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  • Le débat sur la lutte contre le VIH/sida a pris une tournure inquiétante à l’Assemblée nationale. Alors que le député Les Républicains (LR), Xavier Breton, avait proposé de supprimer le groupe d’études dédié sur le sujet, un organe qui a œuvré pendant plus de vingt ans pour sensibiliser et informer les parlementaires sur cette question de santé publique, les voix des élus engagés et des associatifs contre cette proposition a été écoutée. Derrière l’inquiétude que cette initiative a suscitée, on retrouve notamment le député socialiste Arthur Delaporte. Il a été l’ancien vice-président du groupe, et a tout de suite dénoncé cette proposition comme une véritable régression.

    Alors que la France est engagée dans l’objectif de zéro transmission du virus d’ici 2030, qu’il reste encore 800 personnes environ décèdant du sida par an dans notre pays, que 25 000 personnes environ ne connaissent pas leur statut sérologique, que la PrEP peine à se diffuser auprès de l’ensemble de la population, l’éventuelle dissolution de ce groupe aurait pu réduire la mobilisation nécessaire pour atteindre cet objectif. « Nous devons au contraire élargir les compétences de ce groupe à la santé sexuelle », plaide-t-il dans les pages de nos confrères de Têtu. Le groupe d’études a permis d'organiser des auditions, de documenter des problématiques spécifiques et de faire vivre un débat essentiel sur le VIH. Il a également été à l’origine de la loi sur la gratuité du dépistage.

    Force est de constater qu’en exhortant la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, à ne pas céder à cette proposition, Delaporte ainsi que de nombreux parlementaires tels Anne Souyris, Jean-Luc Roméro-Michel et des associations comme Act-Up ou Aides ont fait prendre conscience que le VIH/sida n’a pas disparu, bien au contraire, et qu’il faut continuer le travail. Dans un communiqué de presse officielle, la présidence précise : « lors de sa réunion du 18 décembre 2024, le Bureau de l’Assemblée nationale a acté la création des groupes d’études pour la nouvelle législature (…) En particulier, les membres du bureau ont approuvé, à l’unanimité, le renouvellement du Groupe d’études VIH – Sida. Cette décision unanime témoigne la mobilisation de l’Assemblée nationale pour continuer à faire de la lutte contre cette maladie une priorité. »

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  • Civitas dissoute

    Le Conseil d’État a confirmé la dissolution de l'association Civitas, un groupe catholique connu pour ses prises de positions discriminatoires.

    On se souvient de leurs actions et discours homophobes en marge de la Manif pour tous. Le gouvernement avait décidé en octobre 2023, de dissoudre Civitas après des déclarations provocantes, notamment celles de l'essayiste Pierre Hillard, qui avait remis en question la naturalisation des Juifs en France, comme le rappelle le quotidien le Figaro.

    Le Conseil a souligné que l'association propage des idées justifiant la haine et la violence. Cette décision met un terme à cette structure qui a été fondée en 1999 et qui est devenue un parti politique en 2016 pétri de relents radicaux et d’intolérance.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La 18ème édition du festival de films LGBTQIA+ d’Occitanie essaimera du 24 janvier au 25 février, tout d’abord dans la « capitale » Toulouse, puis dans des salles de la région. Fictions, documentaires, courts métrages, on ne saura que choisir pendant ce mois entier consacré au 7ème art.

    Pour cette édition de la maturité, les organisateurs font une fois de plus la part belle au cinéma indépendant, qui recèle tant de talents de femmes, queers, personnes racisées, personnes avec handicap. « Il suffit de créer une grande communauté de cinéphiles et de construire des liens de bienveillance et d’entraide pour que ces talents apparaissent sur les écrans de nos partenaires cinémas qui nous suivent dans cette aventure sur 13 départements », a confié l’organisateur.

    www.des-images-aux-mots.fr

    Bruno De
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  • Le tribunal correctionnel de Moroni, aux Comores, a condamné deux jeunes femmes à 13 et 10 mois de prison, dont la moitié ferme, ainsi qu'à une amende de 200 € chacune, en raison de leur orientation sexuelle. Cette décision fait suite de leur arrestation en juin dernier, après une plainte pour des actes jugés « contraires aux bonnes mœurs ». Le procureur avait requis un an de prison ferme, arguant d'une nécessité de « punition exemplaire » face à une homosexualité, selon lui, incompatible avec les valeurs comoriennes, retrace le site SOS homophobie. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 20 janvier 2025, les Village People, emblématiques du disco, se produiront lors de l’investiture de Donald Trump, un événement qui s’annonce festif. Leur tube intemporel Y.M.C.A. a accompagné le futur président lors de ses meetings, où il n’hésitait pas à danser devant ses supporters. « Notre chanson est un hymne mondial », déclare Victor Willis, leader du groupe.

