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  • Commercialisé sous le nom Sunlenca, ce traitement révolutionnaire qui ne nécessite que deux injections par an chez les personnes infectées par le VIH et qui serait être utile en prévention PrEP, pourrait « changer la donne », si son prix n’était pas si exorbitant.

    Voilà pourquoi, des personnalités telles que d’anciens chefs d’États, des acteurs et des chercheurs telle que Françoise Barré-Sinoussi, co-découvreuse de ce virus dans les années 1980, demandent expressément au groupe pharmaceutique Gilead de rendre cette nouvelle théraphie plus accessible.

    En France, son prix dépasse les 21 000 €. Un montant si élevé que ce traitement qui pourrait endiguer l’épidémie est juste incompatible avec l’objectif 2030 de fin de l’épidémie à VIH.

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  • À la suite d’un rapport rendu public le 29 août 2024, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante autour de la santé sexuelle des jeunes. On y constate une baisse notable de l’usage des préservatifs. Ce qui signifie que les adolescents européens âgés de 15 ans se protègent moins lorsqu’ils ont une sexualité dite active, ce qui entraîne de facto une augmentation des risques de transmission d'IST et de grossesses non désirées.

    Ce phénomène inquiétant ressort d’une étude réalisée à grande échelle auprès de 242 000 adolescents âgés de 15 ans, résidant dans 42 pays européens différents, entre 2014 et 2022. Les garçons seraient plus enclins à se détacher de l’utilisation systématique du préservatif.

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  • Le Conseil d’État a tranché. Sniffy, la poudre énergisante blanche à sniffer avec une paille, a été formellement interdite à la vente en France. Fin juillet, la ministre démissionnaire de la Santé, Catherine Vautrin, avait demandé la suspension du produit. La société le commercialisant, Power Factory, avait fait un recours dans la foulée.

    En référé, le Conseil d’État a décidé le 14 août de ne pas leur donner gain de cause. Cette décision notamment motivée par la confusion avec la prise de stupéfiants comme la cocaïne et pouvant banaliser le processus a été qualifiée de « condition d’urgence » non remplie, ainsi que par un intérêt public comme le précise le quotidien Le Parisien, le 16 août.

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  • Forte d’une première date le 22 septembre 2024 à L’Auguste Théâtre déjà «complète», un second rendez-vous a été fixé au 13 octobre, alors ne tardez pas pour aller voir une comédie musicale qui vous entraîne dans les recoins sombres d’un cimetière habité par de drôles de personnages.

    Derrière un titre aussi évocateur que Toujours pas morte, on retrouve la drag queen La Poutre qui tente de répondre à une question existentielle et essentielle : «à quoi bon vivre?». Un poil dépressif, La Poutre, non convaincue par les réponses que lui apportent les vivants, tente sa chance en se tournant vers les morts. Direction le Père Lachaise. En pénétrant dedans, elle déclenche un compte à rebours impitoyable: elle dispose d’une seule nuit pour trouver sa raison de vivre. Faute de quoi, au lever du soleil, elle sera condamnée à errer dans le cimetière pour toujours. Le temps presse pour trouver sa raison de vivre.

    Cette comédie musidrag avec un casting haut en couleur et co-écrit avec Pléiade est le premier événement d’une série de trois spectacles qui auront lieu sur l’année. Ça va envoyer du bois, vous êtes prévenu.e.x.s.

    Réservations ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • A noter l’ouverture de ce bar LGBTQIA+ dans cette belle Bretagne qui manque de lieux de convivialité communautaires : l’Antrebande à Lorient, propose une programmation de soirées très diverse, du karaoké aux shows drag en passant même par du cruising 100% mecs (vendredi 14-19h et dimanche 14h-1h). 38 rue Jules le Grand, 56100 Lorient.

    Infos ici.

    Bruno De
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  • Depuis le 1er septembre, les personnes de moins de 26 ans peuvent désormais se faire dépister gratuitement sans ordonnance dans les laboratoires d'analyses médicales, pour quatre infections sexuellement transmissibles.

    Le gouvernement a annoncé que le dépistage de l'hépatite B, la syphilis, l'infection à chlamydia et la gonorrhée seront dès lors remboursé à 100% par l'Assurance maladie sans ordonnance pour ce public, en plus du VIH qui l’était déjà.

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  • Les écrans et scènes célèbrent les thèmes gays, mais où est passée la poésie ? Trop souvent cachée, censurée, elle mérite sa place. Avec 16 auteurs audacieux, de Verlaine à Lamartine), ce spectacle célèbre le désir des hommes pour les hommes. Un duo de comédiens explosifs et des vers aussi drôles qu’impudiques. Jeudi 19 septembre à 20h Chez Olympe, 37 rue Hoche, Pantin.

