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  • Le metteur en scène Guillaume Antoniolli assemble dans « Nos vies » des extraits de textes d’auteurs choisis comme autant d’actes de résistance du monde de la culture face aux turpitudes qu’elle endure depuis l’arrivée des restrictions attenante à la pandémie de Covid. Un cri du cœur à cinq voix.

    Attention œuvre coup de poing ! La compagnie « Les Hommes Perdus » que Guillaume Antoniolli a créé voici plus de 6 ans se rassemble pour un moment rare, intense et militant. Depuis le 15 novembre sur les planches du joli petit théâtre PIXEL, vous êtes convié à une réunion d’amis au caractère bien trempé bien plus qu’à une simple pièce de théâtre. Guillaume a convoqué ceux qui compte le plus pour lui, ceux qui font l’âme de sa troupe : Valentina Vandelli, Fanny Lucet, Clément Lagouarde, Roch Debache. « Nos vies » célèbre des retrouvailles tant attendues, si souvent avortées et enfin possible, offrant l’occasion de clamer haut et fort la seule et unique envie qui les anime :  le bonheur du jeu, le besoin de la scène pour exister ! 

    « Le théâtre, c’est l’action »,

    Bernard-Marie Koltès

    Le résultat est atypique. Les styles se percutent tel un conte mal fagoté. Un film en noir et blanc avec des séquences d’une interview de Marguerite Duras sur ce que serait l’an 2000 vous plonge dans l’expectative dès le début. Ne vous laissez pas décontenancer. Des dialogues du « Buffet froid » de Bertrand Blier prennent la relève lors d’une rencontre fortuite entre deux personnes. Vous êtes projeté dans les affres du hasard et de ses conséquences. Puis c’est le moment de faire la fête, un 31 décembre. Les cinq personnages qui ne se sont pas vus depuis longtemps se confrontent. Le temps a fait son œuvre, les ressentiments refont surface, les omissions se libèrent et les reproches pleuvent sur des dialogues de Jean-Luc Lagarce. Spectateur du malaise, on est pris dans la tourmente et on se délecte des révélations qui s’entrechoquent. Déconcertant à plus d’un titre, c’est un texte de Rodrigo Garcia qui prend la relève dans un monologue acre, déjanté, explosif et extrême face à la mal bouffe et le consumérisme, thème cher au metteur en scène.

    « L’histoire nous dit que toute obéissance est une abdication, que toute servitude est une mort anticipée », Elisée Reclus

    Chahutés vous le serez.  Respirez un bon coup, c’est reparti. Une femme en tailleur déboule, l’écran diffuse des shootings de mode. Pourquoi est-ce là ?  La question demeure. Un hommage au génie du créateur Yves Saint-Laurent comme un intermède clin d’œil avant de pénétrer dans tout autre registre, celui du classique remis au goût du jour par des situations faisant actuelles à l’actualité. A commencer par le répertoire Shakespearien avec la scène du balcon de Roméo et Juliette, interprété par un duo amoureux de femmes, donne toute son intensité, cassant les codes et affirmant haut et fort que les sentiments ne sont pas genrés. Une claque aux esprits étroits qui y verront une liberté osée. On vrille aussi dans le discours anarchiste avec un morceau tiré de Richard III toujours du dramaturge anglais qui rabat les cartes de tout ce que l’on a vécu jusqu’à présent. Les revendications se succèdent au grès des répliques. Le politique se fait plus présent, revendicatif, assumé.  Tout comme le sentiment de solitude inhérent à l’écrivain que laisse les passages issus d’Ecrire de Marguerite Duras. C’est un bouquet final explosif qui sur un texte d’Elisée Reclus puisé dans le livre L’Anarchie autour du constructivisme scelle l’égrégore ultime de cette troupe engagée :   s’enivrer du plaisir d’être de nouveau sur les planches à jouer pour éviter l’effacement culturel ! Acte de foi, création contestataire et littéralement révolutionnaire, « Nos vies » reflète de ce qui anime les acteurs. Un uppercut bien placé qui ne vous laissera pas indemnes.

