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  • Est-ce parce que le Président en fonction est ouvertement homosexuel que les droits pour les couples de même sexe évoluent ? Nous l’espérons fortement puisque pour la première fois de son histoire, la Lettonie met en place des mesures juridiques pour les LGBT.  En effet, une loi vient d’entrer en vigueur le 1er juillet ouvrant une union civile comprenant des avantages fiscaux. Cette reconnaissance doit être enregistrée auprès d’un notaire mais ne donne pas accès à l’ensemble des droits des couples mariés. Ils sont notamment toujours dans l’impossibilité d’adopter des enfants et ne peuvent hériter.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’année dernière, Cineffable, le festival international du cinéma lesbien et féministe qui se tient à Paris, a fêté ses 35 ans. Joli prétexte pour la librairie niçoise Vigna qui propose jusqu’en novembre une exposition intitulée Quand les lesbiennes se font du cinéma.

    Au travers des affiches des différentes éditions, depuis les premiers Ciné-clubs organisés par Saphonie en 1987, jusqu’à l’image de la 36ème édition à venir, la communication du festival est une porte d’entrée sur les cultures lesbiennes et féministes à l’écran.

    Du cinéma expérimental aux films d’animation, en passant par les courts et longs métrages du cinéma d’auteur à la romance, sans oublier les passionnants documentaires. La programmation de ce rendez-vous pour amatrice.eurs d’histoires en tous genres révèle un patrimoine hors du commun, fédérateur et créatif. Il souligne aussi la longévité et la richesse de cette fête du cinéma identitaire.

    Et si après cette visite dans l’histoire de Cineffable vous en voulez encore, n’hésitez pas à aller visiter leur site web qui recèle des trésors.

    Quand les lesbiennes se font du cinéma, exposition à la librairie Vigna, 3 rue Delille 06000 Nice, du mardi au samedi de 14h30 à 19h.

    Bruno De, Julien Claudé-Pénégry
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  • Emboîtant le pas à sa voisine hongroise, ce pays de l’ex bloc soviétique interdit désormais toute « propagande LGBT » à l’école. Le 7 août, le parlement a adopté a la quasi unanimité une loi rendant illégal au sein des écoles, le fait d'encourager cette « orientation sexuelle non traditionnelle ». Dès lors, pas simple d’exposer la réalité en cours d’éducation sexuelle. Pire : ce texte rend difficile la lutte contre le harcèlement scolaire que subissent les jeunes LGBTQIA+

    D’éventuelles sanctions de l’Union européenne, dont le pays fait partie, pourraient-elles faire changer de direction ? On en doute, vu le peu d’actes concrets qui ont suivi la promulgation d’une loi similaire en Hongrie.

    Bruno De
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  • Le gouverneur de l'État de Kano, Abba Kabir Yusuf, a ordonné la répression de tous les groupes promouvant les LGBTQ dans l'État. Il a réaffirmé la directive du gouvernement de sévir contre les individus et les groupes qui promeuvent subtilement la cause des LGBTQ dans l'État.

    Il a appelé le public, les médias, les chefs religieux et traditionnels, ainsi que les parties prenantes concernées à se joindre à la lutte contre l'immoralité dans l'État. « Comme vous le savez, 98 % des habitants de Kano sont musulmans, et notre religion s'oppose à cette immoralité, nous ne pouvons donc pas l'accepter », a-t-il ajouté.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le comité Miss T PACA Embassy lance son premier concours régional afin d’élire ses deux représentant.e.s au concours national. Emma Guérineau, l’organisatrice, le veut comme « militant et valorisant », au-delà du cliché de la beauté et de la jeunesse.

    Aucun critère médical (traitement/opération), ni d’état civil n’est demandé : « vous devez juste faire état de votre transidentité au quotidien et de votre engagement envers la communauté », et bien sûr résider en Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’élection aura lieu en novembre. Dossier à envoyer jusqu’au 30 septembre.

    Infos : misstpaca.embassy@gmail.com

    Bruno De
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  • Alors que le Canada est réputé pour être l’un des pays pionniers au monde en termes de droits LGBT, de diversité et d’inclusivité, il « vit un « changement important » avec un « déclin marqué » du soutien de la population à la communauté LGBT+ » comme le confirme Sanyam Sethi d’Ipsos Canada dans les pages de notre confrère La Presse. En effet, « seuls 49 % des Canadiens appuient le fait que les personnes LGBT+ parlent ouvertement de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre quand ils étaient 61 % en 2021 ».

