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  • Fini la peur de retourner « au placard » pour ses vieux jours. Zurich va devenir la première ville suisse à créer un immeuble d’habitations destiné aux personnes âgées LGBTQIAP+. Cette crainte avérée de devoir taire son orientation sexuelle dans un établissement classique n’aura plus lieu d’être dans ce lieu porté par la structure locale QueerAltern.

    Ce projet de résidence répondra aux réalités spécifiques du vieillissement de la communauté en offrant un cadre inclusif, avec des appartements pensés pour garantir confort et suivi de soins approprié, le tout en permettant à chacun de rester pleinement soi-même.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pierre Maillet réveille les fantômes d’Edith et Edie Bouvier Beale dans un écrin nocturne et queer : le mythique club Reno Sweeney. Adaptée de l'œuvre de Sara Stridsberg, cette pièce dissèque la relation fusionnelle et punk de ces « anges déchus » de l'aristocratie américaine. Recluses dans leur manoir délabré, mère et fille transforment leur misère en acte de résistance subversif.

    ntre travestissement, poésie trash et autodérision, ce spectacle célèbre la marginalité comme une forme d'art. Une plongée vertigineuse dans l’arrière-salle d’un cabaret, où l’excentricité devient l'ultime rempart contre la ruine, le tout en musique ! Un rendez-vous flamboyant et enlevé.
    Edith Beale au Reno Sweeney, du 19 au 31 mai 2026, Théâtre du Rond-Point, Paris.

    Luc Biecq
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  • La NASCAR a infligé une suspension indéfinie à Daniel Dye, pilote de 22 ans de l’écurie Kaulig Racing, après des commentaires jugés homophobes lors d’un live sur la plateforme Whatnot. Au cours d’une séance d’ouverture de cartes à collectionner, le pilote de la série Craftsman Truck (No 10 Mopar Ram 1500) a imité la voix du pilote IndyCar David Malukas, la qualifiant de « voix gay » sur un ton moqueur : « dès que je commence à faire une voix “gay” de David Malukas, je tombe sur une carte rare. Alors continuons », a-t-il lancé. 
    L’infraction relève de la section 4.3.C du règlement NASCAR, interdisant toute moquerie basée sur l’orientation sexuelle. Kaulig Racing avait déjà pris la même mesure. Dye devra suivre une formation de sensibilisation avant réintégration. « Je n’ai pas assez réfléchi avant de parler et je ne voulais en aucun cas blesser qui que ce soit », s’est excusé le pilote, reconnaissant un « manque de jugement ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Ringardes, drôles, surréalistes ? Ces chansons, célèbres ou tombées dans l’oubli, retrouvent vie dans un spectacle musical émaillé d’humour queer.
    Tout commence par le coup de cœur créatif de deux artistes : Flannan Obé, qui a joué le beau gosse de la série Clara Sheller, l’une des rares séries gay en 2005, ainsi que le rôle-titre de La Nuit d’Eliot Fall, et Vincent Gaillard, chanteur-compositeur sous le nom de SEL, pianiste dans Palermo Palermo de Pina Bausch et membre de la troupe du cabaret Le Secret.
    « J’ai une passion pour les chansons idiotes, explique Vincent, mais c’est dit avec tendresse : elles sont faites pour faire rire et étonner. » Certains titres, qui se voulaient sérieux à leur sortie, deviennent avec le temps mélancoliques ou involontairement drôles. Le duo a dû faire un tri parmi ses préférences : Vincent penche du côté de Bourvil, Richard Gotainer et Patricia Carli, tandis que Flannan ne jure que par Arletty, Francis Blanche et Francis Lopez…
    De cette sélection naît une complicité scénique aussi ambiguë que réjouissante : le duo entretient le flou sur la nature de la relation de ses personnages et revendique un refus joyeux du sérieux. On passe ainsi d’une reprise queer de J’aime trop ton boule — « le clip de Fatal Bazooka était déjà très second degré », se souvient Flannan — à Nougaro, sans oublier Marie-Paule Belle et son chef d’œuvre Où est-ce qu’on les enterre ?, dont les paroles sont signées Françoise Mallet-Joris, qui fût sa compagne. Au programme, éclats de rire et déluge de talents.
    Chansons impossibles, du 8 avril au 24 juin, Théâtre Essaïon, Paris.
    www.essaion-theatre.com

    Luc Biecq
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  • Adieu les scènes de concert, place aux plateaux de tournage. Après avoir conquis la planète avec son reggaeton, Bad Bunny s'attaque au septième art avec son premier grand rôle principal dans un long-métrage dédié à son île natale : Porto Rico. Loin d'un simple caméo, l’icône portoricaine incarnera un personnage central dans ce projet porté par le rappeur Residente, qui passe derrière la caméra.