    « Nos vies », le vendredi à 21h30 jusqu’au 14 janvier 2022 au Théâtre Pixel, 18, rue Championnet, 75018 Paris

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  • Une incroyable drag

    performance, spectacle, concours, Cabaret

    Lors de la quatrième journée d’audition de la nouvelle saison de l’émission «La France a un incroyable talent» sur M6, le jury est resté bluffé par la performance de Ice Drag On. Elle a interprété une version piano-voix de « Born this way » de Lady Gaga. Première Drag Queen à participer à ce télé-crochet, il a fait une telle impression auprès de Marianne James, des autres juges que du public et de la toile qu’on le retrouvera en finale. Pour information, derrière Ice Drag On, on retrouve Sébastien Brumaud, 34 ans,est actuellement sur la scène du cabaret parisien Le Paradis Latin dans la toute dernière revue chorégraphiée par Kamel Ouali.

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  • Aux côtés d’autres termes nouveaux, le pronom personnel neutre de genre « iel » est entré en 2021 dans le dictionnaire Le Petit Robert en ligne.

    « Iel » et « iels », contraction de « il » et « elle », est un « pronom personnel sujet de la troisième personne du singulier et du pluriel, employé pour évoquer une personne quel que soit son genre. On écrit aussi “ielle” ou “ielles” ». Ce terme permet d’inclure les personnes qui rejettent la binarité de genre et se veut un équivalent au « they/them » neutre de l’anglais.

    « On a constaté que ce mot prenait de l’ampleur et nous l’avons intégré », précise Marie-Hélène Drivaud, lexicographe au Robert. « Tous nos dictionnaires sont inclusifs depuis plusieurs années ».

    Ce nouveau terme est soumis à une période probatoire, mais devrait apparaître sur la version imprimée du dictionnaire pour l’édition de 2022. Le Robert a justifié son choix, assurant que la langue française « ne doit stigmatiser personne  ».

    Passons sur l’avis du ministre de l’Education nationale, pour qui « L’écriture inclusive n’est pas l’avenir de la langue française », cette introduction permet de faire exister le genre neutre. La question ne se pose pas pour des langues comme l’allemand, puisque le neutre existe. Rappelons aussi que le latin, une des langues d’origine du français, possède ce genre. En revanche, il sera plus difficile de décliner iel. Quid de ceux/celles, lequel/laquelle, etc ? C’est bien l’usage qui fait évoluer une langue, à voir si ce pronom passera l’épreuve du temps…

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  • Le Red and White a été tagué dans la nuit du samedi 21 novembre, ainsi que le siège de l’association pour les droits LGBTQIA+ Flash our true colors. Un adolescent de 15 ans, inconnu de la justice a reconnu les faits lors de sa garde à vue. Il serait en lien via les réseaux sociaux avec des groupes homophobes.

    « La peine se mélange à la colère, mais... nous ne reculerons jamais, nous ne cesserons d’Être et jamais nous ne nous tairons. Ensemble continuons notre combat pour la tolérance et le vivre ensemble », a déclaré sur Facebook Victor Caron, le patron du bar.

    Selon Flash our true colors, « Ça faisait longtemps qu’un acte aussi visible n’était pas arrivé, mais je peux vous dire qu’à l’association, il nous arrive très régulièrement des témoignages d’incidents homophobes ». Soutenu par la mairie, des commerçants et associations, le patron a laissé les tags 2 semaines en signe de protestation.

    L’auteur des faits sera notamment poursuivi pour provocation publique et directe à la commission d’un crime ou délit, provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’orientation sexuelle. Il comparaîtra devant le tribunal pour enfants.

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  • Les autorités russes ont classé LGBT-Set, la principale organisation de défense des droits des personnes
    LGBTI+ « agent de l’étranger », un qualificatif controversé et infamant qui devrait compliquer son travail.

    LGBT-Set fournit, selon son site internet, une assistance juridique et psychologique aux personnes LGBTI+ et à leurs familles. Elle mène également des campagnes de sensibilisation et recueille des informations sur les discriminations liées à l’orientation sexuelle en Russie.

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  • La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa a annoncé que les formulaires d’état civil vont être modifiés pour permettre d’inclure les familles homoparentales à partir de mars 2022. Concrètement, les formulaires papiers et web nécessaires pour toute demande de papiers d’identité ne vont plus porter automatiquement la mention père et mère. Cette adaptation à la réalité était revendiquée depuis des années par plusieurs associations. Les deux parents n’auront plus désormais qu’à cocher chacun « père » ou « mère ». Selon le président de l’Association des Familles Homoparentales, « ce n’est pas au citoyen de s’adapter à l’administration pour tenter de rentrer dans des cases, c’est au service public de s’adapter  ».

