La Macronie fait les yeux doux à la droite dure. Deux preuves de plus, s’il en était besoin :
- l’arrivée au gouvernement de Caroline Cayeux, en charge des Collectivités territoriales, opposée il y a 10 ans au Mariage pour tous. Elle parlait alors de « caprice », d’« ouverture de droit irrespectueuse de la nature et insensée ». Le 12 juillet dernier, sur la chaîne Public Sénat, elle a maintenu ses propos et ajouté « j'ai beaucoup d'amis parmi tous ces gens-là ». « Ces gens-là » ??? Atteindrait-on le paroxysme du mépris ? Cette dame a dans la journée fait volte-face sur Twitter. Le lendemain, plusieurs associations LGBTI+ ont annoncé avoir déposé plainte pour injure publique.
Regarder l'interview ici (à 21 minutes 15).
- La nomination de Christophe Béchu comme ministre de la Transition écologique. Alors sénateur, il avait accusé le mariage pour tous de « fragiliser le socle de notre pacte collectif » en raison du « brouillage des repères originels ». En outre, il citait un magistrat (Jean-Pierre Rosenczveig) qui comparaît homosexualité et inceste : « comment, demain, refusera-t-on à un frère et une sœur qui s'aiment la possibilité de se marier, quand on aura déjà fait tomber le tabou du mariage homosexuel ? ». En 2016, maire d’Angers, il a pris la décision de retirer des affiches d’une campagne de prévention contre le VIH, au motif qu’elles présentaient des couples d’hommes.
- Ajoutons Gérald Darmanin, aujourd’hui ministre de l'Intérieur, qui avait manifesté avec la Manif pour tous et promis : « si je suis maire de Tourcoing, je ne célébrerai pas personnellement de mariages entre deux hommes et deux femmes ».
La Macronie est de droite ? On en doute à peine…
La Dernière Vague de Dean Francis

Le 16 juillet prochain sera une journée particulière car est organisée la 1ere Pride des campagnes dans le village de Chenevelles dans la Vienne. Cet évènement lance un pavé dans la marre. Le monde rural a la vent en poupe avec l’installation massive de citadins en mal de nouvelles perspectives avec le besoin de plus de nature. Les recoins de la métropole se garnissent donc de nouveaux arrivants LGBT qui cherchent un autre avenir plus apaisé que celui des villes au rythme effréné, stressant et agressif. En reprenant les codes d’une marche classique, ce village de Chenevelles sera la centre de toutes les attentions car bien plus qu’un défilé qui lui se fera en tracteurs et charrettes, accompagnés d’une fanfare autour de Chenevelles, sera signée une charte de l’inclusion avec l’Association des maires ruraux de France. Cela a plusieurs vertus : rendre les campagnes attractives pour les personnes LGBT, mais surtout faire entrer le milieu rural dans le plan national d‘actions pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ 2020-2023 de la Dilcrah, sensibiliser à la haine et aux discriminations anti-LGBT+, promouvoir la visibilité et créer un espace de rencontre pour les personnes LGBT+. On ne peut que saluer et encourager cette initiative. La fête prendra le relai bien entendu avec diner et soirée avec DJ. Cette marche reste une marche politique, militante et festive.