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  • Depuis longtemps les personnes trans voulant bénéficier d’une chirurgie pelvienne ou mammaire dite d’« affirmation de genre » devait attendre que leur chirurgien fasse une demande d’« entente préalable » auprès des caisses Primaires d’Assurance Maladie pour valider la démarche. Processus honteux lorsqu'on sait que ce formulaire n’est pas requis pour des personnes cis souhaitant faire de même. Cette discrimination vient enfin de tomber après « des discussions, des rencontres et une écoute constructive » avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie.

    Dans un communiqué officiel, l’association Trans Santé France se félicite de cette avancée majeure dans la considération des personnes trans. Un courrier adressé par le Docteur Dominique Martin, médecin conseil de la CNAM à l’ensemble des praticiens hospitaliers précise qu’à compter du 18 mars « dans le cadre des chirurgies de réassignation (…) une demande préalable ne sera plus requise pour les adultes et les mineurs de 16 ans et plus. Dans ce cas, aucun certificat médical ne sera dorénavant requis ». Une bonne nouvelle que nous saluons. 

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  • Le 10 avril, le projet de loi SREN relatif à la sécurisation et à la régularisation de l’espace numérique notamment sur l’accès aux sites internet à caractère pornographique a été adopté à 64% des suffrages par l’Assemblée nationale. Pour « protéger les enfants de la pornographie », il est exigé que les sites en question vérifient l’âge de leurs visiteurs. Désormais l’Arcom, le régulateur de la communication, doit travailler avec la CNIL aux systèmes qui permettront de mettre en application cette loi dans un délai de deux mois. Une décision sera prise afin que trois mois plus tard, à savoir le 10 septembre 2024, tous les sites ayant du contenu pornographique se mettent au pas. A compter de cette date, « aucun contenu pornographique ne pourra être affiché sur l'écran du site, tant que le contrôle de l'âge de l'utilisateur n'est pas vérifié », comme l’indique le site Vie publique du gouvernement. Sinon l’Arcom ordonnera « le blocage des sites pornographiques qui ne contrôlent pas l'âge de leurs utilisateurs et leur déréférencement des moteurs de recherche sous 48 heures ». Les hébergeurs sont aussi visés. La loi prévoit qu’ils « devront retirer dans les 24 heures les contenus pédopornographiques qui leur sont signalés par la police et la gendarmerie, sous peine d'un an de prison et 250 000 euros d’amende, voire plus en cas de manquement habituel. »

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  • Le magazine Têtu sauvé

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    On craignait la fin du magazine iconique communautaire après sa mise en redressement judiciaire en octobre 2023. Répit ou nouveau souffle : la fondation le Refuge et le groupe SOS ont annoncé reprendre sa gestion au sein d’une société à mission. Cette dernière « préservera l’identité et l’indépendance éditoriale du magazine, tout en poursuivant la diversification des activités » du titre.

    Le groupe SOS constitue un ensemble d’acteurs associatifs actifs dans les domaines de la santé et de la solidarité, et gère un réseau de plusieurs centaines de structures dédiées à l’accueil et au soin de populations vulnérables.

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  • SOS Homophobie a 30 ans

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    Le 11 avril 1994 une vingtaine de personnes dans la tourmente de l’épidémie de SIDA qui s’abattait en France, créait SOS Homophobie. De toutes les luttes, le crédo de SOS Homophobie reste inchangé : prévenir, soutenir et militer ! De la ligne d’écoute destinée à aider et soutenir les victimes de l’intolérance et de la haine aux différents combats livrés pour les droits des LGBTI, la mobilisation est permanente.

    On retient notamment le « rapport annuel » sur l’homophobie lancé en 1997, qui a mis pour la première fois sur la place publique en France la réalité de la haine anti-LGBTI et qui demeure un document de référence. Outil plus que nécessaire !

    Militante, engagée, fière, cette association à travers ses bénévoles n’a de cesse depuis trois décennies de briser le silence et la honte autour des LGBTIphobies. Merci pour cet engagement sans faille !

    Infos : www.sos-homophobie.org

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  • La superstar américaine du ballon rond, Megan Rapinoe, très engagée dans les combats des LGBTQIA+, a mis fin à sa carrière en novembre 2023.

    Son club américain de Seattle a annoncé retirer le numéro 15 de son équipe, en hommage à la championne du monde.

    Une cérémonie aura lieu le 25 août. 