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  • 20 ans après sa création, le plus grand succès de tous les temps de Broadway s’empare de Paris avec la comédie musicale Les Producteurs, le succès de Mel Brooks mis en scène par le génie du théâtre français Alexis Michalik.

    Pour ceux qui seraient passés à côté du pitch du film éponyme sorti en 1968 et oscarié l’année suivante, puis qui s’est retrouvé sur les planches en 2001 en format musical pour ne plus en bouger pendant 6 ans d’affilée, on refait un point. L’histoire, osée et complètement délirante, met en scène un producteur de Broadway en faillite, Max Bialystock, se faisant gigolo pour soutirer de l’argent auprès de vieilles dames octogénaires fortunées, et un timide et névrosé comptable, Léo Bloom. Persuadés de pouvoir s’enrichir avec les assurances d’un spectacle conçu pour être un flop, les deux comparses s’associent pour monter la plus nulle des comédies musicales, écrite par un ancien nazi, intitulée Des fleurs pour Hitler, Adolf et Eva dans un gai vaudeville à Berchtesgaden et en recrutant le plus ringard des metteurs en scène. Les choses se compliquent pour les deux producteurs lorsque le flop annoncé se révèle inopinément un succès... Insolent, pétillant, irrévérencieux, absurde, burlesque et loufoque, c’est le somptueux Théâtre de Paris qui accueille la comédie musicale la plus primée de tous les temps. A ne rater à aucun prétexte. 

    Réservation ici

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  • Dans le cadre de la campagne de décembre de Santé publique France « vivre avec le VIH, c’est d’abord vivre ! » , nous avons eu l’idée de proposer une gazette : un quatre-pages au format journal. Vous y trouverez un dossier, des extraits de témoignages, des focus infos, des ressources,… la gazette Sexosafe est massivement diffusée partout en France par l’Enipse. Nous avons pour cela imprimé 15 000 exemplaires. 

    La gazette Sexosafe est gratuite et disponible dans tous vos établissements habituels. 

    Bonne lecture !

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  • Le gouvernement fédéral belge va supprimer de ses cartes d’identité les mentions de sexe féminin et masculin, considérées comme inconstitutionnelles en Belgique, dans un effort de lutte contre les inégalités de genre. Il avait un temps considéré la mention d’un genre avec le signe X pour les personnes ne se reconnaissant pas dans les choix masculin et féminin. Mais selon une professeure de droit, cette option contribuerait à assigner encore les personnes à une catégorie, un troisième genre qui constituerait une nouvelle forme de stigmatisation. La solution la plus simple est parfois la plus ardue à trouver : plus de genre mentionné, donc plus de problème !

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  • Être une personne vivant avec le VIH expose souvent à subir d’autrui, et même parfois de proches (ami.es, collègues de travail, membres de la famille, partenaires sexuels voire conjoint) des discriminations au quotidien - jugement, méfiance, frein à l’emploi et à l’accès aux soins, etc. - rassemblées le plus souvent sous le terme de sérophobie. La sérophobie, et ses différents modes d’expression, traduit de la part de celui ou celle qui la pratique une peur irrationnelle du VIH et de ses modes de transmission, une angoisse souvent due à une méconnaissance du fonctionnement du VIH, des progrès thérapeutiques et du quotidien des personnes vivant avec le VIH. La sérophobie peut ainsi s’exprimer de différentes manières, elle peut être institutionnelle (une banque refusant d’accorder un crédit par exemple), médicale (certains professionnels de santé rechignent à soigner les patients vivant avec le VIH) ou communautaire (subir des réflexions négatives, insultes ou rejets sur les applis de rencontre lors de l’annonce de sa séropositivité). Des discriminations qui persistent aujourd’hui, blessent profondément les personnes vivant avec le VIH et peuvent avoir des effets secondaires sur leur santé physique et morale. Il est nécessaire de rappeler que la sérophobie est considérée au niveau de la loi comme une discrimination. Toute victime de sérophobie est donc en droit d’aller porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Si vous êtes victime de sérophobie sur votre lieu de travail, il est conseillé de le signaler aux ressources humaines, à l’Inspection du travail ou de saisir les Prud’hommes. Des associations de lutte contre le VIH peuvent vous conseiller et vous accompagner dans ces démarches juridiques comme vous permettre d’échanger et de partager l’expérience de personnes vivant avec le VIH qui elles aussi ont souffert de sérophobie.

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