
Aux États-Unis, face au rouleau compresseur conservateur, la résistance démocratique reste vive au sujet des droits LGBT+.
Washington durcit le ton : l'administration Trump veut imposer des avertissements sur les contenus LGBTQ+ à la télévision et exclure les personnes trans de l'armée, une mesure pourtant rejetée par la Chambre (217 contre 212).
Le Pentagone prévoit quant à lui de tester la testostérone des soldats de plus de 30 ans.
Localement, les dérives s'accumulent : au Kansas, l'obligation d'utiliser les sanitaires selon le sexe biologique pousse des hommes trans barbus dans les WC pour femmes, provoquant des appels à la police. Face à cette pression, la riposte s'organise.
À New York, le maire Zohran Mamdani débloque 15 M$ pour protéger les soins de transition. Et les urnes tranchent : le républicain Andy Ogles, qui affirmait que « l'homosexualité n'a pas sa place en Amérique », vient d'être éjecté dès sa primaire.

Lauréat du Prix Roswitha Haftmann 2026, l'artiste y capture le pouls du monde avec une fulgurance rare. Arpenteur du réel, Tillmans abolit la frontière entre intime et politique. Qu'il immortalise une nature morte, un ciel crépusculaire ou la lueur d'un dancefloor, il observe le monde avec une empathie radicale, transformant l'espace en journal de bord collectif. Profondement ancrée dans la culture queer, sa démarche érige la liberté des corps, le désir et la vulnérabilité en actes politiques. Les corps de ses proches, saisis dans l’abandon de la nuit, célèbrent une intimité affranchie des normes, faisant du regard queer une optique universelle de résistance.
La lanceuse de marteau finlandaise a officialisé publiquement son homosexualité, après avoir remporté la médaille d'or aux Championnats d'Europe d’athlétisme à Birmingham en août 2026. sous le regard de sa compagne Senni Viren, elle aussi une vedette du sport finlandais, elle a remporté le titre le plus important de sa carrière.
L'Espagne intensifie sa lutte contre les discriminations anti-LGBT+. Le Congrès des députés a approuvé une réforme clé du Code pénal visant à criminaliser les « thérapies de conversion », prévoyant désormais des peines allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement pour leurs auteurs. Fondées sur l'idée fausse que l'homosexualité ou la transidentité seraient des pathologies à corriger, ces pratiques destructrices subissent un coup d'arrêt juridique majeur.
Plus de trois ans après le suicide tragique de Lucas, treize ans, collégien dans les Vosges, la justice a tranché. La cour d’appel de Paris a reconnu définitivement que l'adolescent a été victime de harcèlement scolaire en raison de son orientation sexuelle. Cette décision infirme la relaxe prononcée en novembre 2023 par la cour d'appel de Nancy. Appuyée par l'enquête administrative et les signalements répétés de l'élève, la juridiction a établi que les insultes et moqueries subies avaient altéré sa santé psychique.
Les cinéphiles grenoblois vont se régaler du 29 septembre au 16 octobre avec la 26e édition de ce festival du cinéma LGBTQIA+. Tout le monde pourra trouver son bonheur dans la programmation variée de courts et longs métrages internationaux : des avant-premières, des exclusivités totales en France, du drame mélancolique, du teen movie exubérant, de la comédie débridée, de la romance poétique, il y en a pour tous les goûts
Sur un continent où les droits LGBTQI+ sont de plus en plus menacés, le Botswana pourrait de nouveau marquer l'Histoire.
Airbnb a frappé fort. La plateforme de location a supprimé définitivement le profil de Yona Faedda, militante du collectif féministe et réactionnaire Némésis. En cause ? Des banderoles polémiques déployées depuis des logements loués, immortalisées pour alimenter les réseaux sociaux. On y dit des propos racistes : « protégeons les femmes. Expulsons les agresseurs étrangers ». « Une décision prise sous la pression médiatique », s'indigne l'intéressée. Cette dernière affirme n’avoir jamais reçu d’avis négatif ni dégradé les biens et estime que la sanction relève de la censure. De son côté, l’entreprise invoque le respect de ses « normes et politiques ». 


C’est un nouveau coup dur pour les espaces queer à Paris. Le Bunker Bar, lieu incontournable de la jeunesse LGBTQ+ et militante de la capitale, se retrouve aujourd’hui au cœur d'une vive tourmente après avoir écopé d'une mise en demeure. Une épée de Damoclès qui relance le débat brûlant sur la survie et la légitimité des lieux alternatifs face aux pressions extérieures. Ouvert pour offrir un refuge sûr et festif aux minorités, le bar s'est rapidement imposé comme un tiers-lieu indispensable. Mais cette visibilité, couplée à son ancrage politique et intersectionnel, en fait régulièrement la cible de tensions. La récente notification reçue par l'établissement illustre la fragilité de ces écosystèmes nocturnes, souvent soumis à des contrôles accrus et à des injonctions qui menacent directement leur équilibre économique et leur existence même.