
Les associations Mousse et Stop Homophobie ont déposé, le 29 décembre 2025, une plainte pénale auprès du procureur de la République de Paris visant la Société Générale. Elles accusent la banque d’avoir collecté illégalement des données sensibles, dont l’orientation sexuelle et l’appartenance à la communauté LGBTQ+, en violation du Code pénal (art. 226‑19) et du RGPD (art. 9), a confirmé SOS Homophobie.
Selon L’Humanité et Le Canard enchaîné, un questionnaire de recrutement utilisé pour des postes en France et à l’étranger invitait les candidats à indiquer leur genre, leur identité de genre, leur groupe ethnique, leur orientation sexuelle ou même leur engagement politique. Autant de questions « sans lien direct avec l’emploi proposé » (C. trav., art. L. 1221‑6), susceptibles d’enfreindre le droit européen à la vie privée. Un salarié lyonnais qui avait dénoncé ces pratiques a été « muté, suspendu puis licencié », toujours selon Le Canard enchaîné. Pour Me Étienne Deshoulières, avocat des associations, « en démocratie, la vie privée n’est pas négociable : cette plainte vise à rappeler que le droit pénal et le RGPD protègent toutes les personnes contre de tels abus ».
La Société Générale se défend. Elle affirme que les questions étaient facultatives et que « les données, anonymisées, ne sont consultables ni par les recruteurs ni par les managers », invoquant sa volonté de « promouvoir la diversité et l’inclusion ». FO Société Générale, tout en saluant cet objectif, appelle à « une transparence complète » sur la finalité, l’anonymisation et la durée de conservation des informations recueillies.
Déjà condamnée en septembre 2025 pour discrimination liée à l’origine et au sexe, la banque voit une nouvelle fois sa politique de diversité interrogée. Les associations demandent désormais l’ouverture d’une enquête pour sécuriser les preuves et prévenir toute collecte future « intrusive ».

Cette comédie de boulevard de Barillet et Grédy avait vu flamboyer Jacqueline Maillan sur les planches, puis Catherine Deneuve devant la caméra de François Ozon. Elle revient avec la pétillante Clémentine Célarié dans le rôle principal de Suzanne, qui reprend les rênes de l’entreprise familiale par obligation, troquant son costume de femme bourgeoise dévouée et godiche contre celui de cheffe d’entreprise flamboyante. Hugo Bardin fait aussi partie de la distribution sous les traits de Paloma, son personnage drag queen. On n’a pas encore vu mais ça risque de faire des étincelles !
out le monde connaît la citation de William Shakespeare dans Richard III « mon royaume pour un cheval » ! 
« Parce que le silence protège la violence », alerte Pavel Kunysz, Mr Bear Belgium 2026 et ex-coprésident de Prisme, la fédération wallonne LGBTQIA+. Les chiffres font froid dans le dos. Les agressions homophobes et transphobes explosent en Belgique avec une augmentation de +40% en trois ans selon Prisme, dopées par l’extrême droite décomplexée et les discours « anti-woke ». 
L’administration Trump est sans respect aucun. Trump a modifié le nom de Rachel Levine sur son portrait officiel en utilisant son ancien prénom, qualifiant cela d’« action mesquine ». Nommée en 2021 sous Biden, Levine fut la première personne transgenre à occuper un poste nécessitant la confirmation du Sénat et la plus haute fonctionnaire fédérale ouvertement transgenre, notamment à un poste dans l’uniforme. Après le retour de Trump en janvier, elle a été remplacée par le républicain Brian Christine, opposé à certains soins affirmant le genre. Récemment, son portrait au siège du ministère a été modifié pour retirer son prénom actuel.
À Beauvais, le premier centre LGBT+ de l’Oise a ouvert ses portes le 17 décembre, au cœur du quartier Saint‑Jean. « Un triple symbole : la détermination, la résistance et l’espoir », souligne Matthias Ott, délégué interministériel à la lutte contre la haine anti‑LGBT. Financé à hauteur de 50 000 € par la Dilcrah, ce lieu géré par le Samu social fédère associations et professionnels pour accueillir les personnes concernées. Malgré déjà des « commentaires haineux sous les articles », les initiateurs y voient la preuve qu’il « y en avait besoin dans l’Oise ». 
ic-tac, tic-tac…Le Jeu de Paume rend hommage à l’ironie mordante et ma moquerie assumée de Martin Parr avec Global Warming, du 30 janvier au 24 mai 2026. Disparu début décembre à 73 ans, le photographe britannique continue de scruter nos dérives avec humour et lucidité. À travers 180 clichés, des débuts en noir et blanc aux flamboyances colorées, l’exposition retrace cinquante ans d’un regard caustique sur la société de consommation, le tourisme de masse ou la dépendance technologique. Ni moraliste ni militant, Parr saisit la banalité du monde moderne pour mieux en révéler l’absurdité. Plus qu’un regard esthétique, Global Warming est une invitation à agir, un cri d’alarme face à une réalité palpable qui nous échappe, née de choix quotidiens. Une rétrospective aussi drôle que tragique, miroir impitoyable de l’Anthropocène.
Dans Homo Virilus : la fabrique du mâle-être, la réalisatrice Maya-Anaïs Yataghène dissèque l’évolution du modèle masculin, de l’homo virilus dominateur à l’homme d’aujourd’hui confronté à l’égalité des genres. Ce documentaire de 52 minutes mêle archives historiques, témoignages intimes d’hommes de tous horizons et analyses d’experts – historiens, sociologues, psychiatres – pour explorer comment la virilité, jadis glorifiée comme pouvoir suprême, devient un diktat toxique.
Le « gaz hilarant » défraie la chronique. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a exprimé dans Le Monde du 12 décembre 2025 son souhait que le protoxyde d’azote soit classé stupéfiant, après la mort tragique de Mathis, 19 ans, percuté par un conducteur sous son emprise. « Je souhaite que ce soit vu comme une drogue », a-t-il déclaré sur BFMTV/RMC, plaidant pour une circonstance aggravante en cas d’accidents et la saisie des véhicules.
Une tragédie en alexandrins, voilà qui dénote et peut surprendre. Malgré tout, le spectateur est emporté dans ce drame entre un roi-père qui poursuit son prince de fils et l’amant de ce dernier. Quand la trame de l’histoire rejoint celle de l’Histoire (avec un grand H).