C’est un morceau de la grande Histoire de la trans-identité qui s’en est allé… L’activiste et mannequin trans britannique Ashley April est décédée à l’âge de 86 ans le 27 décembre dernier. Cette dernière avait notamment été la première femme trans à s’afficher en couverture du magazine Vogue en 1961 : une révolution dans le petit monde de la Mode qui lui avait finalement coûté sa carrière lorsque son identité originelle avait été révélée. Elle fut également l’une des premières personnes à subir une opération de réassignation sexuelle. Exilée un temps aux Etats-Unis, elle était revenue s’installer en Angleterre en 2005 où son statut de femme fut officiellement accordé par l’administration britannique, après des années de bataille juridique. Dès lors, elle ne cessa de militer pour la communauté trans et LGBTQ+. En 2012, son combat lui valut de recevoir le titre honorifique de l’Ordre de l’Empire Britannique. God save the Queen !
Ils s’appellent John Whaite et Johannes Radebe. A l’instar de la version française, où Bilal Hassani (notre chouchou) a brillé de mille feux, les deux garçons sont arrivés à la deuxième place lors de la finale diffusée en décembre 2021 sur la BBC. Dans Stricly Come Dancing (le nom du programme outre-Manche), les deux garçons ont réalisé le meilleur score total de toute la saison et ont obtenu le plus de 10/10. Ouvertement gay, John a déjà gagné la finale du concours de pâtissiers The Great British Bake Off en 2012. Il n’imaginait pas a priori qu’il pourrait performer avec un partenaire masculin, qui-plus-est gay : « je pensais vraiment que je devais danser avec un partenaire hétéro, pour tempérer un peu et rendre la chose plus digeste ». Mais mis à part quelques messages, « la haine s’est évaporée dans un vague de bienveillance et de soutien ».
Le succès de la nageuse universitaire américaine Lia Thomas dans les piscines de l'Ivy League relance outre-Atlantique le débat sur la place des femmes trans dans les compétitions sportives. Ce championnat autorise les étudiantes trans à participer aux compétitions sportives féminines, dès lors qu'elles ont suivi un traitement de suppression de testostérone pendant au moins un an. Les victoires successives de la nageuse ont pourtant entraîné une vague de critiques. Les parents de sportives concourant aux côtés de Lia exigent qu’elle soit exclue des futurs événements féminins, qualifiant les règles actuelles de « menace directe pour les athlètes féminines dans tous les sports ».