
« Ce recueil est un autoportrait poétique d’une fidélité absolue », écrit Amélie Nothomb en commentaire de Chimères de Samuel Uson-Mazaudier. Quelle belle surprise que ces 50 poèmes qui sont autant de nuances de vie que ce jeune auteur de 25 ans, ancien doctorant en histoire culturelle, ayant planché sur Sheila, nous offre à travers des mots élégants et fluides. Une mise en abîmes autour de thèmes universels et intimes aussi disparates que nos peurs, nos amours, nos errances, nos mémoires, la liberté, nos engagements, la mort…
Par la force stylistique du « je » qu’il utilise, l’écrivain disparaît pour faire de chaque lecteur, le porteur de ses phrases. Émouvant et précieux, ce petit ouvrage de 126 pages est un hymne à la liberté d’être, à la multiplicité de ce que nous sommes. Un joli cadeau à faire et à se faire.
Chimères de Samuel Uson-Mazaudier, Ed. Clin d’œil, 126 pages, 15€.

Radical ! La réalisatrice britannique Rose Glass signe un second film coup de poing avec Love lies bleeding sorti en salle le 12 juin.
Philippe et Thomas s’aiment. Tout simplement. Il aura suffi d’un rendez-vous entre ces deux-là sur les bancs du lycée pour qu’une grande histoire d’amour naisse. Un an d’une relation secrète et un été qui balaie tout éloignant les amants. 20 ans plus tard, cet amour qu’ils pensaient fini rallume la flamme.
Il serait facile de résumer the Summer with Carmen à la plastique et au charme indolent de l’acteur Yorgos Tsiantoulas, que l’on peut voir sous toutes les coutures pendant plus d’une heure trente. Mais le film de Zacharias Mavroeidis a tellement d’autres atouts… A commencer par l’histoire d’amitié entre deux hommes gays aussi différents que possible, la montagne de muscles placide Demosthenes (Yorgos Tsiantoulas) et la crevette flamboyante Nikitas (Andreas Lampropoulos). Les deux compères se retrouvent régulièrement sur une plage pour travailler au projet du second, un scénario sur la vie amoureuse du premier et en particulier sur le fameux été où il s’est retrouvé à garder la chienne de son ex, Carmen.
Dans son premier roman Possibles, publié en 2019, Valérie Baud, porte-parole de l’association Bi’Cause, abordait sous forme de récit initiatique autour de l’identité d’Aurore, bi et pansexuelle.


Figure bien connue de la communauté LGBT+, disparue en 2023, la militante a désormais sa rue. Qui-plus-est, L’actuelle rue Roquebillière, où se situe le centre LGBTQIA+ Côte d’Azur, devient la rue Cathy Richeux.
Le MUCEM pro-pose du 3 juillet au 9 décembre la première exposition au monde consacrée au naturis-me. Alors que l’engouement pour cet art de vivre en nudité en accord avec la nature tente de plus en plus de personnes et que la France en est la première destination touristique, le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée vous invite à explorer ce phénomène singulier et fédérateur qu’est le naturisme, ou plutôt les naturismes, car ils sont pluriels.
La belle saison des Fiertés a commencé en métropole le 18 mai à Angers et continue jusqu’en septembre avec le mois de juin en point d’orgue. Plus de 80 manifestations sont organisées sur tout le territoire en 2024, avec villages associatifs, concerts, débats, conférences.
Le ministère de la Santé péruvien a publié un décret le 10 mai mettant à jour la liste des prestations minimales auxquelles un assuré a droit. Y figurait depuis 2021, les maladies mentales. Mais désormais, il a décidé d’y inclure les traitements liés à l'identité de genre, incluant les thérapies de réaffirmation ou les opérations de réassignation sexuelle. Maladresse ou faute volontaire ? En fait, le Pérou exploite ici une classification obsolète depuis 2022 de l’Organisation mondiale de la santé. Et cela laisse planer l'idée que la transsexualité est toujours considérée comme un « trouble mental » dans ce pays, ce qui n’est pas le cas a réaffirmé le ministre de la Santé et les défenseurs LGBTQIA+. Ces derniers ont demandé l’abrogation de ce texte stigmatisant et discriminatoire.