
Bienvenue dans le boudoir de Vaslav de Folleterre, créature à paillettes et contre-ténor de choc, qui vous embarque dans une odyssée entre genre et travestissement, lyrique et burlesque. À travers confidences croustillantes, questions existentielles (Kurt Cobain aimait-il secrètement Freddie Mercury ?) et minutes Proust à la clochette dorée, ce spectacle mêle cabaret, philosophie de comptoir poétique et grande voix. Le bel Olivier Normand est seul-en-scène pour faire danser les identités, valser les stéréotypes, accompagné à la shruti box (oui, oui, c’est un vrai instrument, indien, à découvrir). Danseur, chanteur et comédien formé dans les meilleures écoles, il a travaillé avec les plus créatifs et brille depuis 2018, sous les traits de Vaslav, le lettré intello, au sein de la compagnie du cabaret queer Madame Arthur.
Ici, pas de transformisme, mais une créature libre et déjantée, qui questionne son propre rapport au genre avec humour, grâce et robe du soir : pourquoi se sent-on parfois plus homme en talons ? Peut-on être travelo et intello ? Et surtout… faut-il choisir ? Un spectacle-cocktail à boire d’un trait, servi corsé, et joliment secoué.
Vaslav, par Olivier Normand.
16 sept.-4 oct. au Théâtre du Rond-Point (Paris),
du 12 au 14 nov. à
la Maison de la Danse (Lyon),
du 16 au 22 nov. à La Garance (Cavaillon),
le 16 déc.
à L’Étincelle (Rouen).
Crédit photos Cécile Dessailly/Victor Leclère

Si l’envie vous en dit de découvrir l’histoire du Paris LGBT, la mairie de Paris Centre a lancé lors de la Marche des Fiertés, une carte interactive répertoriant 23 lieux emblématiques des luttes LGBTQ+ dans les quatre premiers arrondissements. Ce parcours historique valorise des sites tels que la place des Émeutes de Stonewall ou la rue Pierre Seel, héros de la résistance homosexuelle.
Alors que le Mémorial de la Shoah à Paris présente actuellement Auschwitz-Birkenau vu par Raymond Depardon qui a capturé lors de l’ouverture au public des camps en 1979, ce qu’il reste de la plus implacable des machines de mort mise en place par l’homme, le Pôle Média Culture Edmond Gerrer de Colmar propose une exposition gratuite intitulée Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie. 
Une polémique avait grossi à la mi-août à l’annulation de la projection du film Barbie de Greta Gerwig, en plein air dans le quartier du Londeau, à Noisy-le-Sec. Cette déprogrammation faite par le maire communiste était consé-cutive à des menaces d’un groupuscule de jeunes qualifiant l’œuvre de promotion de l’homosexualité et de donner une mauvaise image de la femme. Afin d’éviter qu’« un groupe d’hommes se pose en censeurs moraux », la ville a décidé de caler une nouvelle date de diffusion de l’œuvre cinématographique accompagnée d’un débat.
La plateforme française ONO accueille Because of Love, le nouveau webtoon de Cyann. L’autrice, déjà remarquée avec Les Ravageurs, signe ici une histoire où la musique accompagne les sentiments et rapproche les personnages.
Le 18 septembre, après le show du Royal Tour Drag Race France au Zénith, cap sur Slalom pour une after party KHAOS qui promet de marquer la rentrée avec un line-up explosif : Mami Watta, de retour à Lille, Elips, finaliste plébiscitée par le public. Karmia, So Loïc et Stargirl, figures de la soirée Khaos et de la scène drag lilloise. Côté musique, Margaux59000 et Brigitte Ibiza mèneront les platines jusqu’au petit matin.
Après plus d’un an complet à la Nouvelle Seine (Paris), Noam Sinseau débarque pour la première fois dans la cité phocéenne. Entre blagues tranchantes, voguing qui slay et moments de poésie, Noam Sinseau vous embarque dans un voyage unique, de la Martinique à Paris. Identité, émancipation, et paillettes sont au programme dans ce spectacle où Noam casse les codes du genre avec humour et sincérité.
Le temple du street art amarré sur les quais de Seine, Fluctuart présente une carte blanche d’exception à l’artiste JonOne sous forme de rétrospective. Du 11 septembre au 21 décembre 2025, cette exposition met à l’honneur plus de 40 ans d’un parcours artistique marqué par une fusion unique d’abstraction gestuelle et de calligraphie dynamique.
Attention ovni théâtral. Le Théâtre Public de Montreuil accueille Woke, un spectacle audacieux mis en scène par Virginie Despentes du 29 septembre au 2 octobre. Douze interprètes et quatre auteur·rices, dont la romancière elle-même, donnent vie à cette création en forme d’ode à la résistance, à la joie et à l’altérité. La pièce, première mise en scène de Despentes, a été coécrite avec Julien Delmaire, Anne Pauly et le philosophe Paul B. Preciado. Elle explore le réenchantement du réel par la création, dans un contexte d’oppression généralisée, où les artistes deviennent des activistes de la liberté. Sur scène, quatre doubles fictionnels incarnent des avatars, muses ou démons de ces auteur·rices, en quête de leur imaginaire. La troupe, issue du théâtre expérimental, du cabaret ou du cinéma underground, déploie une énergie jubilatoire, déjouant la neutralité théâtrale pour mieux dynamiter les codes.
Bonne nouvelle. Alors que le laboratoire Gilead a reçu le feu vert des autorités de santé américaine pour la commercialisation d’un nouveau traitement de Prep en format injectable deux fois par an, l’agence européenne du médicament a suivi le mouvement. Cette nouvelle chance d’endiguer les contaminations par le VIH en préventif est à l’étude depuis février. Reste désormais à ce qu’il passe le processus d’évaluation par la Haute Autorité de la Santé qui inclut l’analyse du Service Médical Rendu (SMR) et de l’Amélioration du Service Médical Rendu (ASMR). En fonction de la note attribuée, les négociations sur le prix avec l’industriel vont être engagées. Cela pourrait durer jusqu’à un an ou plus si le prix demandé est jugé excessif.