     

    Selon Le Parisien, cette collaboration s'annonce explosive : « c’est la rencontre d’une flamme avec une dynamite ». Une métaphore qui souligne l'intensité attendue de cette fresque sociale et culturelle. Le film explore l'histoire complexe de Porto Rico. Pour Bad Bunny, ce passage au cinéma n’est pas un hasard de calendrier après sa performance au Super Bowl, mais une étape logique. L'artiste souhaite utiliser sa notoriété pour mettre en lumière les luttes de son peuple : « c’est un rêve de pouvoir raconter nos propres histoires », aurait confié l'artiste au magazine Premiere. Le rendez-vous est pris, et il s'annonce déjà historique.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Selon un sondage IFOP, les deux partis extrêmes se hissent en tête des intentions de vote des LGBT+ aux présidentielles : Bardella 27%, Mélenchon 25%, soit 10 à 15 points de plus que lors du dernier sondage de 2022. 56% des personnes LGBT+ interrogées affirment être de gauche, contre 44% de la population française, le RN recueillant 10 points de moins que dans l’ensemble de l’hexagone.

    Si LFI ne représente pas un danger pour les droits LGBT+ et pouvant se targuer d’un certain progressisme, du côté du RN, on en est loin. IVG, thérapies de conversion et autres sujets fondamentaux, le parti d’extrême-droite ne s’est jamais distingué par ses positions progressistes au niveau sociétal. Et ce n’est pas en usant de grossiers coups de com’, comme se targuer d’avoir le plus grand nombre de députés LGBT+ ou comparer Marine Le Pen à Mylène Farmer, qui changeront le fond idéologique…

    Bruno De
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  • Sensuel, voire érotique, le tango n’est plus réservé aux couples hétéros. Au-delà de la légende (fausse) qui veut qu’à l’origine, il se dansait entre hommes, la version queer libère la danse des rôles traditionnels homme-femme.


    L’association Polychromes propose de s’initier chaque mercredi à la Casita (19h30-21h). En double rôle, chaque danseur·se apprend à guider et suivre, et peut changer de rôle à tout moment. Cette pratique se veut donc inclusive, ouverte à toutes les identités, créative avec moins de codes figés, égalitaire sans hiérarchie. Carlos Gardel n’a qu’à bien se tenir !
    8 rue Gaston Charbonnier
    Contact : Pierre-François au 06 14 86 0411

    Bruno De
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  • À Paris, le sport de combat fait sa mue avec Neo Fighting Club, un espace dédié au MMA, à la boxe et au Grappling qui place la bienveillance au centre du ring. Bien plus qu’une salle de sport, ce club se revendique fièrement transfriendly et inclusif, offrant un véritable safe space pour les personnes LGBTQIA+ et leurs allié·es.

    Loin de l’image parfois intimidante des clubs de boxe traditionnels, Neo Fighting Club mise sur une pédagogie adaptée à tous les corps et tous les niveaux. Ici, l'objectif est double : maîtriser la technique tout en garantissant un environnement sans jugement ni discrimination.

    Des entraînements réguliers permettent de développer force et confiance en soi dans une ambiance électrique et solidaire. Un nouveau bastion de la diversité où l'on vient pour boxer, mais surtout pour être soi-même.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • On a vu les choses en grand pour cette 30ème année de fierté ! Outre la Marche des Fiertés, qui aura lieu samedi 30 mai, 2 semaines plus tôt sur la Placette Munich (16 mai), le Village des Fiertés combinera pique-nique, stands associatifs, performances sur scène et même une course en talons !

    Vous en voulez plus ? Du 16 mai au 19 juin, le festival des Fiertés aura lieu Cour Mably et même hors les murs. La Marche en elle-même sera suivi d’un after Pride XXL.
    Infos : facebook.com/girofard.bordeaux

    Bruno De
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  • L’élection de Dominik Krause à la tête de la capitale de la Bavière est un double symbole historique. En plus de devenir, à tout juste 35 ans, le 1er maire écologiste de la ville de Munich après 42 ans aux mains du SPD, l’édile est ouvertement gay. Celui qui se surnomme « Bürgaymeister » a remporté le second tour avec 56,4 % des voix après une remontée fulgurante entre les deux tours, alors qu’il plafonnait au premier tour à 29,5 %. Une campagne sur les réseaux sociaux ultra-active autour des transports et des logements semble avoir fait la différence.

    Les larmes aux yeux, il a remercié les Munichois de leur confiance au soir de sa victoire et en a profité pour embrasser face caméra son compagnon, Sébastien Müller, avec qui il est fiancé depuis 2024, en déclarant : « l'amour de ma vie, sans qui tout cela n'aurait pas été possible. » Une élection qui dame le pion aux homophobes et démontre l’ouverture d’esprit de l’une des villes les plus importantes d’Allemagne.

    Julien Claudé-Pénégry
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