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  • Le 3 juillet, un communiqué officiel signé de sept organisations (Toutes Des Femmes, Acceptess-T, Outrans, SOS Homophobie, l’Inter-LGBT, Aides et la Fédération LGBTI) demande l’abrogation du fichier de police sur les personnes trans et immigrées ayant changé d’état civil. Les associations citées ont déposé des recours auprès du ministre de l’Intérieur et du Premier Ministre pour que ce décret soit déclaré nul au plus vite.

    Au regard du contexte politique actuel, ce fichier porte atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux des personnes trans. En effet, en créant un « traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « table de correspondance des noms et prénoms », cela signifie la mise en place d’un fichier automatique, systématique et indifférencié de chaque personne ayant changé de prénom et/ou nom. Mais en rendant accessible ces données aux forces de l’ordre, l’inquiétude monte face aux dérives que cela pourrait entraîner et « favoriser des violences policières transphobes ». Le risque (écarté pour le moment heureusement) d’une arrivée au pouvoir du RN renforce ces inquiétudes et l’urgence de supprimer ce texte.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les LGBTQI+ français ne sont pas les seuls à subir des agressions : en juin, pas moins de 5 ont été répertoriées. Le mode opératoire reste « classique », via les applis de rencontre.

    Il convient donc de rappeler quelques règles de bon sens :

    - donner un premier rendez-vous en extérieur,

    - prévenir un proche en amont de la rencontre,

    - dissimuler tous les objets de valeur (ordinateur, téléphone, bijoux) et moyens de paiement chez soi si vous recevez,

    - et surtout, en cas d’agression, ne pas hésiter à porter plainte.

    Bruno De
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  • Dans le cadre de l’exposition Paradis naturistes qui se déroule actuel-lement au MUCEM, la villa Noailles vous invite à de nombreux rendez-vous artistiques annexes.  On y retrouve notamment à la Ruche K,  Les cas érotiques en association avec la Galerie Kokanas, au 61 rue Belle de Mai (13003 Marseille), une exposition collective avec la présence de l’artiste Lazarus Lazare. Il nous entraîne à travers ses créations dans les garrigues profondes, où les corps en émois se libèrent pour vivre des histoires d’amours en pleine nature. Laissez-vous porter par ces moments orgasmiques. Une exploration audacieuse et délicate de l’érotisme à nu sans retenue.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’ancien Royaume de Siam, aujourd’hui la Thaïlande, devient le premier pays de l’Asie du Sud Est à ouvrir le mariage pour tous. Voté par le Sénat le 17 juin, le texte qui ouvre donc le droit aux personnes de même sexe de pouvoir officiellement se marier, doit être présenté au roi et paraître dans la gazette royale. Il faudra encore attendre 120 jours après la promulgation de la loi pour que les premiers mariages puissent avoir lieu. 

    Les couples homosexuels auront alors accès également aux mêmes droits quant à l’adoption et à l’héritage que les hétérosexuels. Mais la véritable évolution dans les mentalités vient de la démarche sur l’égalité qui se traduit par les modifications apportées sur les termes non genrés qui seront désormais employés : « individus » et « partenaires de mariage » remplaceront les références aux « hommes », « femmes », ainsi que « maris » et « épouses ».

    La Thaïlande devient le 3ème pays avec le Népal et Taïwan à donner de tels droits à ces sujets.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après la Marche des Fiertés du 22 juin dernier, la librairie Sauramps devait accueillir une lecture de contes par des drag queens. Le collectif la Culotte, qui en est à l’origine, valorise l'art transidentitaire et lutte contre les discriminations à l'encontre des artistes transgenres. 

    Après un déluge de haine sur les réseaux sociaux mais aussi des appels anonymes, la direction a préféré renoncer pour des raisons de sécurité : « nous sommes désolés que la visibilité que nous leur avions apportée se retourne aujourd'hui contre eux à cause de quelques personnes qui revendiquent régulièrement le droit à la liberté d'expression, mais ne tolèrent pas  l'expression libre à partir du moment où elle n'est pas en accord avec leur point de vue. »

    L’événement est reporté sine die, un signalement effectué aux forces de l’ordre. En outre, l’association déplore un manque de soutien de la mairie.

    Bruno De
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  • Le 26 juin, le Président américain a déclaré vouloir réparer un « tort historique » à l’encontre des soldats homosexuels. « Malgré leur courage et leur sacrifice, des milliers de militaires LGBT+ ont été exclus de l'armée à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Certains de ces patriotes ont été envoyés devant des cours martiales et ont porté le fardeau de cette lourde injustice pendant des décennies », a déclaré Joe Biden dans un communiqué. En proposant de réparer cette injustice, le Président cible spécifiquement l'article 125 du code de justice militaire, datant de 1951 et que le Congrès a rendu obsolète en 2013.

    Ce texte faisait alors de la sodomie entre adultes consentants un crime passible de la cour martiale. Les personnes LGBT+ étaient directement exclues de l'armée aux États-Unis jusqu'en 1994, date à laquelle la règle du « don't ask, don't tell » (« ne rien demander, ne rien dire ») est entrée en vigueur. La démarche de grâce présidentielle ne sera cependant pas automatique. Les soldats ayant subi des préjudices devront se manifester. Ils et elles se compteraient par milliers. Au-delà de la portée symbolique, cette reconnaissance permettra de manière très pratique aux anciens soldats de faire rectifier leurs documents militaires et ainsi pouvoir  avoir accès à des prestations qui leur étaient interdites jusqu'alors.

