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  • Après la France et l’Allemagne, la Belgique va à son tour interdire les thérapies de conversion, qui visent à changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre des lesbiennes, gays, bi, trans, queers ou personnes intersexes. Le texte devrait être adopté par le Parlement d’ici à la fin de l’année. Ces thérapies sont encore en pratique dans 70 pays. Elles vont de la psychothérapie, aux électrochocs, aux coups et au viol correctif. La fédération d’ONG ILGA a d’ailleurs indiqué que la Belgique était le troisième pays européen assurant la meilleure défense des droits des LGBTI, derrière Malte et le Danemark.

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  • La plus haute juridiction de Singapour a rejeté un recours contre la loi interdisant les relations sexuelles entre hommes, tout en la qualifiant d’inapplicable.
    Les militants pour les droits des personnes LGBT ont promis de se battre pour obtenir l’abrogation du texte. La loi, vestige du régime colonial britannique, prévoit une peine maximale de deux ans d’emprisonnement pour les actes homosexuels. Elle n’est pas appliquée dans les faits mais les militants affirment qu’elle prive toujours les membres de la communauté LGBT de leurs droits, malgré la culture de plus en plus moderne de la cité-État. 

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  • La ville de Tokyo a annoncé reconnaître les unions entre personnes de même sexe dès novembre. Elle emboîte le pas à plus de 200 collectivités locales du pays, qui ont pris des mesures pour reconnaître ces unions ces dernières années. Cependant, cette reconnaissance ne confère pas les mêmes droits que le mariage, selon la loi. Le Japon est le seul pays du G7 à ne pas reconnaître les unions de même sexe. Sa Constitution stipule que « le mariage ne peut avoir lieu qu’avec le consentement mutuel des deux sexes ». En 2021, un tribunal de Sapporo a rendu une décision historique en déclarant que la non-reconnaissance du mariage des personnes de même sexe au Japon était anticonstitutionnelle. Cette décision a été saluée comme une victoire majeure par des associations. Le Premier ministre japonais s’est néanmoins montré prudent quant à la possibilité de modifications législatives.

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  • A Cuba, la communauté LGBTQI+ pourrait profiter d’une évolution de la loi. Un futur référendum englobant de nombreuses propositions de réformes pourrait intégrer un projet qui remplacera le Code en vigueur depuis 47 ans. S’il est accepté, le mariage des couples de même sexe, la possibilité de reconnaître plusieurs pères et mères, outre les parents biologiques, ou encore la gestation pour autrui entreraient en vigueur dans le pays.
    Les premiers résultats de la consultation populaire (précédant le référendum) ont montré que les Cubains semblent prêts à franchir ce pas légal. Mais ils sont plus réticents concernant la gestation pour autrui et l’adoption par les couples de même sexe. De nombreuses personnes transgenres espèrent aussi voir une loi d’identité de genre qui les protège enfin. Le pays pratique depuis 1988 la chirurgie de réassignation sexuelle. Mais ces opérations sont actuellement interrompues, en raison de la crise économique et du manque de moyens des hôpitaux publics. Depuis plus de 10 ans, le Centre national d’éducation sexuelle (Cenesex), dirigé par la députée Mariela Castro (fille de l’ex-président Raul Castro), défend les droits des personnes LGBTI. Le référendum est prévu pour le second semestre 2022.

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  • 119 hommes ont été condamnés à la prison en Norvège entre 1902 et 1950 pour avoir eu des rapports sexuels avec d’autres hommes. En vertu d’un paragraphe du code pénal finalement supprimé le 21 avril 1972, l’homosexualité était traquée et les homosexuel.le.s systématiquement stigmatisé.e.s dans la société. A l’occasion des 50 ans de la dépénalisation de l’homosexualité, le gouvernement norvégien vient de présenter ses excuses à travers les mots le Premier ministre travailliste, Jonas Gahr Støre : « Je tiens au nom du gouvernement norvégien à demander pardon parce que des personnes homosexuelles ont été traitées comme des criminels et poursuivies par les autorités norvégiennes » et de poursuivre « Criminaliser et poursuivre des gens pour leur vie amoureuse, traiter (médicalement) des gens en bonne santé, priver ces gens d’opportunités de carrière et de travail sont des violations graves de nos valeurs ».

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  • Fluid

    Instagam, Facebook, Youtube, TikTok, Snapchat, Twitch, Twitter, OnlyFans, JusteForFans, Vimeo… sont leurs terrains de jeux favoris. Au fil de ses numéros, Strobo vous les présentent, iels sont funs, engagé.e.s, tendances et font bouger les lignes. 