    Cette décision, bien que controversée, est motivée par un souhait de réconciliation. « Nous savons que cela fera des mécontents, mais nous pensons que la musique doit vivre sans considération politique », justifie Willis. Le groupe, qui avait menacé d’attaquer Trump en 2020 pour un usage non autorisé de leur chanson, semble avoir changé de cap. Un pied de nez à la communauté LGBTQI+ par la même occasion. « Espérons que cela pourra rassembler le pays après une campagne tumultueuse », ajoute Willis, en référence à la défaite de Kamala Harris. L’événement comptera également sur la présence de Carrie Underwood, qui interprétera America the beautiful, renforçant l’ambiance patriotique. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Centre communautaire invite les artistes d’Alsace à transformer son accueil et sa médiathèque en véritable galerie d’art. Des œuvres en lien avec l’engagement et la fierté seraient donc fortement appréciées, autant qu’une visibilité pour les artistes et collectifs LGBTI.

    Si intéressé, on peut contacter l’association par mail à contact@lastation-lgbtqia.eu ou sur instagram.com/la_station_lgbti.

    Bruno De
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  • Le fondateur du site de rencontre Coco, Isaac Steidl, a été placé en garde à vue par les gendarmes dans le cadre d'une enquête sur des infractions graves, notamment liées à des affaires de guets-apens ciblant des hommes gays. La plateforme, fermée depuis six mois, est impliquée dans plus de 23 000 procédures judiciaires, dont l'affaire Pelicot, et est accusée d'avoir facilité des actes criminels variés, allant du proxénétisme à l'homicide. M. Steidl, ancien informaticien de 44 ans, est suspecté d'être l'administrateur du site, qui attirait jusqu'à 700 000 visiteurs par mois.

    En plus de son audition en France, il a été entendu en Bulgarie. Les enquêteurs ont également gelé des comptes bancaires dans plusieurs pays européens, saisissant plus de 5 millions d'euros. Si reconnu coupable, il risque dix ans de prison et 500 000 euros d'amende. Des investigations continuent contre plusieurs personnes liées à la gestion de la plateforme. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La comédie musicale emblématique la Cage aux folles, créée par Jerry Herman en 1983 avec le librettiste Harvey Fierstein, revient sur le devant de la scène du théâtre du Châtelet dans une nouvelle production française signée Olivier Py, le directeur de l’établissement. 

    Cette adaptation, qui s'inscrit dans le contexte du cabaret, se veut une ode à la diversité et un plaidoyer pour l'homoparentalité, question centrale à notre époque.

    Quarante ans après sa création, la Cage aux folles demeure un puissant symbole de résistance et d'affirmation des droits des minorités, rappelant que la lutte est plus que jamais d'actualité. Initialement inspirée de la pièce de Jean Poiret, cette histoire a su traverser les décennies, touchant des générations entières avec ses personnages flamboyants et son message d'acceptation. La comédie musicale, qui a triomphé à Broadway et a remporté de nombreux Tony Awards, aborde des thèmes universels tels que l'amour inconditionnel et les luttes pour l'égalité. « Travestis tapageurs, homosexuels efféminés, les « folles » ont toujours lutté. Tant pour la différence que pour l’indifférence », cette comédie est une flamboyante sortie du placard !

    Olivier Py, en réinterprétant cette œuvre, souligne l'importance de son message politique, particulièrement pertinent dans un contexte mondial où les droits des personnes LGBTQI+ sont pleinement menacés.

    À travers le personnage de Zaza, qui chante et danse sur scène tout en posant des questions profondes sur les rôles parentaux et les assignations de genre, la production appelle à une réflexion sur la diversité et la tolérance, le tout servi par un Laurent Lafitte plus pétillant que jamais.

