Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Le 23 mai paraît Icônes drag, le premier livre de Jean Ranobrac, photographe connu et reconnu de l’univers drag. Ses clichés sont des bulles de liberté qui vous font voyager dans des mondes imaginaires. Politique et esthétique, artistique et ludique, bienvenue pour une virée détonante.

    Depuis 2015, Jean Ranobrac balade sa silhouette longiligne, appareil photo à la main au cœur de la nuit pour capturer l’univers du drag.  De son regard naît des instants précieux, des univers visuels, des personnalités se révèlent. Portraitiste, il décèle dans ces modèles des traits uniques, il les sublime. Avec Icônes Drag, son premier ouvrage, il livre sa vision d’un monde ultra graphique, où tout est maîtrisé, réfléchi, agencé de manière à construire des personnages hauts en couleurs, exubérants et glamour. Avec un traitement unique de l’image basée notamment sur des mises en scènes qui sont de véritables shows, il décline une palette de teintes aussi audacieuses que les choix de décors qu’il y associe. Joueur dans l’âme, créatif de génie, chaque détail a son importance dans ses compositions. 

    Un art protéiforme

    Côté texte, seule la préface de Daphné Burki expose sans fard son amour des drag Queens et explique que « le drag c’est l’art de l’immédiat ». Derrière des heures de préparations, tout se joue en quelques instants. Voilà pourquoi Jean Ranobrac explique l’absence de discours dans Icônes Drag : « le choix de ne pas agrémenter le livre de texte permet aux images de mieux s'épanouir, en effet c'est un livre photo et je n'ai pas l'intention d'éduquer qui que ce soit : le but est de rendre hommage et d'émerveiller par cet art dont l'existence n'est pas une question. »

    Dans cet écrin d’élégance et d’inventivité, plus que des portraits, ce sont les reines de la galaxie du drag qui sont célébrées. Au fil du temps, celui qui s’est créé ses photographies léchées, soignées, pop et pimpantes, une signature sans pareil nous fait découvrir ses muses. Elles l’inspirent autant qu’elles lui font confiance pour qu’il fasse de chaque cliché d’elles, une œuvre d’art. Tiggy Thorn, Mami Watta, Nicky Doll, Kam Hugh, Soa de Muse, Arsen X, Elips, Moon, Paloma ou encore Cookie Kunty, autant de noms qui se sont prêter au jeu en posant pour lui. 

    Ouvrage intemporel

    Il en ressort 128 pages de sublimes photos tout à tour sensuelles, romantiques, fantasques, érotiques. Jean Ranobrac fige un instant, un rendu, une impression, des émotions, la beauté qui se dégage de ces icônes des temps modernes. Il aime déconstruire les codes hétéronormatifs, explorer la diversité de nos réalités, piquer au vif, surprendre. Cet hommage est autant celui du parcours d’un passionné de toutes ces créatures qui, sous son objectif, laissent apparaître leurs forces et leurs faiblesses, leurs luttes et leurs espoirs, que l’expression d’un militantisme assumé. Comme il l’explique, il immortalise l’essence à la fois « audacieuse, indomptable et incroyablement réélle » du mouvement drag et les individualités sensibles et captivantes qui s’en détachent.

     Icônes drag, de Jean Ranobrac, éditions Hoëbeke. 25€, 128 pages.

    Geypner
    Partager:

  • L’humoriste Yohann Lavéant sait ce qu’il en est ! C’est sur ce qui différencie l’humain des espèces animales que ce spectacle repose et plus particulièrement sur le rire ! Depuis un petit moment, Yohann utilise tous les stratagèmes pour nous amener à rire, de tout sur tout. C’est désormais sur les routes de France que ce one man show ose jouer avec tous les styles d’humour pour nous faire travailler les zygomatiques. Vous allez être surpris par la dextérité du monsieur sur scène, son sens de l’à-propos et son sens assuré pour vous faire lâcher prise et rire aux éclats.  Retrouvez-le sur une sélection de dates qui nous entraînent déjà jusqu’en 2025. Quand on vous dit que le rire est communicatif.

    Infos ici.

    Partager:

  • Au regard des premiers retours sur la première dose d’injection du vaccin Gardasil 9 utilisé pour la campagne de vaccination dans les collèges contre les HPV, il apparaît qu’aucun signal de sécurité n’a été détecté. Les cas déclarés sont majoritairement des effets post-vaccinaux connus et non graves de Gardasil 9.

    Dans un article dédié sur actions-traitements.org, il est notifié l’importance de la surveillance post-vaccination et des conduites à tenir, en particulier pour prévenir des blessures suite à un éventuel malaise. Alors que la seconde dose de vaccination a été lancée à partir d’avril, les données disponibles à ce jour confirment que le profil de sécurité de l’ensemble des vaccins utilisés contre le HPV est bien établi après plus de 15 ans d’utilisation et 300 millions de doses administrées dans le monde : ils sont sûrs et efficaces.

