« Être lesbienne est une fête ». Ces mots sont ceux d’une femme qui se présente comme "ordinaire, mariée à une femme formidable et fière maman". Mais à bien y regarder, cette phrase qui s’insère dans un tatouage en forme d’arc-en-ciel aux couleurs du rainbow flag à l’arrière de son coude droit est une véritable proclamation, un mode d’ordre, une philosophie de vie où se mêle visibilité, revendications et fierté. Elle clame haut et fort qu’être lesbienne n’est pas un sujet de discussion, de débat, de fantasme ou de haine, c’est un fait ! C’est aussi et surtout une lutte de tous les jours, le besoin d’exister, de vivre pleinement et de s’épanouuir sans crainte de l’autre. Voilà pourquoi, elle scrute l’espace public hétércisnormé et s’insurge. Ce compte remet les choses à leur place. Ce n’est pas de tolérance qu’il s’agit, mais uniquement de respect et de liberté. Photos de balades avec son épouse, écrits sur son coming out, attaque autour d’un patriarcat anxiogène, d’un sexisme latent, les coups de gueule pleuvent, les réflexions s’enchainent sur le féminisme, l’homosexualité, le racisme… Ici les combats sont intersectionnels, les témoignages des uppercuts. Ces partages sont les instantanés d’une lesbienne ordinaire.
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Elle manque de finesse cette tribune transphobe intitulée « Liberté d’expression », parue le 2 février dans le magazine Marianne. Sous prétexte de revenir sur l’affaire de la plainte de la première maire trangenre de France, Marie Cau à l’attention de la terf Doria Moutot en octobre 2022 sur le plateau de Léa Salamé, les langues se libèrent et le fiel qui en découle est nauséabond. Pour mémoire, Doria Moutot tête de fil médiatique d’une frange radicale féministe avait invectivé la représentante politique de « homme transféminin », la mégenrant à loisir, le tout dans un discours transphobe à souhait. Dans le média français sous prétexte d’ « une liberté d’expression » muselée, on y lit en défense de la terf : « pourtant, dans ses propos, aucune haine, aucune volonté d’abîmer l’autre. Elle décrit ce qu’elle voit. Elle parle de sa perception, de sa réalité ». Avons-nous bien compris de ce qu’il en retourne chers haters ? C’est l’intégrité d’une femme qui est attaquée frontalement de manière dégradante sur toute la ligne. C’est la dignité humaine qui est piétinée de manière insultante. De quel droit une telle haine ? Ça vous réjouit de détruire des vies ? Franchement. Ces harcèlements incessants se transforment si vous ne le savez pas encore en caveau aux plus faibles. Certain.e.s n’ont qu’une seule réponse pour se détacher de la pression et du non-respect que vous leur infligez : le suicide. Vous en êtes en partie la cause !
Les jolies colonies de vacances que chante Pierre Perret ne l'ont pas été pour un jeune garçon trans de 12 ans qui s’est vu refuser l’accès du dortoir des garçons lors d’un séjour à la Montagne. La mère accuse la mairie de Puteaux de transphobie. Le prestataire choisi par la municipalité aurait affirmé vouloir respecter la non-mixité des couchages, obligeant donc le jeune homme à rester parmi les filles. Une situation ubuesque puisque l’enfant qui a entamé des procédures de transition et qui plus est, a changé de prénom à l’état civil. C’est l’incompréhensible ! La mairie va jusqu’à demander à la maman d’« outer » son fils auprès des autres parents du séjour. Après un refus, elle capitule. Les autres familles la soutiennent. Mais rien n'y fait, le petit n’aura pas la possibilité de rejoindre ses camarades. De ces vacances, le gamin en ressort « démoli ». Plusieurs plaintes au pénal contre des personnes morales et physiques vont être déposées, notamment pour discrimination. Sixtine, la maman, a aussi lancé une pétition en ligne « contre la transphobie et pour le respect des droits des enfants », une pétition et une démarche que Strobo soutient sans réserve.
Vous le connaissez, il était Mehdi dans la pièce de théâtre « 5 guys chillin ». Lui c’est Jonathan Louis qui fait de la scène son terrain de jeu. Artiste pluridisciplinaire, le comédien féru de musique, est aussi chanteur. Il sortira le 20 juin 2023 le titre « Fiertés », comme une revendication d’être qui l’on est, un point c’est tout. Réalisé par Thomas Monica ( M, Vanessa Paradis, Etienne Daho...), mixé par Ian Caple ( Massive attack) et masterisé par Nicholas Kinney, ce titre prendra son envol pour une diffusion internationale avant que son EP Racines débarque fin août. Vous y découvrez 4 morceaux qui sonnent comme des brides de vécus à exorciser à l’image de « Pardonnez-moi mon péché » ou « D’un Père à son fils ».
La dernière sortie du souverain Pontife, François Ier sur son sentiment à l’égard de l’homosexualité et de l’homophobie a de quoi faire grincer des dents. Il a déclaré qu’« être homosexuel n’est pas un crime », avant d’ajouter par contre que l’orientation sexuelle elle, constitue à ses yeux « un pêché ». Et comme acte de repentance de préciser : « nous sommes tous des enfants de Dieu, et Dieu nous aime tous comme nous sommes », les homosexuels y compris. Les prises de position en demi-teinte sur le sujet du Pape sont coutumières. Cette parole réaffirme une fois de plus la doctrine de l’Eglise, il ne fallait pas s’attendre à un miracle. Lorsque l’on sait que 67 pays criminalisent encore l’homosexualité d’après l’association Human Trust Right, est-il nécessaire de faire de telles déclarations ?