Pour le magazine So Foot, qui l’a mis en Une, Nicolas Pottier est « l’homme qui fait trembler le foot français ». Pourquoi ? Parce que cet ancien arbitre assistant international est gay et qu’il dénonce aujourd’hui l’homophobie dont il a été victime au sein de la Fédération Française de Football (dont il est aujourd’hui salarié) et qui l’a conduit à arrêter sa carrière d’arbitre et aller travailler dans des bureaux. Celui qui était le parrain du tournoi international de Paris 2023, organisé par la Fédération sportive LGBT, a déposé trois plaintes contre X.
Pendant ce temps-là, le nouveau président de la FFF, Philippe Diallo déclare ne pas voir « en quoi le football aurait un problème particulier avec l’homophobie ». En plus de l’affaire Nicolas Pottier, on pourrait peut-être citer les chants homophobes dans les stades, le refus de certains joueurs de s’associer à la lutte contre les LGBTphobies, le fait qu’aucun joueur professionnel français n’ose faire son coming-out, et on en passe…
4 ans après la légalisation du mariage pour les couples de même sexe, ce pays, à l’avant-garde des droits LGBT+ en Asie, continue sa marche en avant vers l’égalité. Désormais, ils peuvent adopter des enfants non biologiques ou être le parent légal de l’enfant adopté par leur partenaire.
Le collectif Pédés balance un livre manifeste aux éditions Points qui remet les compteurs à zéro. Oui être et dire que l’on est pédé est un acte militant et hautement politique. Dans un quotidien en proie à une influence patriarcale qui met au ban de la société ces propres enfants, ce collectif de huit militants, journalistes, écrivains et artistes explore les homosexualités masculines contemporaines en France. Là où l’homophobie agresse, blesse, meurtrie, traumatise, tue, ces textes très personnels d'une puissance inouïe décrochent des uppercuts à l’hétéronormativité. Ce plaidoyer affirme le concept de pédérité, délicieux néologisme de Camille Desombre/Matthieu Foucher pour unir à jamais les luttes gays en vue de nous libérer d’une doxa binaire. Huit voix comme autant de cris en marge, échos d’une communauté solidaire, consciente et pensante. Un ouvrage majeur à lire, relire, annoter, passer, discuter, échanger.