    Depuis octobre 2023, 46 cas d’effets indésirables ont été déclarés à la suite d’une vaccination contre les cancers HPV dans le cadre de la campagne vaccinale dans les collèges. Chez les personnes vaccinées ayant déclaré un effet indésirable dans le cadre de la campagne, l’âge moyen est de 12,3 ans. Ces effets déclarés sont principalement survenus chez des garçons. L’analyse des cas montre qu’il s’agit majoritairement d’effets post-vaccinaux connus et non graves. Il s’agit par exemple de réactions au site d’injection du vaccin (rougeurs, douleurs et/ou inflammation), de céphalées, de sensations de vertige, de troubles gastro-intestinaux, de fièvre ou de fatigue. Tous ces effets peuvent apparaître rapidement après la vaccination et ne durent que peu de temps.

    Partager:

  • L comme lesbienne

    Visionnez illico presto L comme Lesbienne sur la plateforme indépendante de contenus queers et féministes on.suzane. Ce documentaire en trois épisodes d’une demie-heure chacun, imaginé par Eve Simonet passe en revue ce qui constitue le parcours des identités lesbiennes. Passionnant à bien des égards, il met en lumière celles qui écrasées par une société hétéronormée et qui ont dû se chercher des repères, se créer des voies pour être qui elles sont avec fierté. Pour donner du corps à ces histoires individuelles, la réalisatrice a sollicité des sociologues qui analysent les faits, parsème de témoignages son récit et fait intervenir des personnalités publiques lesbiennes. Là où l’hétérosexualité semblait être l’unique voie pour une vie heureuse et épanouie, l’attrait de ces femmes pour d’autres femmes a radicalement rebattu les cartes. Trois focus donc pour trois moments majeurs dans la vie des lesbiennes : se découvrir lesbienne et après, s’afficher et s’affirmer en tant que telle et enfin faire famille quand on est un couple de femmes. Une exploration du monde lesbienne qui ne fait pas dans la dentelle, abordant sans concession les charges dont elles sont les cibles. Elles ne laissent rien passer à leurs détracteurs, chaque fait et geste se veut militant, revendicatif donc forcément politique.

    Partager:

  • Felicia, Mitzi et Bernadette vont reprendre du service 30 ans après le premier opus du film éponyme. Le réalisateur Stephan Elliott a convaincu les 3 comédiens originaux de rempiler pour une suite : « je ne voulais pas me répéter, alors il m’a fallu beaucoup de temps pour trouver quelque chose, pour réaliser qu’il y avait quelque chose à raconter sur la tolérance », argumente-t-il. Une histoire drôle et touchante, des répliques cultes et de nombreuses récompenses internationales pour le premier, alors le numéro 2 est attendu au tournant. On a hâte !

    Partager:

  • Instragam, Facebook, Youtube, TikTok, Snapchat, Twitch, Twitter, OnlyFans, JustForFans, Vimeo… sont leurs terrains de jeux favoris. Au fil de ses numéros, Strobo vous les présente, iels sont funs, engagé.e.s, tendances et font bouger les lignes

    maviedepapa

    C‘est l’histoire d’un couple de garçons, Pierre et Romain ainsi que de leurs trois filles et de leur Carlin. Tout ce monde prend vie sous forme de posts sur un compte Instagram dédié à mettre en lumière la vie de papa Pierre. On y croise des moments intimes du duo de papas, des photos de vie du quotidien, des voyages, et bien entendu la vie de leurs progénitures. On les voit grandir au fil des photos avec des commentaires qui nous permettent de prendre part à leur bonheur et de mieux comprendre ce que sont les questionnements et les petits bonheurs relatifs à la paternité, les coups de cœurs et les victoires. On apprend beaucoup, on découvre sans cesse et on s’aperçoit aussi que la vie de papa gay reste encore un coming out à faire qui n’est pas toujours simple. Voilà pourquoi, cette visibilité sur les réseaux sociaux sous une forme décontractée, sans tabou mêlant photos et vidéo est nécessaire et utile pour permettre de rendre banals ces nouveaux formats de familles.

    Instagram : @maviedepapagay (222K followers)

    2papasgays

    Éric et Jérôme sont les heureux papas de Augustine née au Canada de GPA. Leur profil Instagram et Facebook sont le récit de leur vie à trois. Ils y partagent leur aventure en détail. On suit les démarches pour se lancer dans une GPA. De deux garçons qui souhaitent devenir papas à deux papas gays, ils livrent leur parcours. Celui de la relation unique qui les lie avec Ashley la mère porteuse de leur fille, au transfert de l’embryon en passant par les échographies, les premiers achats jusqu’à l’annonce du sexe de l’enfant… tout est référencé. Si certains peuvent trouver cette démarche gênante car elle affiche un processus légalement interdit en France, elle offre la possibilité de saisir les différentes étapes obligatoires à entreprendre. Ils répondent aux questions, explique le nouveau rythme avec un petit bout de chou. C’est tendre, délicat, plein de bonnes ondes et ultra enrichissant côté pratique. A picorer sans modération.

