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  • Underground de A à Z. The Revolution Is My Boyfriend, publié par Baron, le dernier livre de Bruce LaBruce, icône du mouvement queercore, est une anthologie visuelle sans complaisance de l'homoérotisme et de la contre-culture non conformiste.

    Ecrivain, réalisateur et photographe, Bruce LaBruce, génie sans retenue est l'un des fondateurs du mouvement homocore, qui se caractérise par une expression artistique punk/homosexuelle extrême ou de type guérilla. Cette œuvre a été pensée comme une rétrospective de la carrière de LaBruce à ce jour, qui comprend à la fois des films et des œuvres d'artistes.

    Il met en scène des acteurs pornographiques, des personnes trans, des punks, des skinheads et des skaters et célèbre la beauté des marginaux, des inadaptés et des exclus de la société. Des photos de films importants comme No Skin Off My Ass (1993), Super 8-½ (1994) et Gerontophilia (2013) sont présentées, ainsi que des photos de sa vie personnelle. The Revolution Is My Boyfriend est la traduction imagée de l'essence subversive de la vie et de l'œuvre de Bruce LaBruce : abrasive et sans complaisance. Indispensable !

    Infos ici.

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  • L comme lesbienne

    Visionnez illico presto L comme Lesbienne sur la plateforme indépendante de contenus queers et féministes on.suzane. Ce documentaire en trois épisodes d’une demie-heure chacun, imaginé par Eve Simonet passe en revue ce qui constitue le parcours des identités lesbiennes. Passionnant à bien des égards, il met en lumière celles qui écrasées par une société hétéronormée et qui ont dû se chercher des repères, se créer des voies pour être qui elles sont avec fierté. Pour donner du corps à ces histoires individuelles, la réalisatrice a sollicité des sociologues qui analysent les faits, parsème de témoignages son récit et fait intervenir des personnalités publiques lesbiennes. Là où l’hétérosexualité semblait être l’unique voie pour une vie heureuse et épanouie, l’attrait de ces femmes pour d’autres femmes a radicalement rebattu les cartes. Trois focus donc pour trois moments majeurs dans la vie des lesbiennes : se découvrir lesbienne et après, s’afficher et s’affirmer en tant que telle et enfin faire famille quand on est un couple de femmes. Une exploration du monde lesbienne qui ne fait pas dans la dentelle, abordant sans concession les charges dont elles sont les cibles. Elles ne laissent rien passer à leurs détracteurs, chaque fait et geste se veut militant, revendicatif donc forcément politique.

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  • Le comité organisateur a voulu faire du parcours de la flamme olympique un long moment de joie, de fierté, mais aussi d’inclusivité et de tolérance. Ainsi, les drag-queens Miss Martini à Marseille, Nicky Doll en Arles, mais aussi Rémy Fréjaville, champion du monde de football gay, ont été choisi.e.s pour porter le flambeau, faisant grincer des dents ici et là.

    A Paris, des tombereaux d’insultes se sont abattus sur les réseaux sociaux après l’annonce du choix de la drag queen Minima Gesté. La mairie a signalé à la procureure de Paris des propos qu’elle estime potentiellement constitutifs du délit d’injure publique à caractère homophobe ou transphobe. 

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  • Papacito a été condamné à 5000€ d’amende pour injures homophobes et incitation à la violence le 26 avril. Le youtubeur avait pris part à un conflit de voisinage d’un petit village d’Occitanie dans deux vidéos, en s’en prenant au maire. Il avait décrit un arrêté municipal comme « un polycopié de tarlouzes ». Verbatim : « qu’est-ce qui leur arrivait aux déviants au Moyen-âge, je vais te dire. Ok Google, qu’est-ce qu’on leur fait aux déviants au Moyen-âge. Bûcher, écartèlement, pendaison, décapitation, catapultage ». Le maire de Monjoi a aussi obtenu 4 000 € de dommages et intérêts. La chaîne Youtube du condamné a par ailleurs été fermée.

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  • Alors que se tient le Brussels international fantastic film festival (BIFFF), le dernier film de Rose Glass avec Kristen Stewart, intitulé Love lies bleeding, a été émaillé de propos misogynes et lesbophobes. L'événement est survenu le samedi 13 avril. Présenté dans le cadre de ce festival par le distributeur Searchers, ce film explicitement « lesbian friendly » a fait se déplacer un public féminin mais pas que. Parmi elles, des hommes qui sont venus voir un film lesbien mais avec de mauvaises intentions. On entend des « sales gouines », « elle aime ça la bite », « ta gueule sale pute », les insultes fusent et s’accompagnent de beurks lors des scènes d’amour, décrivent des spectatrices sur les réseaux sociaux. Des femmes lesbiennes quittent par dizaines la salle et essaient, choquées, de faire arrêter la projection du film. Mais rien n’y fait, le film reprend. Les organisateurs du BIFFF ont déclaré sur leur site internet que « les événements qui se sont déroulés lors de la séance sont inadmissibles et ne reflètent en aucun cas l’esprit libertaire du festival. Nous n’acceptons PAS les commentaires misogynes, homophobes, lesbophobes, transphobes, racistes, ni aucune autre forme de discrimination, de harcèlement, de honte ou de violence, physique ou verbale, ni aucune forme d’insulte. »

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  • Nonetheless, le 15e album studio des titans de la pop s'inspire des pionniers queer et des expériences formatrices de Neil Tennant. Le duo évoque ses quatre décennies de musique, sa brouille avec Drake et la raison pour laquelle It's A Sin était « douloureux à regarder ».

