
À seulement 19 ans, Noahm a payé de sa vie sa liberté d’être soi. Sauvagement lynché en plein centre-ville de Metz, l’étudiant a succombé à ses blessures. Face à l’indignation générale et à la mobilisation acharnée des proches, le parquet de Metz a enfin tranché en délivrant un réquisitoire supplétif.
Désormais, l’homicide volontaire est officiellement assorti de la circonstance aggravante d’homophobie. « Les investigations s'attacheront à examiner le caractère potentiellement homophobe de l’agression », confirme le procureur. Un tournant crucial. Pour les associations, les agresseurs présumés — maintenus en détention provisoire — ont ciblé Noahm car il était jugé « efféminé ».
Cette requalification est une première victoire contre l’invisibilisation des crimes de haine. Mais le combat ne fait que commencer. La haine ne passera pas : face à la barbarie ordinaire, la réponse judiciaire se doit d’être implacable !

En juin, le week-end des Fiertés a vu l’ouverture de deux nouveaux lieux LGBT+, un bar et une discothèque. Christophe et Mathieu, un couple de Franciliens, ont décidé de reprendre ces établissements sur la place la plus animée de la ville pour en faire des lieux communautaires, le Néon et le Fluo trônent donc désormais place du Chai.
Le samedi 27 juin restera tristement dans les annales des Fiertés en raison de l’annulation/report de plusieurs Marches : Albi, Lisieux, Tourcoing, Vichy, Lyon et même Paris. La canicule a eu pour conséquence de faire fondre les caisses de plusieurs associations, qui ont dû payer des locations de matériel, chars et autres salles pour rien, sans possibilité de les annuler.
Guérir ce qui n’est pas une maladie ? C’est le pari absurde et barbare auquel l’Europe tourne enfin le dos. Après des années de militantisme intense, les Pays-Bas rejoignent le club des pays interdisant formellement les « thérapies de conversion ». Ce texte de loi historique prévoit désormais de lourdes sanctions pénales pour quiconque prétendrait modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’un individu.
Sur le toit du monde, l’amour s’écrit enfin sans aucune barrière de genre ! Le 18 juin, la Cour suprême du Népal a rendu un arrêt historique ordonnant de garantir le mariage pour toutes et tous. Le pays himalayen devient ainsi le 40e État au monde à légaliser ces unions, une révolution en Asie du Sud.
Coup de tonnerre au Portugal. Le président de la République a opposé son veto à la loi visant à interdire les « drapeaux idéologiques » – ciblant directement les couleurs LGBT+ – sur les frontons des bâtiments publics.
Vingt ans de prison pour aimer. En adoptant son nouveau Code pénal, le Niger franchit un cap historique et glacial : la criminalisation de l’homosexualité. Jusqu’ici légal, le choix d’un partenaire de même sexe devient un crime d’État, calqué sur les récents tournants du Sénégal, du Burkina ou du Ghana.
En clôture d’une saison riche en scènes variées (du Boom Boom Villette au Speechless ou encore Chez Olympe), Panic at the queer show investit la scène flottante de la Nouvelle Seine le 22 juillet. Toujours plus libre et audacieux, ce show participatif continue de repousser les limites de l’improvisation queer. Rien n’est écrit à l’avance : règles, styles, contraintes et défis jaillissent sous les yeux du public.
Face aux risques de santé et à l’isolement liés à l’usage de substances psychoactives en contexte sexuel, l’association Chems Pause déploie son action en Seine-Saint-Denis. À l’instar de la dynamique initiée à Paris, un groupe de parole s’installe à Aubervilliers pour offrir un espace sécurisant d’écoute et de solidarité.
Les LGBT+ tiennent leur propre salon du gaming grâce à Next Gaymer (instagram.com/nextgaymer). Afin de proposer des espaces de rassemblement ouverts, inclusifs et bienveillants qui concentrent la culture geek et LGBTQIA+, l’association lutte pour sortir du carcan social hétéronormé, être soi-même sans avoir à souffrir de discriminations dans l’univers du gaming.