Le Parlement européen a condamné les instructions données récemment par le gouvernement italien ultraconservateur à la mairie de Milan de ne plus enregistrer à l'état-civil des enfants de couples de même sexe. Les unions des couples de même sexe ont été légalisées en Italie en 2016, mais en laissant de côté le droit à l’adoption. Les décisions concernant les enfants sont prises au cas par cas par les tribunaux. Depuis son arrivée en 2022 au pouvoir, la Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni a mis l’accent sur les valeurs familiales traditionnelles.
La Commission européenne a présenté une proposition en décembre pour que chaque pays de l’UE soit obligé de reconnaître les droits de filiation accordés dans un autre Etat membre, un projet qui protègerait les enfants des familles homoparentales voyageant au sein de l’Union.
Le Président ougandais, sous la pression internationale, avait refusé de signer en l’état la proposition de loi anti-LGBT et la peine de mort pour homosexualité aggravée. Après avoir demandé une seconde lecture au Parlement, celle-ci a été définitivement votée. Les peines encourues sont lourdes. Être homosexuel n’est pas un crime comme il a été précisé. Mais c’est en faire la promotion et avoir des relations sexuelles est sévèrement condamné puisque la peine de mort peut être prononcée, bien que celle-ci n’est plus appliquée dans le pays depuis des années. L’homophobie bien prégnante dans la société va forcément avoir des répercussions sur la vie déjà fragile des personnes LGBT.