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  • Le célèbre club va bientôt renaître de ses cendres. Après un an et demi de fermeture pour cause d’immeuble insalubre, les travaux vont bientôt commencer. En attendant, on peut toujours retrouver l’équipe lors de soirées mensuelles aux Docks des Suds. 12 rue Urbain V, 13002 Marseille.

    Prochaine soirée le 11 mai.

    Infos ici

    Bruno De
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  • Le 4 avril, le Conseil des droits humains des Nations Unies a adopté une première résolution condamnant les discriminations et violences régulièrement subies par les personnes intersexes. L’instance onusienne préconise « la rédaction d’un rapport mondial détaillé, afin de déconstruire les mythes et clichés, et veiller à ce que ces enfants puissent grandir », explique le site Stop Homophobie.

    D’après les retours d’experts, jusqu’à 1,7 % de la population mondiale naît avec des caractéristiques intersexuelles, c’est-à-dire qui ne correspondent pas aux définitions classiques du masculin et du féminin. Souvent des interventions médicales sont pratiquées à la naissance et dans l’enfance pour imposer une identité, un genre. Jugées « inutiles », elles sont à risque pour les personnes intersexes. Il est recommandé de les différer afin qu’elles puissent prendre leurs propres décisions en toute liberté. Ce texte est une avancée qualifiée d’historique pour toute une frange de la communauté LGBTQI ! 

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  • A Krasnodar (sud ouest), la justice russe a condamné deux femmes qui se sont embrassées devant un café, avant de publier la vidéo sur les réseaux sociaux. Elles devront payer l’équivalent de 500€ chacune.

    Dans la plaine de l’Oural, les deux gérants d’un bar ont été placés en détention provisoire pour « extrémisme » LGBT+. Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison. Selon l’accusation, « il a été établi que les accusés, des personnes ayant une orientation sexuelle non traditionnelle, (…) soutiennent également les opinions et les activités de l’association publique internationale LGBT interdite dans notre pays ». Ces deux affaires sont bien la concrétisation de la décision de la Cour suprême russe, qui a banni en novembre 2023 le « mouvement international LGBT », ouvrant la porte à de lourdes peines de prison.

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  • Fruit de 5 années de réflexion et publié en avril 2024, Dignitas infinita (une infinie dignité) est le titre de ce texte de 20 pages, qui définit, si besoin en était, la position de l’Eglise catholique sur de nombreux sujets de société. On vous offre un verbatim des sujets concernant les LGBTQIA+, histoire de ne pas passer trop de temps sur des positions éthiques d’un autre temps :

    « théorie du genre » : « toute intervention de changement de sexe risque, en règle générale, de menacer la dignité unique qu’une personne a reçue dès le moment de la conception », « vouloir disposer de soi, comme le prescrit la théorie du genre, ne signifie rien d’autre que céder à la tentation séculaire de l’être humain se faisant Dieu »;

    criminalisation de l’homosexualité : le texte dénonce « le fait que, dans certains endroits, de nombreuses personnes soient emprisonnées, torturées et même privées du bien de la vie uniquement en raison de leur orientation sexuelle » ;

    changement de sexe : « toute intervention de changement de sexe risque de menacer la dignité unique qu’une personne a reçue dès le moment de la conception. (…) Cela n’exclut pas la possibilité qu’une personne présentant des anomalies génitales choisisse de recevoir une assistance médicale afin de résoudre ces anomalies » ;

    gestation pour autrui : « l’enfant a le droit, en vertu de sa dignité inaliénable, d’avoir une origine pleinement humaine et non artificielle ».

    Amen ?

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  • Mi-mars, un jeune réfugié gay congolais a été violemment agressé dans une pizzeria de la capitale (le Bon Tivoli, 10ème). Alors qu’il était en train d’évoquer une relation homosexuelle avec des proches, un homme l’aurait pris a partie. Jets de verres, de bouteilles, coups de poing, mais surtout, alors qu’il tentait de fuir, un groupe lui a baissé le pantalon, publiant ensuite une vidéo sur TikTok. Une enquête a été ouverte pour « violences en réunion en raison de l’orientation sexuelle (…) atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission de l’image d’une personne présentant un caractère sexuel ». Pour l’heure, aucune interpellation, mais Amos a reçu le soutien de la maire du 10ème arrondissement et de plusieurs associations, dont SOS Homophobie. Belle manière d’accueillir un réfugié qui a fui son pays en raison de son orientation sexuelle.

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