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  • Une enquête du quotidien Le Monde a récemment mis en lumière des propos attribués à Emmanuel Macron qui suscitent une vague d’indignation au sein de la classe politique. L'entourage du président de la République aurait, selon des sources proches, qualifié Matignon de « la cage aux folles » lors du mandat de Gabriel Attal, et aurait désigné Marine Tondelier et Lucie Castets comme des « cocottes ».

    Ces révélations, jugées homophobes et sexistes, ont provoqué une réaction immédiate de la gauche, qui réclame des excuses. Marine Tondelier a dénoncé sur X des « propos homophobes extrêmement choquants » et a exprimé son impatience à découvrir d’autres commentaires potentiellement offensants.

    François Ruffin, député de la Somme, a résumé la situation en déclarant : « tout y passe : racisme, homophobie, sexisme », soulignant le décalage entre les paroles du président et la réalité des Français. L’Élysée a fermement démenti ces accusations, qualifiant les propos rapportés de non vérifiés. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Mack Davis, 22 ans, originaire d'Owosso dans le Michigan a plaidé coupable le mardi 18 décembre 2024 d'un crime de haine homophobe. Selon les autorités, il avait projeté une fusillade de masse ciblant des lieux emblématiques de la communauté LGBTQ, dont le siège d'un parti politique et un bar local. 

    Les enquêteurs ont découvert qu'il avait accumulé un arsenal impressionnant dont deux armes à feu, des munitions, une arbalète, et même du matériel pour fabriquer des bombes.

    Un de ses couteaux arborait une inscription homophobe, témoignant de sa haine manifeste. « Ce type de violence motivée par l’orientation sexuelle est contraire à nos valeurs », a déclaré Kristen Clarke, procureure générale adjointe. Le procureur Dawn N. Ison a salué l'arrestation de Mack Davis, affirmant que son plan aurait pu « détruire d'innombrables vies ».  Il encourt la réclusion à perpétuité. Le ministère de la Justice reste résolu à protéger la communauté LGBTQ contre de tels actes ignobles.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le gouvernement travailliste du Royaume-Uni a annoncé le 11 décembre qu'il élargirait et rendrait permanente l'interdiction de prescrire des bloqueurs de puberté aux moins de 18 ans. Cette mesure, initialement instaurée par le précédent gouvernement conservateur en mai après un rapport soulignant le manque de données sur la transidentité chez les jeunes, sera réexaminée en 2027 et s'étendra désormais aux médecins du secteur privé.  Les bloqueurs de puberté, qui interrompent les changements physiologiques liés à cette période, sont souvent utilisés pour atténuer la détresse des adolescents en questionnement sur leur genre.

    Cependant, le secrétaire d'État à la Santé, Wes Streeting, ouvertement gay évoque un « risque inacceptable pour la sécurité des enfants ». Le gouvernement prévoit de lancer un essai clinique sur leur utilisation et de développer des services spécialisés pour le soutien des jeunes concernés.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • C’est pour fêter l’anniversaire du lieu que le 25 janvier sera à marquer d’une pierre bleue avec la nouvelle revue Disco Divas. L’histoire se déroule autour d’une émission de télévision légendaire, Disco Bleu, produite et enregistrée à Marseille. Deux grandes divas chanteuses et performeuses, rivalisent pour gagner les faveurs du producteur de l’émission.

    107 bis bld Jeanne d’Arc,13005 Marseille.

    Réservation ici.

    Bruno De
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  • La police de l'Anhui, dans l'Est de la Chine, a intensifié sa répression contre les écrivains de fictions érotiques gays, entraînant de lourdes amendes et des peines de prison. Depuis juin, plus de 50 auteurs ont été arrêtés pour avoir publié des œuvres sur le site taïwanais Haitang Culture, accusés de produire et diffuser du matériel pornographique. Les peines vont jusqu'à 4 ans et demi de prison.

    Selon des avocats, ces sanctions sont disproportionnées, les écrivains risquant jusqu'à la réclusion à vie pour des gains dépassant 250 000 yuans (34 500 USD). Les critiques soulignent un abus de pouvoir de la part des forces de l'ordre, qui enquêtent au-delà des frontières de la province. Les lois sur l'obscénité, datant de plus de 20 ans, sont jugées obsolètes et appliquées de manière arbitraire. Des avocats plaident pour une réforme afin de mieux encadrer ces contenus, tout en déplorant le manque de clarté sur les critères d'interdiction.

    Cette dérive autoritaire soulève des inquiétudes quant à la liberté d'expression et à l'équilibre des pouvoirs en Chine, alors que des auteurs, dont certains n'ont pas les moyens de payer leurs amendes, risquent de disparaître dans l'oubli. Les autorités n'ont pas commenté ces actions, laissant planer le doute sur l'équité de la justice. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La communauté drag est en deuil après la disparition tragique de The Vivienne, de son vrai nom James Lee Williams, décédée ce dimanche 5 janvier à l'âge de 32 ans.

    Première gagnante de RuPaul’s Drag Race UK en 2019, elle avait conquis le cœur des téléspectateurs grâce à son humour décapant et ses performances mémorables, notamment son imitation de Donald Trump. Sa carrière l'avait également menée à participer à la saison All Stars en 2022 et à Dancing on ice en 2023, où elle avait brillé.

