
Rien ne va plus. On ne serait pas loin d’un autodafé tellement la directive en place est radicale : faire disparaître des rayons des bibliothèques tous les ouvrages faisant référence aux thématiques LGBTQ. Non, vous ne rêvez pas, c’est en bien vrai et c’est de l’autre côté de la Manche que cela est en train de se dérouler. C'est à chaque fois, le même modus operandi, une plainte de parent sur le contenu d’un ouvrage et c’est tout qui disparaît.
Dans une enquête menée par Index auprès de bibliothécaires scolaires britanniques, 53 % des personnes interrogées ont déclaré qu'on leur avait demandé de retirer des livres tous styles confondus, plus de la moitié de ces demandes émanant de parents.
Parmi eux, 56 % ont retiré le ou les livres en question. Parmi les titres, citons This Book is gay, de Juno Dawson ; Julián is a mermaid, de Jessica Love ; et l'abécédaire ABC Pride, de Louie Stowell, Elly Barnes et Amy Phelps, ainsi que de nombreux autres titres à contenu LGBT+.
Plus inquiétant encore, il semble qu'il y ait beaucoup d'autocensure - les bibliothécaires ne fournissent pas de livres de peur d'entrer en conflit avec les parents et le personnel supérieur des écoles religieuses ou de celles dont on pense que le corps étudiant est religieusement conservateur. Le même phénomène est en train de se produire aux USA.

Les meurtres de personnes transgenres sont désormais passibles d'une peine pouvant aller de 35 à 70 ans de prison à Mexico City. Les changements, promus par le parti Morena au pouvoir, ont été adoptés par 45 voix contre une, a indiqué l'assemblée législative de la capitale sur la plateforme de médias sociaux X.
Ce ressortissant mexicano-britannique a pu enfin quitter le pays libre, après 6 mois de détention arbitraire suite à un piège tendu par la police Qatari sur Grindr.
On connaissait le Texas conservateur. L’État organise tout pour entraver la vie des personnes trans.
Le comité Miss T PACA Embassy lance son premier concours régional afin d’élire ses deux représentant.e.s au concours national. Emma Guérineau, l’organisatrice, le veut comme « militant et valorisant », au-delà du cliché de la beauté et de la jeunesse.
Pour ceux/celles qui souhaitent emboîter le pas aux reines du drag, Stevie Rosebush propose des ateliers make-up/tenue/construction du personnage/performance. Ca se passe au bar le Boum les 12 et 19 septembre pour un show le 3 octobre.
Le délégué berlinois à la cause queer s’est rendu à Leipzig pour la CSD. Après le défilé de néonazis lors de la manifestation du Christopher Street Day (CSD) à Bautzen, en Saxe, sa présence marque un soutien et une solidarité pour la scène gay et lesbienne locale. Plus de 1
Dans ce bar niçois, en plus de profiter de DJ sets, on peut aussi se cultiver grâce à des expos temporaires. Jusqu’au 7 novembre, la photographe Amandine André expose ses œuvres urbaines, réalisées au gré de ses voyages.
Un de plus. Le 11 juillet dernier, l’Agence France Presse qui a pu consulter le compte rendu officiel d’un conseil des ministres Burkinabé nous informe d’un projet de loi interdisant l’homosexualité. Jusqu’à présent, celle-ci n’était absolument pas dans le collimateur des autorités. Mais depuis qu’une trentaine de pays africains prennent des lois discriminatoires à l’attention de la communauté LGBTQI+, il semblerait que les pays les plus ouverts du continent prennent la même direction. Le régime militaire à la tête du pouvoir au Burkina Faso en est l’exemple.
La mairie l’a acté : un monument en mémoire des personnes LGBT+ déportées pendant la Seconde Guerre Mondiale va être érigé non loin du Pavillon de l’Arsenal, dans le 4ème arrondissement. Jean-Luc Verna, artiste en charge de sa création souhaite cette œuvre comme une « commémoration aux gens partis mais aussi l’ombre portée par les menaces qui subsistent. Comme on voit partout que l’histoire se répète et qu’aucun droit acquis n’est pérenne, je pense qu’il était bon de ne pas s’adresser uniquement au passé, mais de distiller aussi quelque chose de l’ordre du présent ».