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  • Le sujet est délicat et peut facilement tomber dans les clichés. Jusqu’au 29 juin au Théâtre Edgar à Paris, se joue « Recherche mère porteuse ». Cette pièce qui évoque un sujet d’actualité des plus médiatisés parvient avec élégance et non sans humour, à sensibiliser sur la GPA et bien plus...

    Comme une comédie qui joue le pari de déconstruire les préjugés en abordant les réalités complexes de la parentalité moderne. Cette pièce, co-écrite et mise en scène par Jérémy Boutier et Nicolas Huan, plonge les spectateurs dans les mésaventures de Gabriel et Léo, un couple homosexuel désireux de fonder une famille. Face à des obstacles administratifs et sociaux, ils se tournent vers une mère porteuse, Clara, leur dernier espoir. Mais la situation se complique avec l’arrivée inattendue de Catherine, la mère de Gabriel, ignorant l’homosexualité de son fils. 

    La pièce aborde avec humour et tendresse des thèmes profonds tels que l'acceptation de soi, les dynamiques familiales et les défis liés à la gestation pour autrui, objet de débats féroces et d’une interdiction sur le territoire français. La quête de Gabriel et Léo pour devenir parents est un reflet des luttes que rencontrent de nombreux couples dans une société où les préjugés persistent. Cette émouvante comédie, au rythme effréné, entraîne les spectateurs dans une aventure pleine de rires et de rebondissements, tout en les invitant à réfléchir sur la diversité des formes familiales.

    Un casting de choix, des voix engagés

    Au cœur de cette production, on retrouve des comédiennes et comédiens talentueux tels qu’Astrid Gallo, qui incarne Clara, et Emilie Favre-Bertin, dans le rôle de Catherine. Astrid, formée aux techniques d’acting modernes, apporte une profondeur à son personnage, tandis qu’Emilie, comédienne professionnelle, navigue habilement entre comédie et drame. Jérémy Boutier et Nicolas Huan, qui jouent respectivement Gabriel et Léo, insufflent une énergie contagieuse à leurs personnages, rendant leur quête d’amour et de parentalité d'autant plus touchante.

    Recherche mère porteuse ne se contente pas d’être une simple histoire lambda ; sa singularité questionne les notions de famille, d'amour et de tolérance. Le choix de Clara comme mère porteuse soulève des réflexions sur le sens de la parentalité et les défis émotionnels qui l’accompagnent. La pièce met en lumière le processus de coming out et ses répercussions sur les relations familiales, tout en offrant une perspective nuancée sur les modalités de construction familiale.

    L’esprit de famille

    Enfin, cette œuvre se veut un hommage à la résilience et à la détermination des couples confrontés aux obstacles de la parentalité. En mêlant rires et émotions, Recherche mère Porteuse parvient à créer un espace de dialogue sur des sujets souvent tabous, tout en célébrant la force de l'amour et de la famille dans toutes ses formes. Ça rayonne de positivisme, c’est grinçant à loisir et poignant sur le long court, autant d’éléments qui offrent une autre perspective à une thématique qui aurait pu vite mal tourner. Un grand bravo pour ce traitement qui nous sort des polémiques pour nous révéler un pan de vie, un projet, celui de faire famille. Un rendez-vous culturel à ne pas manquer pour toustes celleux en quête de rires, de réflexions et d’humanité.

    Infos et Billetterie : www.theatre-edgar.com

    Julien Claudé-Pénégry
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  • A l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie, la lesbophobie et la biphobie le 17 mai, les associations et collectivités locales se mobilisent. Mercredi 14 mai (14h-17h) sera l’occasion de discuter des résultats de la recherche sur les besoins de santé des personnes LGBTI+.

    On fera aussi une mise à jour de l’actualité des recherches sur la santé des minorités sexuelles et de genre avec des présentations de l’enquête « Rapport au sexe » de 2023 sur la santé sexuelle des hommes ayant des relations avec des hommes, ainsi que l’étude ANRS sur les personnes trans vivant avec le VIH. Rendez-vous à l’Hôtel de Ville.