    Les hommages affluent de la part d'anciennes participantes et de la production de l'émission. Michelle Visage a partagé son chagrin sur Instagram, soulignant l'impact inestimable de The Vivienne sur le monde du drag. Ses ex-concurrentes, y compris des figures emblématiques comme Baga Chipz et Nicky Doll, ont également exprimé leur tristesse. The Vivienne laisse derrière elle un héritage de créativité et d'authenticité, éclairant le chemin pour les futures générations d'artistes. Sa perte résonne profondément au sein de la famille Drag Race  et au-delà.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La cérémonie qui précède et augure souvent les Oscars s’est couverte cette année d’un manteau arc-en-ciel mais aussi très frenchy pour son 82ème palmarès. De nombreux.ses acteur.ices queer étaient nommés. Au rang des récompenses, Jodie Foster a reçu la timbale pour son rôle dans la saison 4 de True detective. Mais c’est le film du Français Jacques Audiard, Emilia Perez, qui a raflé la mise, avec pas moins de 4 trophées, accompagné d’un discours courageux de l’actrice trans Karla Sofia Gascon : « la lumière gagne toujours sur le côté sombre. Vous pouvez nous mettre en prison, nous passer à tabac, mais jamais vous ne pourrez nous retirer notre âme, notre résistance, notre identité ». Ce long métrage recevra-t-il l’Oscar en février ?

    On notera aussi la superbe robe de Jonathan Van Ness sur le tapis rouge, ce qui bien sûr a déclenché un tollé sur les réseaux sociaux, mais aussi fait bouger encore plus les lignes du genre. Enfin, la récompense de Demi Moore (meilleure actrice dans The Substance) a eu une saveur particulière, sa première en 45 ans de carrière. Il ne faut jamais désespérer…

    Bruno De
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  • Celui qui évoquait sur le plateau de l’émission L’heure de vérité sur Antenne 2, le 6 mai 1987, son inquiétude pour le personnel médical en contact avec les malades du Sida en ces mots : « je vous rappelle qu’un sidaïque hospitalisé coûte entre 500 000 et un million de francs par an et que le nombre de ceux-ci double tous les huit mois (…) dans les conditions actuelles, il y a rupture très grave de l’équilibre de la Sécurité sociale. Le sidaïque est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une sorte de lépreux ». Suivant les conseils du docteur Bachelot, Jean-Marie Le Pen demande la création de « sidatorium ».

    Jean-Marie Le Pen, figure de la sphère politique française d’extrême droite, fondateur du Front national et provocateur, est décédé le 7 janvier 2025 à l’âge de 96 ans comme l’a précisé sa famille à l’AFP. Les LGBT et les personnes vivantes ou décédées du VIH/Sida ne le pleureront pas. Parce que pour nous, il restera à jamais « un point de détail de l'histoire » comme il le proclamait. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Lors d’un rassemblement à Phoenix le 22 décembre devant un parterre de conservateurs en liesse, Donald Trump a déclaré vouloir mettre un terme au « délire transgenre ». Il affirme qu'il signerait dès son premier jour d’investiture le 20 janvier, des décrets pour interdire les soins médicaux liés à la transition pour les mineurs, exclure les personnes transgenres des écoles et des forces armées, interdire la présence des femmes trans dans les compétitions sportives, et établir une politique officielle selon laquelle il n’existe que deux genres : homme et femme.

    Ces déclarations s'inscrivent dans une offensive plus large du camp républicain contre les droits des personnes LGBTQ+ au sens large. En brandissant la peur du « wokisme », Trump et ses partisans cherchent à galvaniser une base conservatrice en promouvant une vision traditionaliste des valeurs américaines. Ils considèrent que les revendications des minorités sexuelles menacent l'ordre social.

    Cette posture risque de renforcer la polarisation politique aux États-Unis, un phénomène déjà exacerbé par des débats sur l'accès des femmes trans  aux compétitions sportives et les traitements médicaux pour les jeunes. Remarquez qu’une précédente expulsion de l’armée de personnes lesbiennes, gay et bisexuelle entre1994 et 2011 sous le principe du fameux « don’t ask, don’t tell » s’est soldée en octobre 2024 par une réhabilitation en guise de « réparation des torts causés par la politique ». Comme le soleil se lève inexorablement tous les matins, les personnes trans vivront leur vie quoi qu’un président puisse dire ou décider, qu’il le veuille ou non.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 26 décembre, un homme de 21 ans est décédé lors d’une séance de chemsex, entraînant la mise en examen de deux personnes pour homicide involontaire.

    L’hécatombe continue, alors qu’à ce jour, aucune politique de santé publique nationale n’a encore été mise en place.

    En octobre 2024, chapeautés par Elus locaux contre le sida, de nombreuses associations, maires et parlementaires ont interpellé le gouvernement pour lancer une action de santé publique d’ampleur. Selon un rapport scientifique remis au gouvernement, le chemsex concernerait 100 à 200 000 personnes en France. 

    Bruno De
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