de résistance subversif.

    ntre travestissement, poésie trash et autodérision, ce spectacle célèbre la marginalité comme une forme d'art. Une plongée vertigineuse dans l’arrière-salle d’un cabaret, où l’excentricité devient l'ultime rempart contre la ruine, le tout en musique ! Un rendez-vous flamboyant et enlevé.
    Edith Beale au Reno Sweeney, du 19 au 31 mai 2026, Théâtre du Rond-Point, Paris.

    Luc Biecq
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  • Ringardes, drôles, surréalistes ? Ces chansons, célèbres ou tombées dans l’oubli, retrouvent vie dans un spectacle musical émaillé d’humour queer.
    Tout commence par le coup de cœur créatif de deux artistes : Flannan Obé, qui a joué le beau gosse de la série Clara Sheller, l’une des rares séries gay en 2005, ainsi que le rôle-titre de La Nuit d’Eliot Fall, et Vincent Gaillard, chanteur-compositeur sous le nom de SEL, pianiste dans Palermo Palermo de Pina Bausch et membre de la troupe du cabaret Le Secret.
    « J’ai une passion pour les chansons idiotes, explique Vincent, mais c’est dit avec tendresse : elles sont faites pour faire rire et étonner. » Certains titres, qui se voulaient sérieux à leur sortie, deviennent avec le temps mélancoliques ou involontairement drôles. Le duo a dû faire un tri parmi ses préférences : Vincent penche du côté de Bourvil, Richard Gotainer et Patricia Carli, tandis que Flannan ne jure que par Arletty, Francis Blanche et Francis Lopez…
    De cette sélection naît une complicité scénique aussi ambiguë que réjouissante : le duo entretient le flou sur la nature de la relation de ses personnages et revendique un refus joyeux du sérieux. On passe ainsi d’une reprise queer de J’aime trop ton boule — « le clip de Fatal Bazooka était déjà très second degré », se souvient Flannan — à Nougaro, sans oublier Marie-Paule Belle et son chef d’œuvre Où est-ce qu’on les enterre ?, dont les paroles sont signées Françoise Mallet-Joris, qui fût sa compagne. Au programme, éclats de rire et déluge de talents.
    Chansons impossibles, du 8 avril au 24 juin, Théâtre Essaïon, Paris.
    www.essaion-theatre.com

    Luc Biecq
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  • Adieu les scènes de concert, place aux plateaux de tournage. Après avoir conquis la planète avec son reggaeton, Bad Bunny s'attaque au septième art avec son premier grand rôle principal dans un long-métrage dédié à son île natale : Porto Rico. Loin d'un simple caméo, l’icône portoricaine incarnera un personnage central dans ce projet porté par le rappeur Residente, qui passe derrière la caméra.

     

    Selon Le Parisien, cette collaboration s'annonce explosive : « c’est la rencontre d’une flamme avec une dynamite ». Une métaphore qui souligne l'intensité attendue de cette fresque sociale et culturelle. Le film explore l'histoire complexe de Porto Rico. Pour Bad Bunny, ce passage au cinéma n’est pas un hasard de calendrier après sa performance au Super Bowl, mais une étape logique. L'artiste souhaite utiliser sa notoriété pour mettre en lumière les luttes de son peuple : « c’est un rêve de pouvoir raconter nos propres histoires », aurait confié l'artiste au magazine Premiere. Le rendez-vous est pris, et il s'annonce déjà historique.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Fini la peur de retourner « au placard » pour ses vieux jours. Zurich va devenir la première ville suisse à créer un immeuble d’habitations destiné aux personnes âgées LGBTQIAP+. Cette crainte avérée de devoir taire son orientation sexuelle dans un établissement classique n’aura plus lieu d’être dans ce lieu porté par la structure locale QueerAltern.

    Ce projet de résidence répondra aux réalités spécifiques du vieillissement de la communauté en offrant un cadre inclusif, avec des appartements pensés pour garantir confort et suivi de soins approprié, le tout en permettant à chacun de rester pleinement soi-même.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Adieu pop-corn, place aux stroboscopes. Dix ans après la fermeture de l’historique cinéma Le Méliès, l’équipe de La Marbrerie ressuscite le site avec Bal Chavaux, un lieu hybride « entre format club, concerts et enseignement de la danse ». Situé place Jacques-Duclos, ce complexe de trois salles promet d'injecter une dose de radicalité sonore au pied du métro Croix de Chavaux.

     

    Défricheur, le projet mise sur une programmation « orientée vers des formes musicales aussi actuelles qu’émergentes », allant de l’hyper-pop, le hip-pop aux musiques électroniques. La salle principale de 500 places devient l'épicentre d'une fête décloisonnée, tandis que des partenariats avec le conservatoire Pina Bausch ancrent le lieu dans une dimension pédagogique. Avec cette ouverture, l'enjeu de l’équipe est clair : « redonner du souffle » à la banlieue avec un luxe « solaire et impitoyable ». Un pari audacieux qui prouve que Montreuil reste l’épicentre du cool engagé, véritable bastion underground. Et nous on aime ça.

    Infos : balchavaux.fr

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Selon un sondage IFOP, les deux partis extrêmes se hissent en tête des intentions de vote des LGBT+ aux présidentielles : Bardella 27%, Mélenchon 25%, soit 10 à 15 points de plus que lors du dernier sondage de 2022. 56% des personnes LGBT+ interrogées affirment être de gauche, contre 44% de la population française, le RN recueillant 10 points de moins que dans l’ensemble de l’hexagone.

    Si LFI ne représente pas un danger pour les droits LGBT+ et pouvant se targuer d’un certain progressisme, du côté du RN, on en est loin. IVG, thérapies de conversion et autres sujets fondamentaux, le parti d’extrême-droite ne s’est jamais distingué par ses positions progressistes au niveau sociétal. Et ce n’est pas en usant de grossiers coups de com’, comme se targuer d’avoir le plus grand nombre de députés LGBT+ ou comparer Marine Le Pen à Mylène Farmer, qui changeront le fond idéologique…

    Bruno De
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  • Sensuel, voire érotique, le tango n’est plus réservé aux couples hétéros. Au-delà de la légende (fausse) qui veut qu’à l’origine, il se dansait entre hommes, la version queer libère la danse des rôles traditionnels homme-femme.


    L’association Polychromes propose de s’initier chaque mercredi à la Casita (19h30-21h). En double rôle, chaque danseur·se apprend à guider et suivre, et peut changer de rôle à tout moment. Cette pratique se veut donc inclusive, ouverte à toutes les identités, créative avec moins de codes figés, égalitaire sans hiérarchie. Carlos Gardel n’a qu’à bien se tenir !
    8 rue Gaston Charbonnier
    Contact : Pierre-François au 06 14 86 0411

    Bruno De
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