L’adaptation poignante de La prochaine fois que tu mordras la poussière, le best-seller de Panayotis Pascot, se joue au cœur de Paris, au sein du théâtre du Petit Saint-Martin. Mettant en scène Vassili Schneider dans le rôle principal, la pièce explore avec finesse la relation complexe entre un père et son fils, alors que ce dernier attend des nouvelles de son père gravement malade. Sous la direction de Paul Pascot, la mise en scène captivante, ponctuée de mouvements astucieux et d'éléments visuels touchants, accompagne les mots percutants de son frère.
L'écriture de Panayotis, à la fois directe et poétique, permet une immersion immédiate dans ce lien familial fragile, marqué par des non-dits et une distance affective. Le texte, qui aborde des thèmes comme la dépression et l'homosexualité, révèle un fils en quête d’authenticité.
Dans une salle d’attente d’hôpital, les personnages se confrontent à leur vulnérabilité, incarnant l’idée que, malgré les écueils, l’amour familial reste un combat quotidien.
Chaque dimanche à 18h et lundi à 20h jusqu'au 29 décembre 2024, puis du 7 janvier au 8 mars 2025.



La 









Ça sent le formol. Le 13 novembre, l’Académie française a publié la 9ème édition de son dictionnaire, définissant l’hétérosexualité comme « la sexualité naturelle entre personnes de sexe différent », tandis que l’homosexualité est simplement décrite comme une attirance pour les individus du même sexe, sans mentionner son caractère « naturel ». Ce choix a suscité de vives critiques, notamment du collectif des Linguistes atterrées, qui souligne l'absence de termes modernes tels que « coronavirus » et des définitions obsolètes, comme celle de « mail ». Les experts pointent une vision conservatrice et politique dans ces définitions, remettant en question la naturalité de l'homosexualité. Ils déplorent également que la définition de « femme » la réduise à sa fonction reproductive. L’Académie est accusée de ne pas refléter la langue vivante et d'être déconnectée des réalités contemporaines. La Ligue des droits de l’homme appelle à le « rectifier d’urgence ». Le caractère raciste, misogyne et homophobe de certaines définitions est consternante. La LDH a découvert « avec stupéfaction et consternation que nombre de définitions participent d’une vision au mieux archaïque de notre monde », explique l’organisation dans un communiqué. Les linguistes recommandent de se tourner vers d'autres dictionnaires plus actuels.