
Un débat intéressant secoue la version française de l’encyclopédie en ligne : faut-il garder les deadnames des personnes trans dans leurs pages ? Il s’agit du prénom assigné à la naissance, ensuite abandonné par une personne trans afin d’en choisir un qui correspond mieux à son identité de genre (le nom en français : morinom). Le débat entre les éditeurs de l’encyclopédie en ligne a pour but de « sonder la communauté sur certains points qui donnent lieu à des guerres d’édition », peut-on lire sur la page dédiée. Le sondage comporte deux autres questions : faut-il utiliser le deadname des personnes trans ? Et si oui, comment, et à quel endroit de la page ? Cette consultation fait suite aux critiques de mégenrage de Wikipédia. Résultat : sur 357 votants, une faible majorité a estimé qu’il faut mentionner le nom de pré-transition dans le résumé introductif.
Pour retrouver le détail des conclusions : https://fr.wikipedia.org, rubrique « mention du nom de naissance pour les personnes trans ».

Après un premier vote du Sénat, l’Assemblée Nationale a approuvé cette loi à l’unanimité des députés présents (331 votants) début mars. Le point le plus important est l’ajout d’une réparation financière : 10 000€ auxquels s’ajouteraient 150€ par jour de privation de liberté.
Le 1er avril prochain, les terrasses estivales rouvriront pour un troisième été sous régime d’autorisation de la mairie de Paris. Celle-ci exige le respect du domaine public en définissant une emprise au sol qui ne peut être dépassée et le respect de la tranquillité publique, à savoir ne pas déranger le voisinage par des tapages, d’où cette heure limite d’exploitation à 22h.
Dénoncer le chemsex en montrant ses dérives, tel est le pitch de cette création.
Jebin et Manu étaient en couple dans une Inde qui a encore du mal à avancer sur les unions de personnes de même sexe. Mais Manu est décédé. Depuis, Jebin lutte pour récupérer son corps afin de lui offrir des obsèques dignes de ce nom. Mais voilà qu’il se confronte à deux blocages de taille. D’une part, nous avons la famille qui refuse de récupérer le corps de Manu, parce qu’il est homosexuel et de l’autre les autorités refusent à leur tour de le donner à son compagnon. La situation est telle que Jebin vient de s’engouffrer dans un dédale administratif et judiciaire pour tenter par tous les moyens inverser le cours des choses puisque la cour du Kerala lui a interdit de procéder à l’incinération de son ami.
Manuel Guerrero Aviña, un ressortissant mexico-britannique de 44 ans vivant depuis 7 ans dans l’Emirat est détenu dans les geôles du Qatar depuis le 4 février parce qu’il est gay. Dans ce pays, où les rapports sexuels entre personnes du même sexe sont criminalisés, la police lui aurait tendu un piège sur l’application Grindr en utilisant un faux profil comme le rapporte le quotidien Le Parisien.
Après le succès de l’exposition à Paris en juin 2023, Munnezza – iel, queer et Amour arrive à la Galerie Éphémère de Montreuil du 9 au 30 mars. Derrière ce titre, une installation qui met en lumière le travail de six artistes queer dont, nouveauté par rapport à la précédente édition, la présence de deux montreuillois.
Le jeune mais très actif Centre LGBTQIA+ marseillais s'est associé à l'équipe Santé & Recherche Communautaire du SESSTIM pour élaborer un questionnaire d'évaluation des besoins de santé des minorités sexuelles et de genre dans la cité phocéenne.
Le 23 mars 2018, la France tremble à la suite d’un attentat djihadiste à Trèbes et Carcassonne. De cette histoire on retiendra l’héroïsme d'Arnaud Beltrame qui a donné sa vie. Dans cette déferlante de violence, l’homophobie s’est aussi invitée parmi les premières victimes du terroriste Redouane Lakdim. « J’ai tué des pédés. Sans pitié », déclare-t-il lors de la troisième journée d’audience qui a eu lieu en janvier 2024 comme le précise nos confrères de l’Indépendant. « J'ai tué des pédés là-haut aussi, je suis arrivé à l'improviste. Ils étaient cachés je leur ai mis deux balles dans la tête, sans pitié » balance-t-il à la caissière du Super U qu’il vient de prendre en otage comme l’explique le capitaine Desmidt, policier chargé des investigations. En fait, avant de s’en prendre au supermarché et à ses occupants, le djihadiste est passé par un parking où il abat Renato Silva et Jean Mazières.
Les feuilles n’ont pas le monopole de l’effeuillage burlesque. La Maison Burla organise un workshop boylesque. Le danseur Ritto Wanderlust proposera le 23 mars un cour de chair dance, entre sport et sensualité, histoire de pimenter une soirée avec son/sa partenaire de jeu… Espace Lauriston, 75116 Paris. Infos : 09 70 70 75 32.