
Guérir ce qui n’est pas une maladie ? C’est le pari absurde et barbare auquel l’Europe tourne enfin le dos. Après des années de militantisme intense, les Pays-Bas rejoignent le club des pays interdisant formellement les « thérapies de conversion ». Ce texte de loi historique prévoit désormais de lourdes sanctions pénales pour quiconque prétendrait modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’un individu.
Derrière ce business de la torture psychologique se cachent souvent des structures religieuses ou des pseudo-thérapeutes. Pour les associations, cette victoire est immense. « Il n'y a rien à guérir. Ces thérapies reposent sur l'idée erronée que ces personnes sont malades. Elles ne le sont pas », rappelle fermement Irena Moozová, représentante de la Commission européenne. Alors que l’Union européenne pousse chaque État membre à légiférer, La Haye frappe un grand coup contre l'obscurantisme.
Que les charlatans de l'identité et les marchands de haine se le tiennent pour dit : la diversité est désormais blindée par la loi. Terminé l'exorcisme soft, place aux droits humains !

À seulement 19 ans, Noahm a payé de sa vie sa liberté d’être soi. Sauvagement lynché en plein centre-ville de Metz, l’étudiant a succombé à ses blessures. Face à l’indignation générale et à la mobilisation acharnée des proches, le parquet de Metz a enfin tranché en délivrant un réquisitoire supplétif.
Cette année, le festival Paris l’été fait la part belle à la scène queer. Dj sets, voguing, théâtre, danse, performances, cabaret : au sein de lieux emblématiques de la capitale, tels que le jardin des Tuileries ou encore le Palais Galliéra, on ne sait que choisir, qui-plus-est grâce à la politique de petits prix, voire la gratuité pour certains événements.
Sur le toit du monde, l’amour s’écrit enfin sans aucune barrière de genre ! Le 18 juin, la Cour suprême du Népal a rendu un arrêt historique ordonnant de garantir le mariage pour toutes et tous. Le pays himalayen devient ainsi le 40e État au monde à légaliser ces unions, une révolution en Asie du Sud.
Coup de tonnerre au Portugal. Le président de la République a opposé son veto à la loi visant à interdire les « drapeaux idéologiques » – ciblant directement les couleurs LGBT+ – sur les frontons des bâtiments publics.
Vingt ans de prison pour aimer. En adoptant son nouveau Code pénal, le Niger franchit un cap historique et glacial : la criminalisation de l’homosexualité. Jusqu’ici légal, le choix d’un partenaire de même sexe devient un crime d’État, calqué sur les récents tournants du Sénégal, du Burkina ou du Ghana.
En clôture d’une saison riche en scènes variées (du Boom Boom Villette au Speechless ou encore Chez Olympe), Panic at the queer show investit la scène flottante de la Nouvelle Seine le 22 juillet. Toujours plus libre et audacieux, ce show participatif continue de repousser les limites de l’improvisation queer. Rien n’est écrit à l’avance : règles, styles, contraintes et défis jaillissent sous les yeux du public.
Face aux risques de santé et à l’isolement liés à l’usage de substances psychoactives en contexte sexuel, l’association Chems Pause déploie son action en Seine-Saint-Denis. À l’instar de la dynamique initiée à Paris, un groupe de parole s’installe à Aubervilliers pour offrir un espace sécurisant d’écoute et de solidarité.
Les LGBT+ tiennent leur propre salon du gaming grâce à Next Gaymer (instagram.com/nextgaymer). Afin de proposer des espaces de rassemblement ouverts, inclusifs et bienveillants qui concentrent la culture geek et LGBTQIA+, l’association lutte pour sortir du carcan social hétéronormé, être soi-même sans avoir à souffrir de discriminations dans l’univers du gaming.
Voici une seconde proposition de vacances communautaires, cette fois-ci dans le sud de la France (15 km de Perpignan).