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  • Angleterre : la fondation LGBT de Sam Smith

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Le chanteur de pop britannique Sam Smith a annoncé avoir créé la Pink House : une fondation LGBTQ qui vient en aide aux personnes de la communauté LGBTQ. Iel a précisé sur sa page instagram qu’« elle s’appellera la Pink House, d’après la maison dans laquelle j’ai grandi, ma maison d’enfance. Je veux qu’elle soit d’utilité pour toute personne queer, et qu’elle soit un safe space pour tous.tes. Elle ouvrira bientôt, et tout le monde est bienvenu.e.! ». 

    Une initiative heureuse à un moment où l’affirmation de la communauté LGBT fait face plus que de raison à une montée d’agressions verbales et physiques toujours plus grande. Première victime des comportements LGBTphobes, Sam Smith compte offrir une alternative à ceux qui cherchent un refuge. Pour accompagner ce lieu, un podcast du même nom donne la parole à des personnalités inspirantes.

    Bruno De
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  • Le 6 juillet, la 3e édition de Queer Amann qui est la marche des fiertés de Quimper accueillait la Hart Family, une famille de drag-queens haute en couleurs made in Bretagne. Pour découvrir cette tribu perchée sur des talons de 15 cm avec faux cils et perruques qui ambiancent les nuits de la ville, il vous faut regarder sur la plateforme France.tv, Queens in Finistère, le pétillant documentaire de Vanessa Le Reste qui la met en lumière.

    Ces belles se nomment Anthony, alias Britany Hart, la drag mother et ses filles Lily, Oly, Agnoy, Ixy. Elles se racontent en toute simplicité, évoquent leurs transformations, ce que l’art du drag leur a apporté personnellement et professionnellement. Une rencontre passion qui est pour elle un moyen d’expression, de réalisation et de revendication. Un portrait intimiste qui vient casser les codes du genre.

    A voir et à revoir ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Un choc. Celui d’une écriture qui vous prend aux tripes. Sorti en 2023 chez Globe et édité chez Pocket, ce chef-d'œuvre de Douglas Stuart est un ovni tant par la force qui s’en dégage que par le propos qui nous assaille. Nous sommes en Ecosse, à Glasgow, dans ses faubourgs, là où la violence et la dureté de la vie s’entrechoquent sur fond de rivalités d’appartenances religieuses. Le tableau n’est pas rutilant et Mungo et James s’aiment malgré tout. Le premier est protestant quand le second est catholique. Mais on n’aime pas qui l’on veut par ici. On doit être « des vrais » hommes. Pour cela, Mungo doit réfréner ses sentiments, paraître aux yeux des autres et tout particulièrement auprès d’Hamish, son frère chef de gang qui fait respecter son honneur quoi qu'il en coûte. Dans ce drame social intense, foudroyant et âpre, Mungo est confié à deux gars qui doivent faire de lui ce que la société attend : un bon petit avec des valeurs en conformité avec sa classe et son genre. Pour cela, il va devoir se plier. Sur le loch auquel il a été envoyé pour pécher par sa mère, deux hommes vont se charger de lui pour en faire un « vrai homme ». Mais là tout va vriller.

    480 pages incisives et tranchantes qui décrivent les carcans de la masculinité et des carcans virils et anxiogènes de la classe ouvrière. Un portrait à la Ken Loach, amer et plein d’espoir qui fait émerger un Roméo et Juliette des temps modernes. Un best-seller mondial pour un manuscrit qui a essuyé 32 refus d'éditeurs avant d’être édité chez un petit éditeur indépendant. Étincelant de virtuosité.

    Mundo de Douglas Stuart, Ed. Globe, 480 pages, 24€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Nice : Dolly white

    Une fête réunissant plus de 5000 personnes en plein cœur de Nice : les connaisseurs en ont pris l’habitude chaque été. Cette année, ils se réuniront place du Pin le 14 août à partir de 18h. On prendra bien sûr soin de revêtir son plus bel ensemble blanc, plus ou moins habillé, car toutes les fantaisies seront permises. 