    Tennant a révélé publiquement son homosexualité dans le magazine Attitude en 1994, craignant que les Pet Shop Boys ne soient catalogués de manière réductrice comme un « groupe gay ». Dans le magazine NME, il prend du recul sur la culture gay et sa visibilité. Pense-t-il que les choses ont changé ? « Ce que je pense aujourd'hui, c'est que ce que l'on pourrait appeler la culture gay est devenue un courant dominant. Il y a plusieurs années, je suis allé voir Jake Shears dans Kinky Boots à Broadway. Le public était essentiellement hétérosexuel, et lorsque les drag queens sont entrées en scène, ils sont tous devenus fous. Je me suis dit : « wow, tout ça est devenu totalement mainstream » - et je pense que c'est à cause de RuPaul's Drag Race », confie-t-il avant de poursuivre « c'est comme avec la série télévisée It's a Sin », en référence à la série de 2021 d'Olly Alexander, diffusé dernièrement sur France 2, qui a emprunté son nom à la chanson phare des Pet Shop Boys de 1987. « On a l'impression que la communauté hétérosexuelle a enfin fait face à la crise du sida ». Dans cette histoire qui couvre la vie d’une bande de jeunes britannique pendant les années de sida et la confrontation à la mort. « Oh mon Dieu, j'ai trouvé It's a Sin douloureux à regarder », dit Tennant. The Pets ont mis cela dans des chansons à l'époque, puis ils sont passés à autre chose. Mais pour Tennant, revient la douleur d’amis emportés par l’épidémie. Un album qui prend une toute autre symbolique à chaque écoute.

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  • La Ligue de Football Professionnel a décidé de coupler les 17 et 18 mai ses campagnes de lutte contre l’homophobie et le racisme. Dans la tempête suite au refus de certains joueurs de porter un maillot arc-en-ciel, la LFP a décidé de botter en touche : un logo discret sur les maillots et une bâche déployé avant les rencontres de ce week-end. Le menu paraît bien maigre… L’association Panamboyz and Girls s’est dissociée de la campagne : « nous sommes reconnaissants à la Ligue d'agir contre l'homophobie, mais invisibiliser les couleurs LGBT à ce point, c'est donner raison à ceux qui ont refusé de porter le maillot » regrette son porte parole. Même chose pour les sanctions contre les supporters et joueurs malveillants, anecdotiques jusqu’ici, alors que certains pays voisins font beaucoup mieux.

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  • Après 5 ans de succès à Paris où il a attiré près de 5000 personnes l’été dernier, le concept s’exporte cette année dans la capitale des Gaules.

    Au programme : près de 30 d'exposant.e.s, des tables rondes, des ateliers, de l'art queer, de la musique, des cocktails et bien sûr des shows drags. D’ailleurs, si vous souhaitez monter sur scène, il suffit de le demander (marchedrag@gmail.com).

    18 & 19 mai à la Cité des Halles, 124 avenue Jean Jaurès, 69007 Lyon.

    Billetterie ici.

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  • Nommée au ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations en janvier 2024, Aurore Bergé se retrouve régulièrement prise à partie sur les réseaux sociaux pour d’anciennes prises de position problématiques sur les questions LGBT.

