Il y a peu, dans les colonnes du quotidien britannique The Independant, un qatari sortait officiellement du placard. Vivant depuis plusieurs années à San Francisco, Nas Mohamed, médecin de 35 ans, a mis de coté les craintes qui le terrassaient pour rendre publique son orientation sexuelle. Beaucoup pourront dire que c’est plutôt simple pour lui puisqu’il ne vit plus dans son pays. Mais c’est avant tout un acte puissant que son geste traduit. Car bien au-delà de cette nouvelle, ce sont les conséquences de son coming out qui ont été les plus dures à envisager, puisqu’il a encore des parents et des frères et sœurs dans le pays. Les répercussions sont sommes toutes relatives. Lorsqu’il a annoncé à ses parents qu’il était gay, ils ont tenté de trouver un traitement et sont même allés à évoquer qu’il avait été perverti par des occidentaux. Il ne faut pas oublier que l’Emirat condamne à 7 ans les personnes LGBT et à la peine de mort ceux et celles qui sont musulman.e.s. Depuis 2011, lui qui ne pouvait pas vivre ses amours au Qatar, a trouvé refuge aux USA et espère que ce coming out aura pour répercussion de faire évoluer les mentalités au sein de son pays, à l’horizon du Mondial de Foot 2022. Selon les dernières nouvelles, ce n'est hélas pas le cas…
Vues comme faisant de la propagande LGBT en Russie, les deux plateformes sociales ont été condamnées par la justice russe à payer des amendes pour infraction à la loi en vigueur dans le pays. Les deux géants américains et chinois doivent régler respectivement la somme de 4 millions de roubles soit 50 000 € pour l’un et 2 millions de roubles, l’équivalent de 25 000 € pour l’appli de vidéos. Cette décision est une réponse à la répression engagée depuis quelques années envers le communauté gay réprimant toute forme de communication à son égard. Facebook et Instagram ont déjà été bannis du territoire.
Coté face
Coté pile
Après le joueur de handball Ola Oftun Lillelien, c’est au tour du danois Jacob Bjørn Hessellund d’annoncer son homosexualité le 23 mai dernier sur Instagram. Soutenu par ses proches, amis et sa famille, il avoue que le plus important dans la vie, « c’est d’être heureux et de pouvoir être soi-même. » 
Le 17 mai, journée internationale contre l’homophobie et la transphobie résonne comme un inventaire des plus nauséeux. Les différentes structures, à travers leurs rapports respectifs (le rapport 2022 de SOS homophobie, l’application FLAG!, et une note du ministère de l’Intérieur), concluent toutes a une augmentation de 28% par rapport à l’année 2020, des plaintes pour crimes et délits anti-LGBT+. Triste constat qui correspond à un doublement depuis 2016 (+104%), et on peut supposer que nous sommes loin de la réalité car aux dires du Ministère, seules 20% des victimes se manifesteraient. Même si les personnes qui sont sujets à des actes de malveillances, qu’elles soient verbales ou physique ont augmentées, les actes eux-mêmes se multiplient et deviennent de plus en plus violents. Les forces de l’ordre sont de plus en plus sensibilisées afin de pouvoir répondre au mieux.
Le quadruple champion du monde de Formule 1, Sébastien Vettel, qui vient de faire la couverture du magazine Attitude, prend position pour la visibilité LGBT. Le pilote allemand de l’écurie Aston Marin a affirmé que les paddocks sont enfin prêts à accueillir un pilote gay. Il est persuadé qu’un coming out dans ce monde mécanique serait une opportunité pour faire bouger les lignes de ce monde un peu hermétique au sujet.
Bonjour/Bonsoir, déjà à la tête du club Badaboum, du bar de nuit Panic Room, du restaurant festif La Casbah ou encore des événements Disco disco, vient d’ouvrir ce nouveau lieu festif sous le périphérique parisien : Virage.
L’association, défendant la mise en place d’une politique de réduction des risques liés à l’usage récréatif des drogues, existe depuis 25 ans. Les militants ont décidé de réaliser un documentaire, déjà tourné, sur la santé communautaire en free-party. Il manque 5000€ pour le montage, mixage, étalonnage et graphisme. « De multiples péripéties policières, judiciaires et législatives jalonnent le parcours de l’association, mais le film donnera aussi et surtout à voir la fête, la joie, l’utopie, le travail et l’intelligence collective car rien n’arrête un peuple qui danse et qui pense. »