
Depuis leur commercialisation en France fin 2021, Vocabria® et Rekambys®, deux traitements à longue durée d’action à base de cabotégravir et de rilpivirine, transforment la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. Ces deux traitements injectables, administrés en association, permettent d’espacer les prises à un intervalle de deux mois tout en maintenant une charge virale indétectable. Initialement, l'Agence nationale de sécurité des produits de santé (ANSM) avait imposé que les trois premières double-injections soient réalisées à l’hôpital, afin d'assurer une surveillance étroite de la tolérance et de l'observance.
Cependant, en novembre 2024, l'ANSM a décidé de réduire cette exigence d'administration à l’hôpital de la seule première double-injection. Cette décision, fondée sur des retours d'expérience des utilisateurs et des prescripteurs, ainsi que sur des données probantes issues de l’étude européenne « Combine-2 », a pour objectif de rendre le parcours de soins plus accessible et moins contraignant.
En effet, l’obligation de suivre un schéma d’injections à l'hôpital engendrait des contraintes organisationnelles et des déplacements pénibles pour les patients.
L’importance de cette modification ne peut être sous-estimée : elle s’inscrit dans une volonté de démocratisation des traitements injectables. En permettant aux patients de recevoir leurs injections en ville après une seule série à l’hôpital, l'ANSM prend en compte non seulement l'efficacité et la tolérance des traitements, mais aussi les préférences des usagers. Le TRT-5 CHV, représentant des usagers, s’est réjoui de cette évolution, qui promet d’améliorer significativement la qualité de vie des personnes concernées.
Cependant, cette simplification du parcours de soins soulève également des défis. Il est essentiel de renforcer l’offre de soins en ville, notamment en formant des professionnels de santé habilités à administrer ces traitements et en veillant à l'éradication de toute sérophobie potentielle.

Andrzej Stekala, sauteur à ski polonais de 29 ans, a fait son coming out sur Instagram le 1
Un hommage vibrant à la diversité et à l’expression de soi. Du 7 au 27 février 2025, l'ESMOD Paris, première école de mode française, accueille l'exposition L’Art du drag : trois regards mode , mettant en lumière l'univers flamboyant de trois figures emblématiques du drag : Miss Boo, Kitty Space et drapeau blanc. Anciennes élèves de l'établissement, ces artistes partagent leur parcours et évoquent l'impact positif du drag sur leur vie.
Dans la continuité
La Cour de Justice de l’Union Européenne vient de rendre une décision historique sur la collecte des données personnelles liées à l’identité de genre. Désormais, la mention de civilité binaire (monsieur ou madame) devient facultative, sauf pour les statistiques de parité et le dossier médical.
L’exposition
Le gouvernement britannique a lancé un programme de reconnaissance financière de 75 millions de livres sterling pour compenser les injustices subies par les anciens combattants LGBT, renvoyés en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre. Ce programme, conçu après des consultations avec les vétérans, offre 50 000 livres aux anciens combattants licenciés, avec des versements potentiels allant jusqu'à 70 000 livres. Les vétérans concernés pourront également demander un rétablissement de leur grade et une modification de leur motif de libération.
La SNCF pourrait bientôt devoir renoncer aux indications de genre lors de la réservation de billets de train. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a statué que la collecte de données liées à la civilité des clients, tels que « Monsieur » ou « Madame », n'est pas indispensable pour l'exécution du service.
Avis aux anglophones ! Dans son ouvrage Becoming lesbian, l'historienne Tamara Chaplin s'attaque à une question cruciale : comment une sous-culture marginalisée a-t-elle su utiliser les médias modernes pour transformer les perceptions du désir sexuel ? À travers une analyse minutieuse, elle met en lumière l'histoire souvent négligée de l'intimité féminine entre personnes du même sexe, en l'inscrivant dans un combat plus large pour le contrôle de la sphère publique.
Dans un article récent sur Europe 1, William Molinié a soulevé une controverse en rapportant que les futurs officiers de police devaient plancher sur la lutte contre la haine anti-LGBT lors de leur concours. Selon lui, cette initiative illustre une infiltration de l'esprit « wokiste » au sein de l'administration policière, provoquant le mécontentement de certains agents qui estiment que l'accent est mis sur des enjeux minoritaires au détriment de la sécurité publique globale. Molinié cite des policiers déplorant une « inversion des priorités » face à la montée des trafics qui touchent une majorité.