    Instagram : @2papasgays (3974 followers)

    Facebook : @2papasgays (9200 followers)

    2papas1fille

    « La vraie famille, c’est celle que l’on se choisit, que l’on se crée ». Comment ne pas adhérer à une telle philosophie de vie de ce compte discret et si attendrissant ? Pierre et Steve ne sont pas peu fiers avec leur petite Charlotte, une petite beauté au regard malicieux. Tout n’est que joie, douceur et moments précieux. Dans cet album, peu de textes, mais des messages qui passent par la beauté des photos. Le regard perçant de Charlotte, l‘amour immodéré de ses pères, leur complicité nous projette dans un monde enchanteur. Photogénique à souhait, habillée avec goût, cette jeune personne joue les modèles avec aisance jusqu’à figurer dans les pages du Marie Claire Enfants. En voyage, de la plage à la campagne, en famille ou dorlotée par ses papas, Charlotte est le sujet principal de ce compte. On la voit épanouie, grandir et s’amuser, entourée et aimée. N’est-ce juste pas cela faire famille ? 2papas1fille en est l’expression.

    Instagram : @2papas1fille (609 followers)

    Partager:

  • De la prison ferme ! Le polémiste Alain Soral ira y séjourner pendant 40 jours suite à la décision du Tribunal Fédéral l’incriminant pour discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle. Souvenez-vous des faits.

    En aout septembre 2021, Alain Soral tient « un langage rabaissant, déshumanisant et outrancier », et invitant les internautes à « mépriser une journaliste en raison de son orientation sexuelle en particulier », précise la Cour suprême helvétique. Ce sont bien des propos insultants et discriminant qui ont été proférés à l’attention de Cathy Macherel, journaliste à la Tribune de Genève. C’est une première sur cette norme pénale qui servira désormais de jurisprudence sur des cas similaires.

    Partager:

  • Le comité organisateur a voulu faire du parcours de la flamme olympique un long moment de joie, de fierté, mais aussi d’inclusivité et de tolérance. Ainsi, les drag-queens Miss Martini à Marseille, Nicky Doll en Arles, mais aussi Rémy Fréjaville, champion du monde de football gay, ont été choisi.e.s pour porter le flambeau, faisant grincer des dents ici et là.

    A Paris, des tombereaux d’insultes se sont abattus sur les réseaux sociaux après l’annonce du choix de la drag queen Minima Gesté. La mairie a signalé à la procureure de Paris des propos qu’elle estime potentiellement constitutifs du délit d’injure publique à caractère homophobe ou transphobe. 

    Partager:

  • La ville de Montreuil, en Seine Saint-Denis, se mobilise contre les violences et toutes les formes de discriminations. Au regard de l’explosion de guets-apens homophobe via les applications de rencontre, la ville a décidé de prendre à bras le corps le problème en mettant en place une campagne incitant autant à la vigilance lors des premiers échanges autant qu’en cas d’agression. Cette action informe simplement en communiquant des clés pour éviter une mauvaise rencontre et incite à ne pas rester dans le silence si vous êtes victime. Se rapprocher des autorités, aller consulter médecins et associations contre l’homophobie et déposer plainte sont les premiers gestes à faire pour que cela ne se reproduise pas ! Saluons la ville de Montreuil pour cet accompagnement et il serait judicieux que cette communication puisse être généralisée à l’ensemble du territoire.

    Partager:

  • Ce qui fut à une époque le Thermik, puis les Souffleurs vient de raccrocher. Enième lieu à baisser le rideau dans le Marais, cette adresse discrète en journée, rameutait toute la scène queer alternative la nuit venue. Espace étriqué en apparence, mais à l’esprit ultra ouvert, on venait boire des verres, refaire le monde, explorer de nouvelles sensations, se déhancher jusqu’à plus d’heures dans la cave voûtée où la chaleur humaine vous laissait un goût de plaisir infini.

    Quant au Bar’Ouf, le bar lesbien de la rue Saint Martin qui proposait des apéros-concerts, des expositions et des jeux de société et bien d’autres activités, il vient lui aussi à son tour de fermer ces portes. En guise de clap de fin, une soirée dansante pour une dernière fois, faire vibrer cette aventure humaine, lieu d’échange unique où les filles se sentaient comme à la maison. Merci pour ces moments. 

    Partager: