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  • Plus qu'une simple poupée, Barbie incarne les évolutions de la société à travers l’histoire. Mais saviez-vous que la Black Barbie célèbre l'impact considérable que trois femmes noires travaillant chez Mattel ont eu sur l'évolution de la marque Barbie telle que nous la connaissons.

    À travers les récits de ces charismatiques personnes, le documentaire de Netflix raconte comment la première Barbie noire a vu le jour en 1980, en examinant l'importance de la représentation et la façon dont les poupées peuvent être cruciales pour la formation de l'identité et de l'imagination. Truffé de témoignages forts, d’envies partagées, de modèles d’inclusivités, cette version de la Barbie classique a permis de faire apparaître enfin une référence qui correspond à toute la frange de la population loin de l’hégémonisme du profil blanc qui a été véhiculé à travers le monde. Indispensable.

    A visionner ici.

    Bruno De
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  • Au lieu de supporter Némo, le gagnant suisse de la dernière édition de l’Eurovision, les médias de la Suisse romande n’ont de cesse de mégenrer le jeune artiste queer, rapporte le site 360.ch. 

    Un comportement aussi fâcheux qu'irrespectueux. Lui, qui dans le texte de sa chanson explique casser les codes de la binarité de genre, bute face à des journalistes entêtés à le définir exclusivement par un genre masculin, lui qui a exprimé expressément « son désir de s’identifier par des pronoms neutres ou, faute de mieux, d’utiliser son prénom ». Cela démontre au-delà de la bêtise des plumes de ces journaux qui s’évertuent à ne pas considérer la non-binarité de Némo que le problème est bien plus profond. En effet, il semblerait que la Suisse ait encore une réticence flagrante faire exister la notion de troisième sexe.

    Les partis politiques ne s’entendent pas sur ce changement bien que tous s’accordent à reconnaître la Suisse dans sa pluralité. Espérons que les choses évoluent dans le bon sens.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Un choc. Celui d’une écriture qui vous prend aux tripes. Sorti en 2023 chez Globe et édité chez Pocket, ce chef-d'œuvre de Douglas Stuart est un ovni tant par la force qui s’en dégage que par le propos qui nous assaille. Nous sommes en Ecosse, à Glasgow, dans ses faubourgs, là où la violence et la dureté de la vie s’entrechoquent sur fond de rivalités d’appartenances religieuses. Le tableau n’est pas rutilant et Mungo et James s’aiment malgré tout. Le premier est protestant quand le second est catholique. Mais on n’aime pas qui l’on veut par ici. On doit être « des vrais » hommes. Pour cela, Mungo doit réfréner ses sentiments, paraître aux yeux des autres et tout particulièrement auprès d’Hamish, son frère chef de gang qui fait respecter son honneur quoi qu'il en coûte. Dans ce drame social intense, foudroyant et âpre, Mungo est confié à deux gars qui doivent faire de lui ce que la société attend : un bon petit avec des valeurs en conformité avec sa classe et son genre. Pour cela, il va devoir se plier. Sur le loch auquel il a été envoyé pour pécher par sa mère, deux hommes vont se charger de lui pour en faire un « vrai homme ». Mais là tout va vriller.

    480 pages incisives et tranchantes qui décrivent les carcans de la masculinité et des carcans virils et anxiogènes de la classe ouvrière. Un portrait à la Ken Loach, amer et plein d’espoir qui fait émerger un Roméo et Juliette des temps modernes. Un best-seller mondial pour un manuscrit qui a essuyé 32 refus d'éditeurs avant d’être édité chez un petit éditeur indépendant. Étincelant de virtuosité.

    Mundo de Douglas Stuart, Ed. Globe, 480 pages, 24€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Imaginez ce que peut provoquer la collaboration entre « l’enfant terrible de la mode » Jean Paul Gaultier et le chausseur de talent romanais connu pour son fameux tressé cuir Stéphane Kélian ! Le musée de la Chaussure à Romans-sur-Isère propose jusqu’au 3  novembre de vous glisser dans la magie des réalisations nées de l’imagination de ces deux génies français. 

    Quand l’audace rencontre l’excentricité. C’est bien cela qu’Olivier Jault, designer de chaussure et collectionneur, co-commissaire de l’exposition Jean Paul Gaultier pour Stéphane Kélian « Roman d’une rencontre » a voulu mettre en scène au cœur d’une chapelle. Un lieu unique, tel un écrin pour la rétrospective d’une aventure créative faite de confiance, d’insolence, de savoir-faire et de désinvolture. Olivier Jault, le passionné d’histoire et des techniques de confection autour du monde de la chaussure, qui a longtemps travaillé aux côtés de Jean Paul Gaultier s’est pris de passion à l’idée de mettre en lumière les trésors qui sur plus d’une vingtaine de défilés prêt-à-porter du créateur ont vu naître des chaussures qui accompagnaient les tenues.

    Une rencontre, un partage

    De 1984 à 1996, ce qui va émerger de « l’union » de ces deux artistes va dépasser l’entendement. Bien plus que de simples réalisations, ces chaussures sont de véritables œuvres d’art. Fusion fantastique et détonante entre l’univers atypique et tourbillonnant du jeune créateur et la capacité presque renversante de l’expert à concrétiser tout concept même les plus impensables en réalité. Pour rendre hommage à ce mariage de déraison consenti entre deux esprits loin des stéréotypes, qui de mieux que ceux qui ont été les acteurs historiques des deux maisons, les amis, les férus de mode ?

    Tout tenté, tout créé

    Il en ressort, une scénographie qui invite à explorer l’anticonformisme du duo, la technicité dans chaque réalisation, les détails, l’exécution, le rendu, l’âme de chaque pièce qui ne fait pas qu’habiller une paire de pieds, mais surtout les sublime et leur donne une visibilité toute nouvelle, dans un ensemble esthétique. Car de la fantaisie, il y en a eu en plus de 10 ans de collaboration parsemés de projets originaux. L’un inspirant l’autre, c’est la mutualisation de leur liberté d’imaginer un produit fini, de qualité, beau et souvent très complexe à élaborer qui les excitait. Rien n’était impossible, rien. De la paire de boots pour homme à talons haut avec le talon transparent avec un flash lumineux au derby évidé d’une partie de son cuir, en passant par les bottines à talon mi-mollet issues de la collection Les rap’pieuses ou encore les sneakers montants avec bout et broche métal de la collection French gigolo, l’humour flirte avec les références culturelles quand le sportswear et le streetwear envahissent les podiums.

    Une aventure hors pair qui laissera à jamais ses empreintes au fil des paires qui ont été imaginés et foulé les défilés comme autant d’accessoires de mode à part entière. En répondant aux « désirs les plus fous » de Jean Paul Gaultier, chaque innovation de Stéphane Kélian « laisse place à une chaussure « tendance», adaptée à chaque silhouette, devançant chaque nouvelle mode, donnant naissance à de nouvelles identités », comme l’explique si joliment le journaliste Patrick Cabasset, un proche de jean Paul Gaultier.

    Jean Paul Gaultier pour Stéphane Kélian « Roman d’une rencontre », jusqu’au 3 nov. 2024 au musée de la Chaussures, 26100 Romans-sur-Isère.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les LGBTQI+ français ne sont pas les seuls à subir des agressions : en juin, pas moins de 5 ont été répertoriées. Le mode opératoire reste « classique », via les applis de rencontre.

    Il convient donc de rappeler quelques règles de bon sens :

    - donner un premier rendez-vous en extérieur,

    - prévenir un proche en amont de la rencontre,

    - dissimuler tous les objets de valeur (ordinateur, téléphone, bijoux) et moyens de paiement chez soi si vous recevez,

    - et surtout, en cas d’agression, ne pas hésiter à porter plainte.

    Bruno De
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  • Sur le modèle du dépistage du VIH gratuit et sans ordonnance dans tous les laboratoires, le dépistage sera possible à partir de septembre pour les jeunes de moins de 26 ans, sans ordonnance et gratuitement donc. Le dépistage de l'hépatite B, de la syphilis, de l'infection à chlamydia et de la gonorrhée sera pris en charge à 100% par l’Assurance maladie. Dans l’hypothèse d’un diagnostic positif, c’est le biologiste du laboratoire qui contactera le patient afin de l’orienter vers une structure de soins adaptée. L’occasion pour se faire dépister aussi pour le VIH !

    Franck Desbordes
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  • Savez-vous comment Hollywood a usé de stratagèmes pour déjouer la censure et parler d’homosexualité à l’écran ? The Celluloid Closet, actuellement disponible sur le portail France.tv, propose un passionnant voyage à travers les subterfuges mis en place par les scénaristes. Plus de 120 extraits de films sont passés à la moulinette et commentés par les plus grands noms du 7e art américain pour expliquer de Ben Hur à My Beautiful Laundrette en passant par Basic Instinct ou encore Philadelphia. Inspiré du livre éponyme, The Celluloid Closet de Vito Russo, ce documentaire sorti en 1995 démontre comment des acteurs tels que Tom Hanks, Sharon Stone, Susan Sarandon ou encore Whoopi Goldberg se sont joués des interdits avec ces désirs défendus à l’image. Avec la complicité des scénaristes, ils confient un florilège aussi inédit qu’époustouflant d’anecdotes retraçant plus de 100 ans de tournage. Malicieux et contestataire.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Nous avons tous connu ce genre de sentiments. Ceux de la rencontre, qui traduisent un trouble étrange face à celui ou celle qui fait chavirer notre cœur. Cela nous dépasse et ce qui aurait pu être un détail devient essentiel au point de chambouler notre vie tout entière.  Le Processus de la tendresse de Thomas Louis nous dépeint l’histoire de deux hommes qui lors d’un salon de la gastronomie tombent sous le charme l’un de l’autre. Cyril est un jeune chef parisien étoilé et Yann, un futur journaliste culinaire. L’amour de la bonne chair sera le témoin d’un amour de la chère, la leur. De l’attirance première, l’amour prend le relai. Mais entre Yann qui vit en Touraine dans une situation familiale qui ne laisse pas de place à une homosexualité et Cyril qui vit avec femme et enfant… Rien ne semble pouvoir les rapprocher. Et pourtant. Bien que leurs univers respectifs semblent les contraindre à taire cette passion, le temps va les faire naître à eux-mêmes.

    S’affirmer, oser, mentir, tromper ? Dans le dédale de leur vie, les moments s'enchaînent, les non-dits fleurissent, les mensonges trahissent, les vérités explosent et les craintes jalonnent cette histoire d’amour. Thomas Louis installe avec maestria le théâtre de cette relation empêchée qui fait des ravages sur son chemin. Jouant d’un style qui nous donne une envie irrépressible de tourner la page pour savoir ce qui va arriver, il nous promène dans une nuée de détails qui auront à cœur de résonner en vous.

    Le Processus de tendresse, de Thomas Louis, Ed. Plon, 224 pages, 19€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Russie : détransition forcée

    transgenres

    La première femme politique ouvertement transgenre en Russie a décrit comment les autorités russes l'ont menacée de l'interner dans un hôpital psychiatrique si elle ne changeait pas de sexe, a rapporté Novaya Gazeta Baltic mardi.

    Yulia Alyoshina, qui a dirigé le parti d'opposition Civic Initiative dans la région de l'Altaï en Sibérie jusqu'en 2022, a annoncé sur sa chaîne Telegram en mai qu'elle avait repris le sexe qui lui avait été assigné à la naissance et changé le nom de sa chaîne en « Alyoshin », la version masculine de son nom de famille. « J'ai parcouru les albums de photos de mes proches et j'ai prié pour eux, ce qui m'a aidé à réaliser que je suis un homme », a écrit Mme Alyoshina dans un message dans lequel elle s'est également excusée « auprès de tout le peuple russe ». Toutefois, dans une interview accordée à Novaya Gazeta Baltic, Mme Alyoshina a déclaré qu'elle avait écrit ses messages Telegram dans un état de « stress extrême » après avoir appris que les autorités russes prévoyaient de l'envoyer dans un hôpital psychiatrique. Mme Alyoshina a effectué sa transition en 2020, trois ans avant que Vladimir Poutine ne signe une loi interdisant la chirurgie de réassignation de genre et la thérapie hormonale pour les personnes transgenres et rendant impossible la modification du genre dans les documents officiels.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La capitale belge compte déjà deux cabarets (Mademoiselle et Chez Maman) et des bars avec drag shows. Un petit nouveau pointe le bout de son nez : Potiche. Les drags Lara Fullcamp et LaDiva Live rendent un hommage à la Maillan (qui a joué la pièce éponyme) et souhaitent en faire un lieu inclusif. Le mercredi est consacré au karaoké, tandis que vendredi et samedi, les shows font la part belle aux talents scéniques multiples. 10 Petite Rue au Beurre.

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    Bruno De
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