    Bruno De
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  • C’est un autre temps fort de la semaine de Pride à Bruxelles pour lutter contre les stéréotypes et la discrimination : la grande soirée queer arabe à LaVallée-Molenbeek ce vendredi 16 mai. La soirée offrira un espace unique et inclusif où chacun-e sera bienvenu-e et où les artistes arabes queer pourront se sentir en sécurité et compris. Baptisée « Corne de Gazelle » comme le nom du podcast indépendant (en français, en anglais et en arabe) créé par la communauté arabe queer en mettant l’accent sur la sensibilisation, la visibilité et l’émancipation de la communauté.

    La soirée, animée par son créateur Zakaria El Haddany, marocain queer né à Casablanca et vivant à Bruxelles, est une première. Constatant le manque d’initiatives arabes LGBTQIA+ dans la capitale européenne qui respire la diversité, l’objectif de « Corne de Gazelle » est de créer un nouveau pôle artistique et culturel mettant en lumière et célébrant toutes les formes de queerness au sein de la culture arabe. En invitant des artistes arabes queer et en leur offrant une plateforme où ils peuvent être vus, valorisés et en confiance, « Corne de Gazelle » permet de partager leur art live et de se produire devant un public large et diversifié.

    Au programme de cette soirée du 16 mai qui s’annonce haute en couleur :

    ● Patricia Chaudepisse : Drag queen et performeuse Marocaine, née à Casablanca et exilée à Paris (iel)

    ● Salma Zahore : Danseur, performeur et cinéaste queer libanais, né à Tripoli (Liban) et basé à Paris/Barcelone (il/lui)

    ● Sherine Falasteen : Dragactiviste et performeur palestinien, né à Jérusalemet basé à Bruxelles (il/lui)

    ● Diva Beirut : Drag queen et performeuse Star du Liban, né à Beirut (il/lui)

    ● GEM&I : Yasmina est Danseuse, chorégraphe, Dj Belgo-Marocaine née et résidente à Bruxelles (Elle)

    ● Sao Moustafa : Dj Libanais résident de Sudar Paris/Sao Paulo (il/lui)

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  • La rencontre qui vous attend va autant faire chavirer vos âmes que toucher vos cœurs. Écrit par Lili Miller et illustré par Zoé Crevette, Prelude of a Queen, est un conte musical qui résonne comme une libération. Abordant avec délicatesse des thèmes essentiels tels que l'identité, la diversité et l'acceptation de soi, cette œuvre offre une lecture riche en émotions et en couleurs préfacé par la célèbre drag queen Lova Ladiva.

    L'histoire suit Ugo, un enfant né un jour d'arc-en-ciel, dont le corps se pare de plumes colorées à mesure qu'il grandit. Ces plumes, symboles de sa véritable identité, sont arrachées par sa mère pour qu'il se conforme aux normes sociales. Au-delà du texte et des illustrations d’uen poésie immense, ce conte musical est accessible grâce à trois morceaux via des QR codes intégrés, qui confère à l’ensemble une expérience immersive qui enrichit la lecture.

    La métamorphose

    « Les plumes d’Ugo symbolisent les transformations physique et spirituelle », explique l’autrice, soulignant ainsi la métaphore de la recherche de soi. Ugo, confronté au harcèlement et aux moqueries, incarne la résilience face à l'adversité. Malgré la douleur de l’isolement, il découvre que l'acceptation de soi est la clé de sa victoire.  Avec ses illustrations somptueuses et son texte poignant, Prelude of a Queen se veut un véritable hymne à la diversité, célébrant les parcours singuliers de chacun. Cet album, à la fois bouleversant et inspirant, invite les jeunes lecteurs à embrasser leur unicité et à rêver sans limites. « Pourquoi ne pas accepter de laisser son corps voguer vers sa liberté ? », s'interroge Miller, lançant un message fort d'acceptation et de célébration de soi. « On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux », l’une des plus belles citations extraites du Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry résonne dans l’intégralité de cette somptueuse création. 