    Bruno De
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  • Roger Goodell, le titan de la Ligue nationale de football (NFL) a récemment parlé à Outsports de certaines des mesures essentielles qu'il a prises en tant que commissaire pour inclure la communauté homosexuelle dans le sport le plus populaire d'Amérique. Si le coming out de Carl Nassib l'a poussé vers certains développements, Goodell a déclaré qu'il a toujours été ouvert à l'évolution du jeu. « L'une des tâches les plus importantes qui m'incombent en tant que commissaire est d'écouter » a-t-il déclaré. Le commissaire est fier des progrès réalisés par la ligue au fil des ans, notamment de son partenariat avec le Trevor Project, qui, selon lui, « renforce la sensibilisation à cette organisation qui sauve des vies ». M. Goodell a également évoqué les événements « puissants » organisés par la NFL en collaboration avec la GLAAD, notamment la promotion des groupes LGBTQ+ pendant le Super Bowl.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Artiste idolâtrée dans le monde entier, Céline Dion est à l’honneur cet été à travers deux documentaires passionnants qui proposent d’explorer deux moments intimes et constitutifs de sa vie. 

    A commencer par Céline, la note parfaite de l’Eurovision disponible sur Arte. 54 minutes qui nous ramènent en 1988, lorsque la jeune québé-coise a remporté le grand con-cours de chant européen. A base d’images d’archives et de témoignages, on y découvre une jeune fille pleine de vie qui, en remportant ce show pour un pays qui n’est pas le sien, va propulser sa carrière vers le firmament. Je suis : Céline Dion, le second programme est quant à lui diffusé en exclusivité sur Prime Vidéo. Celui-ci se veut plus brut, plus incisif, plus dérangeant même diront certains. Vous y voyez la chanteuse dans tout ce qu’il y a de plus grandiloquent. De concerts en enregistrements jusqu’aux confidences et la lutte contre cette maladie qui l’affecte et l’a obligé de mettre en retrait sa carrière, Céline Dion se livre comme jamais.

    Forte et fragile, inquiète et battante, elle met enfin des mots sur le syndrome de la personne raide dont elle souffre. « Ces dernières années ont été un grand défi pour moi, de mon diagnostic jusqu'à l'apprentissage d’une façon de vivre avec la maladie et de la gérer, sans la laisser me définir », écrivait en janvier la principale intéressée. « Alors que je marche vers un retour à ma carrière de chanteuse, je réalise à quel point elle me manque, à quel point mes fans me manquent. Pendant mon absence, j'ai choisi de documenter cette partie de ma vie pour sensibiliser les gens à cette maladie peu connue et aider ceux qui partagent ce diagnostic » déclare-t-elle sur son profil Instagram. Un moment inédit, un poil voyeur parfois dans la réalisation de la nominée aux Oscars Irène Taylor, mais un rendez-vous authentique. Du vrai Céline Dion comme on l’aime.

    A voir sur Prime Vidéo : Je suis : Céline Dion - primevideo.com/-/fr/detail/Je-Suis-Céline-Dion

    A voir sur Arte : www.arte.tv/fr/videos/118452-000-A/celine-dion-la-note-parfaite-a-l-eurovision

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les français sont-ils LGBT-friendly ? Un peu moins que les années précédentes, selon un baromètre publié par la fondation Le Refuge, qui vient en aide aux jeunes mis à la porte de chez leurs parents, et l’institut de sondage BVA Xsight.

    Rien n’est jamais acquis. Le Refuge et l’institut de sondage BVA Xsight ont dévoilé le 27 juin dernier les résultats d’un baromètre sur la perception des personnes LGBT+ en France. Et les tendances révélées sont inquiétantes. « Pour la première fois depuis le début de ce sondage annuel, l'acceptation des personnes LGBT+ au sein de la société française est en net recul », écrivent les deux organisations.

    Premier indicateur : le soutien de l'État auprès des jeunes LGBT+ rejetés. Près d'un Français sur cinq (18%, en hausse de 6 points) estime que l'État ne devrait pas soutenir les dispositifs d'accueil pour les jeunes LGBT+ rejetés par leurs parents. Pour la Fondation Le Refuge, qui s’est donné pour mission de venir en aide à ces jeunes, « cette augmentation de l’opposition est alarmante. En effet, le soutien de l’État, ainsi que de l’ensemble des Français reste primordial pour ces jeunes en situation de précarité ».

