Cette déclaration du Pape François dénote toutefois une avancée par rapport à ses prédécesseurs. « La condamnation de l’homosexualité vient de très loin, et aujourd’hui, par exemple, je pense que les pays qui prévoient des condamnations légales sont plus de cinquante, avec une dizaine prévoyant la peine de mort… Il y a des pays qui ont cette tendance, ou du moins cette culture, et je pense que c’est injuste ». Certains traduisent un appel vers la dépénalisation universelle, d’autres une tournure maladroite, voire homophobe. (cf notre page « Dérapages »).
15/4 Mulhouse
On ne sait pas quelle mouche les a piqués mais ce qui est sûr c’est que ça ne va pas en s’améliorant. Lors d’une rencontre religieuse, la Présidente du Parlement, Annet Anita Among a annoncé « vouloir porter une loi anti-homosexualité ». Les relations entre personnes de même sexes sont hors la loi en Ouganda. Pour donner suite à des rumeurs sur les réseaux sociaux, la promotion de l’homosexualité est dans le collimateur des autorités qui veulent l’endiguer au plus vite pour éviter tous débordements et que leurs valeurs ne sont pas souillées. Pour ce faire, le texte est en première lecture auprès de la commission parlementaire. Il est prévu jusqu'à 10 ans de prison pour toute personne se livrant à des activités homosexuelles ou se revendiquant LGBT. La communauté homosexuelle est aux aguets, terrorisée par une peur latente qui risque, si cette loi est promulguée, de leur rendre la vie encore plus terrible.
C’est ce qu’on appelle un beau coup marketing de la part de la marque de bonbons. En septembre était apparue un nouveau personnage, baptisé Purple, en clin d’œil à la communauté LGBTQIA+. Elle a déclenché un tollé dans la droite conservatrice américaine, cette dernière accusant la marque de wokisme (un moyen de militantisme pour lutter contre les problèmes liés à la justice sociale et à l’égalité raciale). En janvier, Mars annonçait le retrait de toutes ses mascottes. Surprise lors de la finale du Superbowl : une publicité en forme de conférence de presse a marqué leur retour, une façon de ne pas céder aux sirènes du conservatisme, mais aussi de se faire un fantastique coup de pub !
Toutes les initiatives sont bonnes à prendre en régions pour faire face à l’isolement, la discrimination et l’homophobie. A Bernay (Normandie), le café associatif le Trait d’Union va accueillir des permanences LGBTQI+, en attendant une solution plus pérenne : le premier lundi de chaque mois de 18h à 20h et le troisième jeudi de 12h à 14h, 11 boulevard Dubus, 27300 Bernay.
Les Drom-Com peinent à suivre quand il s’agit d’acceptation des droits LGBTQI+. Pour preuve, le centre LGBT+ de Saint Denis de la Réunion a été recouvert d’inscriptions LGBTphobes et incendié au mois de février. Xylric Lepinay, président de l’association OriZon (qui occupe le local,) déplore : « je suis très en colère, mais malheureusement pas surpris, vue la nature de nos combats, on sait qu’il y a une partie de la société qui ne nous accepte pas ».
Le projet a été lancé il y a plus de 20 ans et piétine depuis, sur fond de méprises et autres désaccords entre la mairie, le collectif porteur du projet et deux associations qui ont amassé une partie des archives. Récemment, un local de 600 m2 a été trouvé dans le 19ème arrondissement. Ce centre servira non seulement à recueillir et conserver les archives de la communauté et du mouvement LGBTQI+, mais aussi de lieu de pédagogie et d’accueil du public. Paris rejoindrait ainsi enfin de grandes métropoles comme New York ou Berlin, qui bénéficient de centres dignes de ce nom...