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  • Un de plus. Le 11 juillet dernier, l’Agence France Presse qui a pu consulter le compte rendu officiel d’un conseil des ministres Burkinabé nous informe d’un projet de loi interdisant l’homosexualité. Jusqu’à présent, celle-ci n’était absolument pas dans le collimateur des autorités. Mais depuis qu’une trentaine de pays africains prennent des lois discriminatoires à l’attention de la communauté LGBTQI+, il semblerait que les pays les plus ouverts du continent prennent la même direction. Le régime militaire à la tête du pouvoir au Burkina Faso en est l’exemple.

    Le quotidien Libération explique que la Présidence a adopté un décret pour un nouveau Code des personnes et de la famille (CPF) qui « consacre l’interdiction de l’homosexualité ». Un premier pas contre les personnes de mêmes sexes avait été franchi lorsque « le Conseil supérieur de la communication, l’organe régulant les médias, avait décidé d’interdire de diffusion les chaînes de télévision faisant la promotion de l’homosexualité » en août dernier. C’est maintenant l’homosexualité dans sa globalité qui est ciblée. Même si le texte ne précise pas les sanctions encourues, le texte doit passer devant les députés pour validation.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Bruxelles (Brussels): Bruxelles : Fame 2024

    lesbiennes, Queer, cinema, exposition, théâtre, concert

    Ce festival d’arts de la scène, qui met en valeur le travail de femmes et minorités de genre se déroule du 20 au 28 septembre dans la capitale belge. C’est un espace conçu en dialogue avec les luttes féministes, queer et décoloniales. Théâtre, danse, concerts, conférences, discussions, ateliers, balades, films : autant de formes d’expression pour créer un héritage culturel commun plus inclusif, paritaire et diversifié.

    Le programme complet ici.

    Bruno De
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  • Le délégué berlinois à la cause queer s’est rendu à Leipzig pour la CSD. Après le défilé de néonazis lors de la manifestation du Christopher Street Day (CSD) à Bautzen, en Saxe, sa présence marque un soutien et une solidarité pour la scène gay et lesbienne locale. Plus de 1000 personnes ont participé au cortège de la CSD de Bautzen.

    En parallèle, environ 680 personnes du camp d'extrême droite et de groupes néonazis se sont rassemblées. La police a tenu les deux manifestations à distance l'une de l'autre. La police a saisi des cagoules chez des manifestants d'extrême droite et a fait savoir que des «slogans xénophobes» avaient apparemment été chantés. Les organisateurs de la CSD ont annulé une fête de clôture prévue pour des raisons de sécurité.

    A Leipzig aussi, des groupes d'extrême droite et des néonazis ont appelé à des contre-manifestations pour la CSD.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Rien ne va plus. On ne serait pas loin d’un autodafé tellement la directive en place est radicale : faire disparaître des rayons des bibliothèques tous les ouvrages faisant référence aux thématiques LGBTQ. Non, vous ne rêvez pas, c’est en bien vrai et c’est de l’autre côté de la Manche que cela est en train de se dérouler.  C'est à chaque fois, le même modus operandi, une plainte de parent sur le contenu d’un ouvrage et c’est tout qui disparaît.

    Dans une enquête menée par Index auprès de bibliothécaires scolaires britanniques, 53 % des personnes interrogées ont déclaré qu'on leur avait demandé de retirer des livres tous styles confondus, plus de la moitié de ces demandes émanant de parents.

    Parmi eux, 56 % ont retiré le ou les livres en question. Parmi les titres, citons This Book is gay, de Juno Dawson ; Julián is a mermaid, de Jessica Love ; et l'abécédaire ABC Pride, de Louie Stowell, Elly Barnes et Amy Phelps, ainsi que de nombreux autres titres à contenu LGBT+.

    Plus inquiétant encore, il semble qu'il y ait beaucoup d'autocensure - les bibliothécaires ne fournissent pas de livres de peur d'entrer en conflit avec les parents et le personnel supérieur des écoles religieuses ou de celles dont on pense que le corps étudiant est religieusement conservateur. Le même phénomène est en train de se produire aux USA.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Ce lieu alternatif autogéré se retrouve dans une passe très difficile. Placé en redressement judiciaire, il reste 2 mois pour redresser la barre, avant d’être mis en vente. La viabilité économique dépend de la fréquentation. Pour aider, il faut d’abord s’y rendre et faire exploser le chiffre d’affaires ! Les événements proposés sont nombreux, à suivre.

    instagram.com/lamutinerieparis

    176 rue Saint Martin, 75003 Paris

    Bruno De
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  • Carton rouge

    Les Dégommeuses, l’association sportive qui a pour objectif de faire connaître le foot féminin a bien failli perdre la subvention de la mairie de Paris.

    En effet, lors d’un conseil de Paris, les élus de droite se sont tout simplement opposés à sa reconduction sans donner aucune explication. Jean-Luc Romero-Michel, l’adjoint à la maire de Paris, chargé des Droits Humains, de l’Intégration et de la lutte contre les Discriminations s’en est offusqué en séance. Et grâce à la majorité en place, la subvention a pu être validée. Une bonne nouvelle. Rappelons qu’outre le sport, les Dégommeuses sont impliquées dans la lutte contre les discriminations sexistes et lgbtphobes et au-delà de nos frontières, elles dénoncent le génocide palestinien en cours. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La mairie l’a acté : un monument en mémoire des personnes LGBT+ déportées pendant la Seconde Guerre Mondiale va être érigé non loin du Pavillon de l’Arsenal, dans le 4ème arrondissement. Jean-Luc Verna, artiste en charge de sa création souhaite cette œuvre comme une « commémoration aux gens partis mais aussi l’ombre portée par les menaces qui subsistent. Comme on voit partout que l’histoire se répète et qu’aucun droit acquis n’est pérenne, je pense qu’il était bon de ne pas s’adresser uniquement au passé, mais de distiller aussi quelque chose de l’ordre du présent ».