    Deuxième indicateur, le soutien aux jeunes personnes trans. Moins d'un Français sur deux (48%, en baisse de 8 points) serait prêt à soutenir son enfant transgenre dans sa transition. Commentaire du Refuge : « cette chute dramatique reflète un recul inquiétant de l'acceptation et de la compréhension des transidentités au sein des familles françaises ». L’association dénonce « l'instrumentalisation de ces thématiques dans le débat public et la désinformation » qui n'ont fait qu'exacerber cette tendance, « augmentant l'isolement et la détresse des jeunes transgenres ». 37% des personnes opposées à l’accueil des réfugiés LGBT

    Un troisième indicateur illustre ensuite la montée des racismes en France. Le Refuge et BVA ont en effet demandé aux personnes sondées si elles soutenaient l’accueil des réfugiés LGBT persécutés dans leur pays. 37% des Français (en hausse de 4 points) s’y opposent. Le Refuge comme de nombreuses associations en France, parmi lesquelles l’ARDHIS, viennent justement en aide aux demandeuses et demandeurs d’asile LGBT.

    Enfin, près d'un quart des Français (24%, en hausse de 5 points) pensent que l'État ne doit pas s'impliquer davantage dans la lutte contre les LGBTphobies en milieu scolaire. Commentaire du Refuge : « les tragédies du jeune Lucas ou de la jeune Dinah rappellent l’urgence de lutter contre les violences LGBTphobes, omniprésentes en milieu scolaire. À ce titre, l’engagement du secteur associatif est essentiel pour poursuivre le travail de sensibilisation aux différences dès l'adolescence ». Ces résultats confirment l’existence d’une atmosphère peu propice aux personnes LGBT. Dans Strobo Mag du mois dernier (n°32), Julia Torlet, la nouvelle présidente de SOS homophobie faisait part de sa préoccupation quant au climat actuel dans la société française : « on a l’impression que les braises des LGBTI-phobies sont allumées et que le feu est prêt à prendre ». Les chiffres du baromètre Le Refuge et BVA Xsight vont indubitablement dans le même sens. Il va sans dire que si le RN avait gagné les élections législatives, cela n’aurait fait qu’empirer.

    Xavier Héraud
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  • Ralf Schumacher provoque une grosse secousse dans le monde de la compétition automobile, confronté à son mutisme autour de la sexualité de ses champions.

    C’est la bonne nouvelle de la semaine : le pilote de formule 1 Ralf Schumacher, heureux détenteur de six grands prix, a fait son coming-out en toute discrétion sur Instagram. A 49 ans, le sportif désormais retiré de la compétition, mais aussi frère de la légende Michael Schumacher, après avoir été marié de longues années à la présentatrice télé Cora Brinkmann, a décidé d’enfin lever le voile sur sa sexualité. Un geste fort, notamment dans la formule 1, sport essentiellement masculin, où l’homosexualité reste un tabou soigneusement cultivé.

    En postant une photo de lui et son compagnon s’enlaçant tendrement en regardant l’horizon, un soleil couchant flamboyant, Ralf Schumacher envoie un message fort assorti d’un texte on ne peut plus romantique : ”la plus belle chose dans la vie c'est quand tu as le bon partenaire à tes côtés avec qui tu peux tout partager.“ Une publication émouvante et sincère qui a enflammé les réseaux sociaux, et à laquelle, le propre fils de Ralf, 22 ans, a répondu d’un "je suis très heureux que tu aies enfin trouvé quelqu’un avec qui tu peux vraiment dire que tu te sens bien et en sécurité, que ce soit un homme ou une femme. Je suis derrière toi à 100 % papa et je te souhaite le meilleur."

    Jean Jacob
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  • Comme chaque année lors du 17 mai, journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, SOS homophobie et le ministère de l’Intérieur ont publié leurs chiffres des actes ou crimes et délits LGBTphobes de l’année précédente. Au-delà  des chiffres forcément sous-estimés, SOS homophobie dénonce un climat inquiétant.

