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  • Le 17 mai, nous commémorerons la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. Dans le même temps, la Mairie de Paris marquera une décennie de mariage pour tous par une série d’événements :

    • une conférence internationale sur le thème « le mariage pour tous, 10 ans après : en France et dans le monde, où en est-on ? »

    • le Prix international pour les droits des personnes LGBTQI+ 2023 sera remis à une asso engagée, en présence de Stuart Milk, neveu d’Harvey Milk

    • côté distraction, une grande course en talons le long de la rue de Rivoli puis un grand bal populaire sont prévus. 

    Bruno De
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  • Oscars 2023

    La cérémonie a vu la victoire du film queer de l’année : Everything Everywhere All at Once, 7 statuettes, dont celle de la meilleure actrice. Michelle Yeoh remporte la timbale pour son rôle d’une mère pleine de regrets, dépassée par sa relation avec sa fille lesbienne. L’un des réalisateurs du film, Daniel Scheinert, a remercié ses parents avec humour : « merci à ma mère et mon père qui m’ont laissé m’habiller en drag quand j’étais petit. Ce qui n’est une menace pour absolument personne ». Il a voulu répondre aux détracteurs conservateurs américains, qui tirent à boulets rouges sur le phénomène drag. Enfin, Jamie Lee Curtis, lors de son discours à la presse après avoir gagné, a indiqué souhaiter ouvrir un dialogue sur les catégories genrées dans les cérémonies de prix, sans manquer de faire part de sa fierté d’être la mère d’une jeune fille trans. 

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  • Elle a perdu 10 kilos, s’est vue prescrire 28 jours d’ITT, subit des crises de Ménière (vertiges, perte d’audition) : Hoshi n’en peut plus ! Après avoir embrassé sa compagne le 14 février 2020, devant les caméras de la cérémonie des Victoires de la musique, elle a reçu des milliers de messages d’insultes : « ça m’a empêché de vivre pleinement pendant 3 ans (…) j’ai eu peur à chaque fois que je suis montée sur scène, peur de me faire agresser, je ne suis jamais ressortie seule dans la rue depuis (…) j’ai toujours eu peur qu’ils trouvent mon adresse », autant dire un calvaire. Comme un exutoire, elle a publié un florilège de ces messages sur son compte Instagram. Du côté de la justice, peu ou pas d’avancées malgré la plainte de l’artiste, puisqu'une seule personne sera potentiellement convoquée à un procès au mois de juin. 

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  • 7 ans après les faits, un homme de 30 écope de 180 jours-amendes pour une agression à caractère homophobe dans un bar gay. Selon la défense, l’enquête aurait été bâclée, puisque le père de l’agresseur, présent au moment des faits, a été relaxé et deux autres hommes impliqués n’ont pas été retrouvés. Rappelons que l’injure ou la diffamation publique basée sur l’orientation sexuelle est punie au maximum d’un an de prison et 45000€ d’amende.

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  • Ca y est ! La commission de sécurité a donné son feu vert à la réouverture de ce lieu mythique des nuits parisiennes, fermé depuis 3 ans, puis racheté par la Mairie de Paris pour pérenniser l’activité. Un bail précaire a été accordé jusqu’à la fin de l’année, avant que de lourds travaux soient entamés dans les étages pour faire place à des logements sociaux. Il faudra faire cohabiter le tout. En attendant, les amateurs de danse et musique rétro peuvent s’y retrouver le week-end. 

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  • Booking DJ

    Yauss, ancienne meneuse du bar musical le Troisième Lieu, s’est reconvertie en bookeuse. Son site internet permet de trouver des DJs pour des événements privés et d’entreprise, avec une touche en plus : les unions LGBTQI+. Il est vrai que d’autres agences plus « classiques » ont tenté de faire du pink washing, avec peu de réussite vers ces publics. https://bookingdjparis.fr.

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  • Philippe Joanny, sort son second roman intitulé Quatre-vingt-quinze, le 1er février. Un récit poignant, vif, désarçonnant et troublant sur les ravages de l’épidémie de sida à l’aune des années 2000.

    Une annonce. Alex ne s’est pas réveillé, il a fait une crise cardiaque. Comme un cri dans le noir, cette disparition projette une bande de potes dans les couloirs de la mort. Cette génération d’homosexuels qui se prend le sida en pleine face ne savent que faire. La maladie se répand, les condamne. Les traitements ne sont pas là, on ne le connait pas ce virus qui nous saigne sans distinction. « Ils tombent les uns après les autres et on les laisse tomber », tel est le constat amer, brutal et désespéré de Philippe. Pour échapper à l’inéluctable déchéance qui les attend sur un lit d’hôpital, on préfère faire la fête à outrance, se droguer pour vivre perchés et s’adonner à des overdoses de sexe. On s’offre le meilleur avant la chute. C’est de cela qu’il s’agit. Une semaine durant, jour après jour, l’auteur nous retrace le quotidien de ces amis qui défilent chez Lucien, le copain d’Alex. Les confidences se déversent, les souvenirs s’amoncèlent, les rires succèdent aux pleurs. Quelques années plus tard, Philippe interroge ses amis Willy, Adam, Léon, Hervé, Gaby, Jeff et les autres. Ils reviennent sur leur relation avec Alex, comment l’ont-ils connu et ce qu’ils ont gardé de cette semaine qui précédait les obsèques de leur ami disparu. Le mélange de styles, entre paroles rapportées et confidences, rythme ces 192 pages qui déferlent comme une urgence de vivre. On se laisse emporter par cette amitié, plus forte que tout, par cette période qui résonnera pour certains comme des scarifications douloureuses et pour d’autres comme le témoignage d’un passé bien présent. Mais la folie douce qui anime ces garçons, c’est celle de l’insouciance ultime et de l’envie de hurler : "nous sommes là, ne nous oubliez pas, jamais !" Philippe Joanny livre le récit saisissant et vibrant d’une génération sacrifiée. Vous n’en sortirez pas indemnes.

    Quatre-vingt-quinze,  de Philippe Joanny, ed. Grasset. 18€

     

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Des jeux intemporels à la sauce LGBTQI+, blind tests et bingos drag pullulent en France. A paris, le quiz musical a lieu le mardi au Bronx (21 rue Keller, 11e), le mercredi au Mange disque (15 rue de la Reynie, 4e). Côté loto déjanté, c’est au Bronx et au Hasard Ludique une a deux fois par mois (128 avenue de Saint Ouen, 18e), A la Folie le dimanche (26 avenue Corentin Cariou, 19e). En régions, ça se passe aussi dans plusieurs grandes villes. Plus d’infos sur la webapp www.strobomag.com (rubrique sorties).

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  • Pour fêter le printemps, le Gibus co organise un festival clubbing sur l’ile franco-néérlandaise des Caraïbes. De nombreuses soirées, des DJs prestigieux, tout sera réuni pour chiller et faire la fête du 23 au 26 mars. Infos & résa ici & .

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  • Maupin récidive

    Vous avez aimé les aventures de Madame Madrigal, sa joyeuse bande de locataires dans les Chroniques de San-Francisco et vous vous êtes senti.e.s orphelin.e lorsque le 9ème et dernier tome a pointé le bout de son nez en 2014. Rassurez-vous, l’auteur Armistead Maupin n’a pas dit son dernier mot puisqu’il est en pleine écriture d’un nouvel opus. On vous prévient d’emblée, ce n’est pas une suite, mais une histoire dans l’histoire qui s’intercale entre les numéros 4 et 5 avec pour sujet : la vie de Mona Ramsey à l’époque de sa vie dans un manoir anglais. Affaire à suivre.

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