En 2024, le musée d’Orsay célèbre aussi le 130e anniversaire de la mort de Caillebotte. A cette occasion, le musée propose jusqu’à janvier 2025, une impressionnante exposition consacrée au regard que le peintre a porté sur la gent masculine, l’un de ses sujets de prédilection.
Au travers de 144 œuvres, les figures et les portraits d’hommes sont autant d’indices sur l’époque dans laquelle l’artiste vécut. Cet intérêt est manifeste puisque 70% des tableaux de figures du maître représentent exclusivement des hommes mais c’est essentiellement sa manière d’appréhender de manière très moderne leur quotidien qui en fait une œuvre riche d’enseignements autant sociologiques qu’historiques.

Observateur discret, Gustave Caillebotte n’est pas de ces personnes à juste faire poser ses modèles, il en capte la substantifique moelle. Les dessins préparatifs, tout comme ses études exposent bien sa méthode de création. Ces hommes qu’il affectionnent tant, qui le fascinent sont des proches : des amis, ses frères, des passants, des domestiques, des ouvriers, des canotiers… Il puise son inspiration dans la proximité qu’il entretient avec eux, de ce qu’ils dégagent, de ce qu’ils sont dans leur for intérieur. Et au lieu de leur prêter des vies imaginées, ils les cadre dans des instants d’intimité qu’il rend avec génie.

Photographe du moment, il nous les présente simplement, sans artifices, murés dans la contemplation, dans l'ennui, au travail ou dans un moment de loisir, rêvassant ou nus à la toilette, il ose les montrer, les dévoiler là où les femmes ont pour ses contemporains toujours été majeures. Il offre un nouveau paradigme dans lequel il expose un monde en mutation, où le « triomphe de la virilité » commence à s’étioler sous les effets de l’humiliation militaire de la guerre de 1870-1871, que l’émancipation des femmes se fait plus pressantes et qu’émergent des subcultures homosexuelles jusqu’alors invisibilisées. Il donne à regarder ces hommes avec ses yeux. Il les idéalise, les admire et en fait le reflet inconscient de ses propres différentes facettes. Pour explorer cette dimension rarement explorée de l’art du peintre, 10 salles à la fois chronologiques et thématiques brossent un portrait sans retouche des hommes de Caillebotte.
Caillebotte
Peindre les hommes jusqu’au 19 janvier 2025 au Musée d’Orsay, 75007 Paris.
Infos ici.
Crédit photos Musée d’Orsay & Museum of Fine Arts, Boston
Une histoire érotique de l'Angleterre de Grégoire Ming est un ouvrage audacieux en 28 chapitres qui plonge le lecteur dans les méandres de la sexualité britannique, en faisant un portrait aussi captivant qu’intrigant. À travers une approche historiographique mêlant éléments littéraires et anecdotes, Ming réussit à éclairer des facettes souvent méconnues de l’Angleterre, tout en nous plongeant dans une atmosphère érotique où le sexe et le désir transcendent les conventions sociales.
La Reine des Reines, la 1ère gagnante de Drag Race France, la magistrale Paloma devient l’héroïne d’un roman graphique qui la raconte. Derrière le titre éponyme de son spectacle Paloma au PluriElles, cet album de plus de 90 pages retrace les dessous des 7 personnages emblématiques qui l’habitent le temps de son show. Sans contrefaçon, elle se dépouille de l’apparat de drag queen pour incarner tantôt bourgeoise, guide de musée, reine de France, tantôt influenceuse, hippie, directrice de casting ou actrice. Le dessinateur Hugo Michalet a capturé en chacune de ces personnalités féminines, des aspérités qui leur sont propres pour leur donner vie sous un coup de crayon sensible et juste. 
Un essai conduit sur onze mois auprès de 72 volontaires en France et en Suisse montre que le « CD40.HIVRI.Env » en qualité de vaccin préventif « est sûr et capable d’induire une réponse immunitaire humorale1 et cellulaire rapide et durable contre le VIH », apprend-on de l'Inserm, de l'ANRS - Maladies infectieuses émergentes et de l'Institut de recherche vaccinale. En effet, les résultats à 48 semaines sont encourageants puisque aucun effet secondaire n'a été observé sur l’ensemble des personnes participantes.



Le film de Jacques Audiard, qui a fait sensation en raflant le prix du Jury et le prix d’interprétation féminine au dernier festival de Cannes, représentera la France lors de la 97ème cérémonie des Oscars aura lieu le 2 mars 2025 à Los Angeles. Il concourra pour l’Oscar du Meilleur film international. Une belle nouvelle qui met en valeur la création tricolore et cette appétence à mettre en lumière des histoires et des talents d’une force inégalable tel que Karla Sofía Gascón.
Afin de faire échos à la décision de justice condamnant les parents du jeune Lucas pour violence homophobes, les maires ruraux ont décidé d’agir pour protéger leurs jeunes en étant signataires d’une charte d’inclusion des personnes LGBT+ en milieu rural avec Stop Homophobie. Ils s’engagent d’une seule voix à définir un programme d’actions locales en s’appuyant si besoin sur le Plan national d’actions pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+. 
La culture queer résonne sur la Baie des Anges jusqu’au 1er décembre grâce à ce festival de cinéma (mais pas que…). Courts métrages, films, documentaires, concerts, expos, débats, de nombreux lieux revêtent les couleurs de l’arc-en-ciel pour un programme éclectique.
Le show annuel des Plus belles Girls arrive ! Comme chaque année depuis 1991, ce show inédit est concocté par des amateurs qui, à force de pugnacité, sont devenus de plus en plus professionnels. Cette troupe, composée de membres de l’association des Gays Randonneurs nantais, se produira en novembre avec plumes, strass et paillettes, (16-17 & 23-24) toujours en faveur de la lutte contre le sida, avec Elles font leur camping out. En 2023, leurs spectacles avaient permis de récolter plus de 6000€.
Depuis 1964, le personnage de Dolly Gallagher Levi a séduit de nombreuses stars, de Barbra Streisand à Bette Midler, en passant par Annie Cordy à Paris. Cette marieuse intrépide, qui cherche à retrouver l'amour, est prête à tout pour réussir.