    Julia Torlet tire la sonnette d’alarme. Alors qu’elle reçoit la presse à l’occasion de la parution du rapport annuel de SOS homophobie, la toute nouvelle présidente de l’association ne cache pas son inquiétude. Et si le rapport porte sur les chiffres de 2023, Julia Torlet parle bien de 2024 : « C’est une année extrêmement inquiétante et ce sont les tendances qui nous préoccupent particulièrement. On a l’impression que les braises des LGBTI-phobies sont allumées et que le feu est prêt à prendre », déclare-t-elle. « Ce ne sont pas les chiffres qui nous inquiètent le plus, ce sont les tendances », insiste la militante. Ces tendances, elle en cite trois : « les violences, voire l’hyperviolence exercées en grande majorité contre des hommes cis gays ou bis » ; « L’invisibilité des lesbiennes et des personnes bies », qui se retrouve notamment dans le faible nombre de témoignages de lesbiennes recueillis par l’association ; et enfin la « vague de transphobie actuelle », qui s'explique selon elle par un « repli conservateur sur la question du genre ». 

    En 2023, SOS homophobie a recueilli 2085 témoignages, qui décrivent 2377 actes de LGBTphobies (un même témoignage pouvant regrouper plusieurs actes). L’année précédente, l’association avait rapporté un chiffre de 1506 témoignages. La méthodologie de recueil des témoignages ayant changé entre les deux, il est difficile d’en conclure à une augmentation. Il n’en reste pas moins, comme le souligne le rapport, que 2377 cas de LGBT-phobies, ce sont « 2377 cas de trop ». Près de la moitié des cas (45%) sont des faits de gayphobie, 11% de lesbophobie et 21% de transphobie. La source la plus commune de ces LGBTphobie est en ligne (23% des faits), devant les commerces/services (11%) et les lieux publics (10%). Parmi les 2377 actes rapportés, 266 sont des agressions physiques, qui ont touché à 67% des hommes cis. 

    Les chiffres du ministère de l’Intérieur
    Comme tous les ans désormais, le ministère de l’Intérieur a également publié les chiffres des infractions touchant les personnes LGBT. 4 560 infractions anti-LGBT+ ont été enregistrées, principalement dans les communes de plus de 200 000 habitants et notamment à Paris. Parmi ces infractions, 2 870 s’apparentent à des crimes ou délits et 1 690 ont fait l’objet de contraventions.Les victimes de crimes et délits anti-LGBT+ sont majoritairement des hommes (72% en 2023) et les moins de 20 ans (49%). Les mis en cause sont aussi principalement des hommes et des jeunes (31% ont moins de 20 ans). Plus de 70% des victimes de crimes ou délits anti-LGBT+ enregistrés sont des hommes et 49% a moins de 30 ans, dont 7% ont moins de 15 ans. Par ailleurs, les mis en cause pour crimes ou délits anti-LGBT+ sont principalement des hommes (80%) et près de la moitié (49%) ont moins de 30 ans.

    Le ministère rappelle qu’« une part importante de ces atteintes sont toutefois encore inconnues des services de police et de gendarmerie », avant d’ajouter que « Le dépôt de plainte est une démarche encore très peu effectuée par les victimes : environ 20% des victimes de menaces ou violences anti-LGBT+ et seulement 5% des victimes d’injures anti-LGBT+ déclarent avoir porté plainte en moyenne sur la période 2012-2018, selon l'enquête Cadre de vie et sécurité (Insee-ONDRP-SSMSI) ». 

    Photo: Pride 2024 à Paris. Xavier Héraud. 

    Xavier Héraud
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  • Lyon : Gaymer festival

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Le plus grand festival des Geeks & Gamers LGBT+ d’Europe a lieu du 4 au 7 juillet. Au programme : soirée stand up, soirée jeux de rôle Donjon & DragOut, tables rondes. On peut participer en présentiel mais aussi en distanciel (via Twitch).

    Infos ici.

    Bruno De
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