    Bruno De
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  • Des drapeaux dédiés à la célébration du mois des fiertés LGBTQ ont été vandalisés à la mi-juin à New York, selon le service de police de la ville. Les drapeaux colorés près du monument national de Stonewall, situé dans le quartier de Greenwich Village à Manhattan et dédié à un tournant dans le mouvement moderne des droits civiques des LGBTQ, ont été enlevés et endommagés dans la nuit, a indiqué le département de la police de la ville de New York dans une déclaration à CNN.

    L’enquête préliminaire a révélé qu'une personne non identifiée avait enlevé et détruit 160 drapeaux dans la zone vers 20 heures jeudi 13 juin selon la police. Le maire de New York, Eric Adams, a commenté l'acte de vandalisme dans un message publié sur X, anciennement Twitter, en écrivant : « la haine n'a pas sa place dans notre ville, et rien ne changera cela ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Lyon : Street queer de la rentrée

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    La rue Coysevox va être transformée par Body Design Lyon en un festival de couleurs, musique et solidarité. Au programme samedi 28 septembre de 16h à 23h : DJ sets, spectacles drag, buvette associative, prévention avec des stands de dépistage et distribution de matériel par Enipse.

    Bruno De
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  • Lucie Castets, candidate du Nouveau Front Populaire pour Matignon, a fait son coming out dans les colonnes de "Paris Match" au cœur de l’été. Globalement peu commentée, cette déclaration aura malgré tout fait l’objet de quelques remarques, comme celle de l’ancienne ministre Nathalie Loiseau, qui montrent que les personnalités politiques LGBT ne sont pas encore tout à fait acceptées en politique.

    Les coming outs en politique ne sont pas encore un non-événement. Dans l’été, Lucie Castets candidate du Nouveau Front Populaire pour le poste de Première ministre, a révélé son homosexualité dans les colonnes de Paris Match : « Je souhaite trouver un équilibre entre protéger ma famille, ma femme et notre enfant, et dire qui je suis », explique-t-elle. La déclaration de la haute fonctionnaire aura finalement suscité peu de commentaires. Mais il s’est trouvé quelques grincheux pour faire des remarques déplacées, sinon homophobes. Outre une tribune du Point où Brice Couturier a expliqué sur une page entière qu’on se foutait de ce coming out, on retiendra le tweet de Nathalie Loiseau, ancienne ministre chargée des affaires européennes dans le gouvernement d’Edouard Philippe et aujourd’hui députée européenne (Horizons). « Pour moi, la politique passait par la discrétion sur soi-même, le service des autres et le passage par l’élection. Mais ça, c’était avant. Je dois être très très old school », a-t-elle écrit le 8 août. 

    « Old-school… « ou homophobe ? », lui a répondu la députée écolo de Paris Sandrine Rousseau.  « Si les imbéciles qui répètent qu’on fait son coming out médiatique pour faire parler de soi étaient exposés au dixième des insultes qu’on subit quand on franchit ce pas, ils changeraient d’avis assez vite… », a ajouté le sénateur communiste Ian Brossat, qui est gay. 

    La discrétion ne vaut que pour les homos

    Sur X, les autres usagers du réseau social ont pu rappeler à Nathalie Loiseau qu’elle avait posé pour les photographes avec son mari, et que le président sous lequel elle a servi n’a jamais hésité à mettre en scène son couple en Une de Paris Match par exemple. Comme d’innombrables personnalités politiques avant (et après) d’ailleurs. La discrétion, comme souvent, ne semble valoir que pour les homos.

    A l’accusation d’homophobie de Sandrine Rousseau, la députée européenne a répondu : « Sandrine Rousseau, ça se passe bien les accusations gratuites ? Tranquille, au frais ? Vous essentialisez Lucie Castets en la réduisant à son orientation sexuelle. Pas moi. Drôle de façon d’essayer de réunir les Français. Pas la mienne en tous cas. »

    On pourra rétorquer que Lucie Castets ne cite pas le nom de sa femme, ni celui de son enfant. Elle n’a pas fait d’apparition publique avec eux ou organisé de séance photo pour la presse. C’est donc bien la mention de son orientation sexuelle qui gêne.

    Deux personnes LGBT de suite à Matignon ?

    Lucie Castets, 37 ans, est directrice des finances et des achats à la ville de Paris. Inconnue du grand public il y a encore quelques semaines, elle a été désignée candidate au poste de Première ministre par les quatre partis du Nouveau Front Populaire, dont la coalition est arrivée en tête au second tour des élections législatives de juin. Si jamais elle était désignée à la tête d’un gouvernement cela ferait une deuxième personne LGBT de suite à ce poste, Gabriel Attal étant ouvertement gay et ce serait la première femme lesbienne. Mais nous n’y sommes pas encore. 

    Vendredi 5 septembre, le président de la République a nommé Michel Barnier à Matignon, ce que beaucoup qualifient d’abus de pouvoir et de déni de démocratie. Il a ensuite posé en Une de Paris Match avec son épouse sans que Nathalie Loiseau ou Le Point trouvent à y redire. CQFD.

    Photo: Wikipedia

    Cet article a été publié dans Strobo n°34

    Xavier Héraud
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