    Mais il va falloir encore patienter quelques temps, puisque c’est dans un peu moins d’un an, du 5 décembre 2025 au 10 janvier 2026 que la Cage aux folles va s’emparer des planches du théâtre du Châtelet.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Roman gay : escalade émotionnelle 

    « Quand je me suis inscrit sur ce site il y a un an, l'annonce à rédiger était limitée à cent caractères. À propos de moi : Étudiant en langue, amant sur mesure pour hommes cultivés, prix et photos sur demande. » De désillusions en renoncements, le narrateur se dissout dans une existence évanescente au contexte familial pesant. Contraint par la précarité, il se fait escort. Aux rendez-vous succèdent les passes d'une nuit ; aux amours, les clients.  Jusqu'à cette photographie en noir et blanc, au-dessus d'un lit.  Débute alors une enquête qui prendra peu à peu des allures de renaissance. Ce premier roman poétique dessine le portrait à fleur de peau d'un jeune homme en quête de sens. Ne vous laissez pas tromper par sa brillante désinvolture, au fil des lignes se cache une émotion qui va crescendo, jusqu'à prendre à la gorge.

    Photo sur demande de Simon Chevrier, Ed. Stock, 192 pages, 19€.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Documentaire trans : autopsie d’une réalité

    Dans ce recueil d'essais, Julia Serano, femme trans et activiste, analyse les différents mécanismes du privilège cissexuel, ainsi que le sexisme, la misogynie et la transphobie qui imprègnent les représentations des femmes trans dans les médias, les arts et l'université.

    Ses analyses offrent des perspectives nouvelles pour interpréter les problématiques vécues par les femmes trans en continuité avec les théories, les désaccords et les solidarités développées au sein du mouvement féministe, et donnent des clés pour construire un féminisme par, pour et avec toutes les femmes, quelles que soient leurs histoires et leurs parcours.

    Un texte devenu une référence en matière de réflexion transféministe en France et aux États-Unis.

    Manifeste d’une femme trans et activiste de Julia Serano, Ed. Cambourakis, 250 pages, 12,50€.

     

     

     

     

     

     

    Nouvelle all gender : Parcours et détours

    7 histoires d’aujourd’hui, délicieusement queer pour se laisser surprendre dans l'ordre ou le désordre. Elles démarrent...À un feu rouge. Au cœur des dédales d’un palais omnisports. Dans une fromagerie à la mode, un joli immeuble en pierre de taille, une chambre pestilentielle, un orphelinat. Dans une ferme de caviar sous le soleil… Elles continuent... Sur la scène d’un théâtre érotique pansexuel. Au Jardin des Plantes. Dans un couvent paisible. Un hangar abandonné. Un restaurant étoilé. Une épicerie de luxe. Le cabinet d’un psychiatre. Avec une héroïne, un héros. Ou les deux à la fois : hermaphrodite. Homo, bi, asexuel. Hétéro aussi parfois. À tendance SM ou pas. Mathématicienne, brancardier, piscicultrice, forgeron, écolier, couturière, artiste. Qui veut changer le monde. N’en supporte plus les catastrophes. Qui se rappelle une promesse. Combat les superstitions. Nie la réalité. Qui hésite entre l’Art et le Cochon. Qui souhaite juste ne plus recevoir de coups. Comment elles se terminent ? Dans la foule. Au téléphone, à la une des JT, au lit, au milieu des ordures. Face à la Rose de l’Apocalypse de la Sainte-Chapelle. Lors de 7 jours de fête. Un lundi de Pâques, un jour de fête des mères, le Labor Day. Un jour de l’an, le 14 juillet, un 8 mai. Le 15 août.  7 jours où les destins basculent. Où la bonté croise la cruauté. L’amour, la haine. Le sexe, la violence. L’horreur, la merveille. Où les plus beaux rêves se changent en cauchemar. Et vice-versa.

    Jours de fêtes, 7 contes à lire avant l’Apocalypse, de Jean-Philippe Laraque, Ed. Nouvelles, 175 pages, 18€.

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  • La comédienne Laure Calamy illumine à partir du 23 janvier les planches du Théâtre Montparnasse avec l’adaptation de la bande dessinée Peau d'homme, écrite par Hubert et Zanzim. La mise en scène de Léna Bréban propose une fable musicale audacieuse, où Bianca, issue d'une famille bourgeoise de la Renaissance italienne, doit épouser un homme choisi par ses parents. Face à cette contrainte, elle découvre un secret de sa marraine : une « peau d’homme » qui lui permet d'explorer le monde en incognito, remettant en question les normes de genre et de société.

    Accompagnée de chansons inédites de Ben Mazué, la pièce interroge avec humour et tendresse des thèmes contemporains tels que le rapport au genre et à la sexualité. Léna Bréban souligne l'importance de la liberté et de l'égalité dans un spectacle qui va au-delà du simple divertissement. Peau d'homme promet d'être un moment d'interaction fort avec le public, mêlant burlesque et réflexion sur notre société. Un rendez-vous théâtral à ne pas manquer !

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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