    Bruno De
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  • Nice : Dolly white

    Une fête réunissant plus de 5000 personnes en plein cœur de Nice : les connaisseurs en ont pris l’habitude chaque été. Cette année, ils se réuniront place du Pin le 14 août à partir de 18h. On prendra bien sûr soin de revêtir son plus bel ensemble blanc, plus ou moins habillé, car toutes les fantaisies seront permises. 

    Bruno De
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  • Un choc. Celui d’une écriture qui vous prend aux tripes. Sorti en 2023 chez Globe et édité chez Pocket, ce chef-d'œuvre de Douglas Stuart est un ovni tant par la force qui s’en dégage que par le propos qui nous assaille. Nous sommes en Ecosse, à Glasgow, dans ses faubourgs, là où la violence et la dureté de la vie s’entrechoquent sur fond de rivalités d’appartenances religieuses. Le tableau n’est pas rutilant et Mungo et James s’aiment malgré tout. Le premier est protestant quand le second est catholique. Mais on n’aime pas qui l’on veut par ici. On doit être « des vrais » hommes. Pour cela, Mungo doit réfréner ses sentiments, paraître aux yeux des autres et tout particulièrement auprès d’Hamish, son frère chef de gang qui fait respecter son honneur quoi qu'il en coûte. Dans ce drame social intense, foudroyant et âpre, Mungo est confié à deux gars qui doivent faire de lui ce que la société attend : un bon petit avec des valeurs en conformité avec sa classe et son genre. Pour cela, il va devoir se plier. Sur le loch auquel il a été envoyé pour pécher par sa mère, deux hommes vont se charger de lui pour en faire un « vrai homme ». Mais là tout va vriller.

    480 pages incisives et tranchantes qui décrivent les carcans de la masculinité et des carcans virils et anxiogènes de la classe ouvrière. Un portrait à la Ken Loach, amer et plein d’espoir qui fait émerger un Roméo et Juliette des temps modernes. Un best-seller mondial pour un manuscrit qui a essuyé 32 refus d'éditeurs avant d’être édité chez un petit éditeur indépendant. Étincelant de virtuosité.

    Mundo de Douglas Stuart, Ed. Globe, 480 pages, 24€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Artiste idolâtrée dans le monde entier, Céline Dion est à l’honneur cet été à travers deux documentaires passionnants qui proposent d’explorer deux moments intimes et constitutifs de sa vie. 

    A commencer par Céline, la note parfaite de l’Eurovision disponible sur Arte. 54 minutes qui nous ramènent en 1988, lorsque la jeune québé-coise a remporté le grand con-cours de chant européen. A base d’images d’archives et de témoignages, on y découvre une jeune fille pleine de vie qui, en remportant ce show pour un pays qui n’est pas le sien, va propulser sa carrière vers le firmament. Je suis : Céline Dion, le second programme est quant à lui diffusé en exclusivité sur Prime Vidéo. Celui-ci se veut plus brut, plus incisif, plus dérangeant même diront certains. Vous y voyez la chanteuse dans tout ce qu’il y a de plus grandiloquent. De concerts en enregistrements jusqu’aux confidences et la lutte contre cette maladie qui l’affecte et l’a obligé de mettre en retrait sa carrière, Céline Dion se livre comme jamais.

    Forte et fragile, inquiète et battante, elle met enfin des mots sur le syndrome de la personne raide dont elle souffre. « Ces dernières années ont été un grand défi pour moi, de mon diagnostic jusqu'à l'apprentissage d’une façon de vivre avec la maladie et de la gérer, sans la laisser me définir », écrivait en janvier la principale intéressée. « Alors que je marche vers un retour à ma carrière de chanteuse, je réalise à quel point elle me manque, à quel point mes fans me manquent. Pendant mon absence, j'ai choisi de documenter cette partie de ma vie pour sensibiliser les gens à cette maladie peu connue et aider ceux qui partagent ce diagnostic » déclare-t-elle sur son profil Instagram. Un moment inédit, un poil voyeur parfois dans la réalisation de la nominée aux Oscars Irène Taylor, mais un rendez-vous authentique. Du vrai Céline Dion comme on l’aime.

    A voir sur Prime Vidéo : Je suis : Céline Dion - primevideo.com/-/fr/detail/Je-Suis-Céline-Dion

    A voir sur Arte : www.arte.tv/fr/videos/118452-000-A/celine-dion-la-note-parfaite-a-l-eurovision

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après un défilé si triste en 2023, la Marche des fiertés a renoué cette année avec son côté festif. C’était encore un peu timide pour créer de belles ambiances festives au-delà des 10 premiers mètres derrière chaque char car les sonos étaient souvent trop faibles du fait de leur petitesse.

    Bon, dans l’ensemble, on est sur la bonne voie. Encore un petit effort sur le volume sonore, une taxe carbone pour les chars non-électriques, une autre taxe pour les entreprises LGBTQ+ qui voudraient défiler et qui seraient si fières de contribuer au succès de la marche et des actions écolo de l’Inter-LGBT avec cette taxe, on n’enlève rien du caractère politique et militant de la marche, on ajoute un soupçon de fête, et on y sera. En tous cas, bravo, malgré cela, c’était une belle marche. 

    Franck Desbordes
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