    Prélude of a Queen est une révélation, un hymne à la beauté des différences. 

    Prélude of a Queen, de Lili Miller et Zoé Crevette, Ed Eidola, 36 p, 22€.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La seconde édition de ce festival se déroulera les 9 et 10 mai (14h-minuit). Le très actif collectif House of Marley promet un événement « flamboyant, audacieux et inclusif ». Plus que des shows, elle proposera aussi des stands, débats et conférences. A l’Espace K, 10 rue du Hohwald.

    www.espace-k.com/class/delicieusement-drag-2.

    Bruno De
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  • Les 28 et 29 juin 2025, le Bazaar St So de Lille accueillera la prochaine édition du Teapot & Donut Queer Festival, un événement incontournable célébrant la culture queer à travers des performances artistiques, des concerts, des DJ sets et bien plus encore.

    Queer Market : Appel à candidatures pour les exposant·e·s

    Le festival organise un Queer Market, offrant une plateforme aux artistes, créateur·rice·s et tatoueur·euse·s LGBTQIA+ et allié·e·s pour présenter leurs œuvres. Les personnes intéressées peuvent réserver un stand via la billetterie en ligne. Les associations souhaitant participer bénéficient d’une inscription gratuite. Pour plus d’informations et pour postuler, rendez-vous sur la page dédiée du festival. 

    Drags Olympics : Inscrivez-vous pour représenter votre talent

    Les Drags Olympics, une première en France, offriront aux drag kings et queens l’opportunité de s’affronter dans des épreuves ludiques et sportives, telles que le 100 mètres en talons. Les Drag Olympics sont une rencontre sportive clownesque et burlesque qui se déroule en plein air, sous la forme de jeux/concours où les 3 gagnant(e)s recevront un prix.

    L’événement est ouvert à toutes les candidatures et à tout public (plus de 4000 visiteurs à Amsterdam). Créés au Mardi Gras de Sydney, repris à Amsterdam depuis plusieurs années et présentés par J Ho (Jennifer Hopelezz) et sa Drag House of Hopelezz.

    La House of Hopelezz sera à Lille deux mois avant les Olympiques et se déplacera gracieusement pour enflammer le Bazaar St-So. NK

    Les inscriptions sont gratuites, et chaque participant·e bénéficiera d’un défraiement. Pour vous inscrire, remplissez le formulaire en ligne.

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  • Il y a des esprits inspirants. Ian McKellen, l’interprète de Gandalf dans l’adaptation au grand écran de l’ouvrage de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux invite les acteurs hollywoodiens à faire leur coming out en expliquant sur BFMTV qu’« être dans le placard, c’est stupide. Il n’y a aucun besoin d’y rester ». La carrière de ce comédien britannique montre qu’il est tout à fait possible d’être ouvertement gay et d’être dans de belles productions. La preuve, il a été annoncé au casting du prochain Avengers : Doomsday, des frères Russe où il reprendra du service en Magneto aux côtés de Patrick Steewart, qui sera quant à lui Charles Xavier.

    Crédit photo : Gage Skidmore.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Lavoir Moderne Parisien a accueilli en mai 2024 un spectacle audacieux et poignant, Amours chimiques, qui a captivé le public avec son exploration du phénomène du chemsex. Portée par les talents de Corentin Hennebert et Joseph Wolfsohn, cette création, qui a suscité un vif intérêt, revient à Paris pour une nouvelle série de représentations au Théâtre de la Reine Blanche, du 17 au 22 juin 2025.

    Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, Amours chimiques raconte l'histoire de Candide, un jeune homme récemment installé à Paris. À travers sa rencontre avec Ilyes, il découvre un monde où le désir et la consommation de substances se croisent dans un tourbillon d'allégresse et de dérives. Cette pièce, d'une durée d'1h30, s'inspire des réalités vécues par de nombreux jeunes dans la capitale, mettant en lumière les complexités du chemsex, un sujet encore trop souvent tabou. Le récit est entrecoupé de scènes issues d'un groupe de parole dédié aux chemsexers, qui sert de fil conducteur tout au long de la pièce. Ce choix narratif permet de donner voix à des expériences authentiques et de dépeindre les luttes individuelles au sein d'une communauté souvent stigmatisée.

    Née d'une révolte face à l'impact du chemsex sur leurs vies, les auteurs, Hennebert et Wolfsohn, expliquent : « nous avons envie de raconter quelque chose qui n'est pas anodin, qui n'est pas anecdotique ». Leur démarche va au-delà du simple divertissement : ils souhaitent avertir, prévenir et explorer un sujet brûlant qui touche de près de nombreuses personnes. Cette nouvelle représentation au Théâtre de la Reine Blanche est une invitation à plonger dans un univers complexe et souvent mal compris, tout en offrant une perspective sincère sur les luttes contemporaines face au chemsex. Ne manquez pas cette occasion de découvrir une œuvre qui résonne profondément avec notre époque.

    Infos et réservations ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Nice Rainbow Festival #3

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Nice va fêter la journée internationale contre les LGBT phobies de très belle façon, non pas sur une journée mais sur une semaine ! Face à la montée des pouvoirs autoritaires et des discours réactionnaires, le Nice Rainbow Festival se veut un événement joyeux, coloré et populaire, valorisant les acteurs qui s'engagent pour améliorer la vie des personnes LGBT et de leurs proches, et pour promouvoir les valeurs universelles de liberté, d'égalité, de respect et d’inclusion.

    Samedi 10 mai, un village associatif accueillera toute la journée les festivaliers au Jardin Albert 1er et une manifestation aura lieu samedi 17 mai dès 15h.

    Tous les autres évenements sur www.nicerainbowfestival.fr

    Bruno De
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  • L’interdiction des prides en Hongrie fait des émules. Rien de bien sérieux pour l’instant, juste un obscur juriste qui demande au préfet du Nord de ne pas autoriser la première marche des fiertés LGBT de Roubaix, qui doit avoir lieu le 5 juin prochain, comme le rapporte La voix du Nord .

    Cette personne se nomme Amine Elbahi, il est membre du Parti Les Républicains et a été candidat aux législatives de 2022, où il a obtenu 5,8% des suffrages. Le journal lillois le décrit comme un “juriste roubaisien abonné au plateau de CNews et membre du comité stratégique du média d’extrême-droite Frontières” — cela vous pose un personnage. Le non-élu déverse sa bile dans un post facebook, où il s'emporte surtout sur les "drag-shows sexualisés en pleine rue" et affirme que Roubaix "n'est pas un laboratoire wokiste." Il menace en outre de saisir le tribunal administratif si le Préfet ne lui donne pas raison (ce qui risque d'être le cas...). Il n'y a sans doute pas matière à s'inquiéter : avec maintenant plus de 70 marches qui se déroulent chaque année sans le moindre incident dans tout le pays, l'homme aura du mal à convaincre d'un trouble à l'ordre public. 

    La marche de Roubaix est portée par une conseillère municipale Modem de la ville, Camille de Ruielle, en lien avec le Centre LGBT de Lille, J’en suis j’y reste. Elle partira le 5 juin au soir à 20 h du parvis de la gare Jean Lebas et arrivera vers 20h40/45 à la Mairie de Roubaix.  

    On va marcher beaucoup dans le département du Nord cette année, puisque des marches se tiendront aussi à Lille le 24 mai et à Tourcoing le 21 juin. Retrouvez toutes les dates des (nombreuses) prides dans notre calendrier des marches des fiertés

    Photo : Pride Lille 2023. Xavier Héraud. 

    Xavier Héraud
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