    Genèse du projet par l’auteur : « les thématiques gay sont abordées sur les écrans et les scènes, dans tous types de fictions, avec des romans, des films et des pièces de théâtre. Mais où est donc passée la poésie ? Reconnaissons-le, sa place n’est pas assez grande. Plus grivoise, plus coquine, aussi impudique qu’amorale, la poésie qui célèbre le désir des hommes pour les hommes ne manque pas d’éloquence. Nombre d’auteurs français du XIXème siècle ont bousculé les codes et les dogmes, à tel point que de véritables petits bijoux restent inconnus du public. C’est parce qu’ils ont été censurés, cachés ou ignorés que nous souhaitons les présenter très vite à un large auditoire. »

    Bruno De
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  • Avant de devenir un livre de photo publié aux éditions 37.2 qui sort ce mois-ci, « les garçons du Levant », du photographe et journaliste Mathias Chaillot est né en 2022 sous la forme d’un fanzine auto-édité. Mise à nu.

    Certaines photos vous émeuvent. Sans trop savoir pourquoi, elles vous agrippent et vous laissent tout chose. Alors que depuis le 2 juillet, le Mucem à Marseille célèbre le naturisme sous toutes ses formes dans son exposition Paradis naturistes, Mathias Chaillot pose un regard tout en douceur et en poésie sur la tendresse masculine que seule la liberté permise par la nudité totale offre. Quatre étés successifs passés sur l’île du Levant, le caillou le plus aride de Méditerranée, auront donné loisir à Mathias de capturer avec ses appareils photos des instants fugaces d’une bande de garçons venue ici trouver une alternative au quotidien. Héliopolis est un lieu à part. Domaine privé ouvert au public où l’art du vivre nu est la règle, cette île est un privilège que seuls ceux qui y viennent peuvent saisir et apprécier.

    A travers des photos qui ne cachent absolument rien, il nous propose sous forme d’une exploration documentaire « guidé seulement par l’ambition de poser un œil désexualisé mais assumé sur leur nudité et leur affection, retranscrire les frontières qui tombent avec les inhibitions et les amitiés particulières ». Au cœur de ses rapprochements entre garçons, il raconte cette île qui « est un terrain de jeu et d’expérimentation de la liberté » avec son rythme nonchalant, sa beauté idyllique, sa quiétude apparente, sa nature endémique, ses corps à découverts. Entre voyage enchanteur, conte décomplexé et monographie d’une tendresse infinie, Mathias Chaillot partage sa vision de l’atmosphère si singulière du Levant. 

    Les Garçons du Levant, de Mathias Chaillot, Ed. 37.2, 39€.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La Chatonnerie invite à célébrer les derniers rayons du soleil d’été avec cet happening qui mêlera DJ sets, drags, danse, barbecue, ateliers pour enfants et adultes, marche d’artistes locaux. Rendez-vous 4 rue Achard, samedi 21 septembre (15h-22h).

    Bruno De
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  • L’adaptation d’un roman en version graphique n’est pas une mince affaire. Coller au récit, être juste dans la transposition des personnages, de l'enchaînement des scènes, toucher le lecteur. Un pari que Quentin Zuttion a relevé après la lecture du court roman de l’auteur mexicain Mario Bellatin Salon de beauté, finaliste du prix Médicis étranger en 2000. D’une intensité dévorante et d’une délicatesse poignante, il nous projette dans la vie de Jeshua, propriétaire de Beauty Fish !, un salon qui propose des soins de coiffure, maquillage, manucure à sa clientèle. Il s’y affaire avec ses deux collègues et amis Isai et Alex, travestis comme lui. Leur quotidien est empreint de désinvolture et d’une folie douce. Quand la nuit arrive, ces joyeux drilles se laissent porter par la danse et par une sexualité libre dans les bains publics comme dans les sous-bois.

    Mais voilà qu’une épidémie s’abat sans crier gare emportant jour après jour de plus en plus de monde et avant tout des hommes ayant une sexualité avec d’autres hommes. C’est alors que Jeshua décide de fermer boutique et de le transformer en refuge pour les malades qui se multiplient face à une société qui stigmatise et ostracise.

    Le traitement choisi par Quentin Zuttion pour relater cette histoire autour du VIH est une prouesse. En se l’appropriant, il s’est débarrassé de la vision mortifère, préférant user d’une imagerie métaphorique autour des poissons pour évoquer les débuts de l’épidémie sans jamais nommer le sida. S’en dégage un onirisme prégnant qui traduit le crescendo de la tragédie en train de se dérouler sans que l’on ne sache ce qu’il en est véritablement. Plus qu’un simple témoin silencieux, Jeshua devient alors l’accompagnateur des derniers instants. Alors qu’une grande partie des œuvres de Quentin Zuttion traite de l’homosexualité, cet album est assurément le plus dramatique. En mettant en scène Salon de beauté de Mario Bellatin, son dessin prend une dimension militante et participe à un devoir de mémoire. Un acte de « pédérité » revendiqué. Sublimement bouleversant.

    Salon de beauté, de Quentin Zuttion, d’après le romain de Mario Bellatin, Ed. Dupuis, 184 pages, 24,50€.

    Julien Claudé-Pénégry
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