    Nous sommes à la soirée officielle des 30 ans de SOS homophobie, le 11 avril dernier. Après le discours des co-présidents Joël Deumier et Véronique Godet, Aurore Bergé prend la parole. En préambule de son discours, la ministre se plaint d’être en permanence ramenée à tweet de novembre 2012 contre le mariage pour tous et souhaite réaffirmer son soutien de longue date à l’égalité des droits. De quoi s’agit-il ? En novembre 2012, la militante, alors membre de l’UMP, a 26 ans. Le débat autour du mariage pour tous commence à monter en puissance. Dans un tweet, elle dénonce les propos homophobes d’un des membres de son parti, Nicolas Dhuicq. Un autre élu l’interpelle alors : « dans un précédent tweet vous vous disiez contre l'adoption par les homosexuels. Qu'en est il du mariage ? », la questionne-t-il. Elle fait cette réponse : « je suis contre le mariage et l'adoption par les couples homos et contre la bêtise crasse et l'homophobie. » Or, Aurore Bergé affirme ensuite avoir manifesté en faveur du mariage pour tous, le 27 janvier 2013, à peine deux mois après. Un article du Journal du dimanche atteste en effet de sa présence ce jour-là. « Si elle bat le pavé ce dimanche, c’est parce qu’elle dit constater « une vraie libération de la parole homophobe », écrit le journal. Son tweet de novembre ressort le 23 avril dernier, jour anniversaire du dernier vote à l’Assemblée pour l’ouverture du mariage. Elle se félicite : « je suis fière d'avoir été de ceux qui avaient marché pour le #mariagepourtous ! Fière de m'être engagée pour cette liberté. »Le compte Le coin des LGBT+ lui rappelle son tweet de novembre. Elle y répond : « vous résumez mon engagement à un tweet, daté de 2012 dont la première vocation était de dénoncer l'homophobie. La vérité est différente. Elle est documentée. En 1 minute sur internet vous retrouvez tribune, interview, article de presse qui expliquent mon engagement EN FAVEUR du mariage pour tous dès janvier 2013. A un moment où à droite, nous étions si peu nombreux à nous engager. A un moment où je n'avais rien à y gagner mais tout à y perdre puisqu'on me menaçait d'exclusion, moi qui était candidate aux municipales. Je l'ai fait par conviction, sincère. J'ai écouté les auditions à l'Assemblée nationale. J'ai écouté mes proches. Et j'ai vite compris l'importance du mariage pour tous, de cette reconnaissance par la République de l'amour, de l'égalité et de fraternité. J'ai donc milité et marché pour le mariage pour tous. Un engagement et une conviction ancrés en moi et qui n’ont pas bougé depuis. » Dont acte.

    Rencontre avec les TERFS

    Autre sujet, les droits des personnes trans. En novembre 2022, Aurore Bergé, alors présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée reçoit Dora Moutot et Marguerite Stern, militantes transphobes (ou TERF, pour Trans Exclusionary Radical Feminist), qui viennent de commettre l’horrible livre Transmania. La future ministre pose alors tout sourire avec les deux femmes. Et se justifie ensuite sur Twitter : « oui je reçois des militantes des droits des femmes et de leurs libertés », Puis reprenant le vocable TERF : « l’égalité des droits ne passe pas par l’invisibilisation des femmes ». Peu après, elle propose un amendement à la loi de constitutionnalisation de l’IVG qui a été compris comme une exclusion des hommes trans. Pour l’égalité des droits, on a vu mieux. Sur ce point on attend toujours une explication. Joël Deumier a bien tenté d’en obtenir une lors de la soirée des 30 ans de SOS homophobie. A la fin de son discours, il demande à la ministre de se prononcer sur la proposition de loi de la sénatrice Mélanie Vogel, qui permettrait un changement d’état civil libre, gratuit et déjudiciarisé (voir Strobo n°30). Quelques minutes plus tard, la ministre répond, mais à côté. Le gouvernement s’opposera à une autre proposition de loi, celle des sénateurs LR, qui veulent interdire les transitions pour les mineurs, explique-t-elle. Silence sur la proposition de loi Vogel. Et pas un mot cette fois-ci pour remettre en cause le tweet concernant Dora Moutot et Marguerite Stern. Qui lui est pourtant autant reproché que son tweet contre le mariage pour tous, et qui va vraisemblablement continuer à l’être, à juste titre.  Si elle veut que cessent les tweets hostiles à son encontre, la ministre a encore un peu de chemin à faire. Sur la question du mariage pour tous, même si son revirement en peu de temps interpelle, elle a commencé à clarifier les choses. En revanche, pourquoi avoir reçu deux militantes violemment anti-trans et n’avoir jamais condamné leurs propos et leurs agissements ensuite ? Pourquoi s’opposer à une proposition de loi transphobe, mais garder le silence sur une proposition de loi progressiste pour les personnes trans ? Pour l’instant, on est dans le flou le plus complet. Et pour citer la grand-mère de Martine Aubry, « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. » Un peu gênant pour une ministre justement chargée de lutter contre les discriminations.

    Xavier Héraud
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  • Nice Rainbow Festival #2

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Du 16 au 19 mai, le Nice Rainbow Festival revient pour sa deuxième édition. A l’occasion de la journée internationale contre les LGBTphobies qui a lieu le 17 mai, ce rendez-vous sur la côte d’Azur est une volonté forte de faire de la deuxième ville LGBT de France, un espace d’Amour porteur de valeur d’égalité. Ainsi associatifs, institutionnels et commerçants se mobilisent pour un moment convivial, ludique et familial de partage et d’inclusion. Projections, one man et woman show, tables rondes sur l’avancée de nos droits, grande marche et le fameux Nice Rainbow Village en plein cœur de la ville, dans le Jardin Albert 1er avec une multitudes de stands, d’ateliers, de débats s’expos, une course en talons, de show de drag-queens niçoises donnera une saveur arc-en-ciel à la Cité des anges. 4 jours d'animations, d’échanges pour sensibiliser, expliquer, écouter, soutenir, faire vivre notre communauté.  

    Infos : programme complet sur www.nicerainbowfestival.com

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