    Gay : Timothée Curado

    Il se met en scène, raconte des anecdotes, se moque avec douceur et tendresse de ses élèves et porte un regard plein de dérision sur lui-même via les deux vidéos quotidiennes qu’il poste sur son compte Tik-tok. Lui, c’est la coqueluche LGBT de Tik-tok depuis le premier confinement.  Timothée, est professeur de physique-chimie de 28 ans vivant à Clermont Ferrant, mais aussi modèle (il a concouru à Mister Auvergne Rhône-Alpes 2021). C’est justement sur ce média qu’il a ouvertement fait son coming out. Il explique que déclarer son homosexualité et être visible pouvait être une bonne chose pour les jeunes qu’il croise dans les couloirs de l’établissement où il donne des cours, et sur les réseaux sociaux de s’assumer tel qu’iels sont.  
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    Androgyne : Kaylie Dawson
    Cels qui fréquentent les soirées organisées par le Gibus, l’ont forcément déjà croisé. Kaylie ou Dawson sont une seule et même personne. En plus d’être responsable VIP pour ce club, iel passe pas mal de temps sur les réseaux sociaux à distiller des conseils make-up et mode, iel prend le temps d’expliquer qui iel est sans détours. En affichant dans son profil "Androgynous", iel ne passe pas par quatre chemins, affirme qu’iel il est et c’est justement l’objectif recherché. A coup de vidéos et de photos, iel n’hésite pas à répondre aux personnes indélicates en éduquant les gens. Kaylie Dawson veut être un exemple pour les personnes en questionnement. 
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    Lesbienne  : Bilamé/parlonslesbiennes
    « Parlons peu, parlons lesbien, la lesbienne qui dit tout haut ce que tu penses tout bas », voici le crédo de Mélanie Gire aka Bilamé. A 26 ans et deux ans déjà après sa première vidéo sur Tiktok, elle n’a pas perdu de sa superbe, de son énergie débordante et de son engagement sur tous les fronts en particulier ce qui a trait à l’égalité des droits pour les LGBTQQIAAP+. Queer revendiquée, féministe assumée, militante dans l’âme, engagée multi-casquettes dans l’associatif, et lesbienne par-dessus tout, la caméra est un espace safe où elle évoque sans retenue le fond de ses pensées, toujours avec un brin de folie et des éclats de rire. Un coup de gueule, une cause, le quotidien du couple… tout y passe et ça fait du bien. 
    @Bilameofficiel 1500
    @Bilaméofficiel 14,9k
    Parlonslesbiennes 28K

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  • Le gouvernement britannique a affirmé sa volonté d’inscrire dans la loi l’interdiction des thérapies de conversion (qui prétendent modifier l’orientation sexuelle). Il a fait marche arrière après le tollé provoqué par la possibilité qu’il renonce à cet engagement. Le combat n’est pas fini pour les associations, puisque l’interdiction ne concernera que les thérapies de conversion visant les homosexuels ou les lesbiennes et qui prétendent les ramener à l’hétérosexualité, mais pas celles sur l’identité de genre faites pour forcer une personne trans à se réidentifier à son sexe de naissance.

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  • Qatar : coming out

    Il y a peu, dans les colonnes du quotidien britannique The Independant, un qatari sortait officiellement du placard. Vivant depuis plusieurs années à San Francisco, Nas Mohamed, médecin de 35 ans, a mis de coté les craintes qui le terrassaient pour rendre publique son orientation sexuelle. Beaucoup pourront dire que c’est plutôt simple pour lui puisqu’il ne vit plus dans son pays. Mais c’est avant tout un acte puissant que son geste traduit. Car bien au-delà de cette nouvelle, ce sont les conséquences de son coming out qui ont été les plus dures à envisager, puisqu’il a encore des parents et des frères et sœurs dans le pays. Les répercussions sont sommes toutes relatives. Lorsqu’il a annoncé à ses parents qu’il était gay, ils ont tenté de trouver un traitement et sont même allés à évoquer qu’il avait été perverti par des occidentaux. Il ne faut pas oublier que l’Emirat condamne à 7 ans les personnes LGBT et à la peine de mort ceux et celles qui sont musulman.e.s. Depuis 2011, lui qui ne pouvait pas vivre ses amours au Qatar, a trouvé refuge aux USA et espère que ce coming out aura pour répercussion de faire évoluer les mentalités au sein de son pays, à l’horizon du Mondial de Foot 2022. Selon les dernières nouvelles, ce n'est hélas pas le cas…

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  • Queer Britain a ouvert ses portes en mai dernier près de la gare de Saint Pancras (histoire d’aller y faire un tour avant de reprendre l’Eurostar). Ce projet a été entièrement financé par des dons privés. Avant une grande exposition prévue cet été (qui devrait mêler photographies, oeuvres d’arts et costumes), les visiteurs peuvent déjà découvrir des photographies explorant l’histoire et la diversité de la communauté LGBTQ+ britannique, des travestis à l’époque victorienne aux Gay Prides des dernières années. Le musée est gratuit.

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  • Vues comme faisant de la propagande LGBT en Russie, les deux plateformes sociales ont été condamnées par la justice russe à payer des amendes pour infraction à la loi en vigueur dans le pays. Les deux géants américains et chinois doivent régler respectivement la somme de 4 millions de roubles soit 50 000 € pour l’un et 2 millions de roubles, l’équivalent de 25 000 € pour l’appli de vidéos. Cette décision est une réponse à la répression engagée depuis quelques années envers le communauté gay réprimant toute forme de communication à son égard. Facebook et Instagram ont déjà été bannis du territoire.

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