    Des chiffres qui s’expliquent par une porosité des discours haineux en provenance des Etats-Unis voisins et d’une parole décomplexée tenu par les partis conservateurs sur le web qui tournent en boucle et influencent les masses et certaines provinces comme l’Alberta, le Nouveau-Brunswick et la Saskatchewan qui souhaitent durcir les lois « concernant les jeunes transgenres en interdisant notamment les chirurgies de transition chez les mineurs ». Dans le même temps, les mots s’accompagnent de comportements de plus en plus violents. 

    A l’image du guet-apens dans lequel deux hommes sont tombés début août en Estrie. Ils auraient été agressés à Sherbrooke à la suite d'une rencontre faite sur la plateforme de rencontre Grindr, comme le rapporte Radio-Canada.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Entre juin et juillet, à Toulouse, 10 individus interpelés, 2 autres à Compiègne (dont 8 mineurs au total) : ce serrage de vis intervient dans la foulée de la fermeture du site Coco, fréquemment utilisé pour des agressions à caractère homophobe.

    Ils donnaient rendez-vous à leurs victimes dans des lieux isolés pour les violenter et les extorquer, certains filmant leurs méfaits pour les diffuser sur les réseaux sociaux.

    On ne saurait que prôner la méfiance aux adeptes de ce type de rencontres fortuites. 

    Bruno De
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  • Après 10 ans de travaux, on inaugure le nouveau toit-terrasse de 250m2, voulu comme « un authentique jardin suspendu, décoré avec des inspirations méditerranéennes et nomades, offrant une vue panoramique à couper le souffle sur tout Paris ». On ira vérifier lors des prochaines VendrediXXL… Ouvert tous les jours (16h-minuit en semaine, 12h-minuit le week-end).

    23 rue Boyer, 75020 Paris.

    instagram.com/letoit_bellevilloise

    Bruno De
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  • Rien ne va plus. On ne serait pas loin d’un autodafé tellement la directive en place est radicale : faire disparaître des rayons des bibliothèques tous les ouvrages faisant référence aux thématiques LGBTQ. Non, vous ne rêvez pas, c’est en bien vrai et c’est de l’autre côté de la Manche que cela est en train de se dérouler.  C'est à chaque fois, le même modus operandi, une plainte de parent sur le contenu d’un ouvrage et c’est tout qui disparaît.

    Dans une enquête menée par Index auprès de bibliothécaires scolaires britanniques, 53 % des personnes interrogées ont déclaré qu'on leur avait demandé de retirer des livres tous styles confondus, plus de la moitié de ces demandes émanant de parents.

    Parmi eux, 56 % ont retiré le ou les livres en question. Parmi les titres, citons This Book is gay, de Juno Dawson ; Julián is a mermaid, de Jessica Love ; et l'abécédaire ABC Pride, de Louie Stowell, Elly Barnes et Amy Phelps, ainsi que de nombreux autres titres à contenu LGBT+.

    Plus inquiétant encore, il semble qu'il y ait beaucoup d'autocensure - les bibliothécaires ne fournissent pas de livres de peur d'entrer en conflit avec les parents et le personnel supérieur des écoles religieuses ou de celles dont on pense que le corps étudiant est religieusement conservateur. Le même phénomène est en train de se produire aux USA.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • On connaissait le Texas conservateur. L’État organise tout pour entraver la vie des personnes trans.

    Il leur est interdit de changer de sexe sur le permis de conduire. Cette politique ciblée empêche les Texans transgenres qui le souhaitent de faire correspondre les informations figurant sur leur permis de conduire à leur identité de genre.

    Avant le changement de politique, les personnes pouvaient effectuer le changement « en apportant une décision de justice originale certifiée ou un certificat de naissance modifié vérifiant le changement », indique le rapport de KUT.

    Jusqu'à très récemment, les habitants des 50 États étaient autorisés à changer le sexe sur leur pièce d'identité délivrée par l'État, même si la procédure variait d'un état à l'autre. 

    Le Texas n'est pas le premier à annoncer ce type de changement de politique, mais il fait partie du petit nombre d'états qui ont supprimé cette possibilité.

    Julien Claudé-Pénégry
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