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  • Ryan Murphy avait, avec l’histoire romancée de Jeffrey Dahmer (l'un des tueurs en série les plus notoires de l'histoire américaine, surnommé le « monstre du Milwaukee »), inauguré Monstres, un cycle à la fois palpitant, dérangeant et percutant autour de tueurs avant tout homosexuels parmis les plus célèbres d’Amérique.

    Cette anthologie se poursuit donc actuellement avec un second volet parmi les plus intrigants de la violence contemporaine, l'histoire de Lyle et Erik Menéndez, deux frères qui ont été condamnés en 1996 pour le meurtre de leurs parents à Beverley Hills en 1989. Là où la lenteur faisait le charme morbide et pervers de Dahmer, le rythme est ici plus soutenu. Tout comme le premier opus, les choix de Murphy de mettre en avant ces histoires sordides ont alimenté le débat autant sur la véracité des faits que l’intérêt à proprement parler de mettre en scène ces histoires si choquantes. Ryan Murphy revient sur les faits, les épluches, fait rentrer le spectateur dans la tête de ces frères parricides, leur complicité, leur psychologie, leur homosexualité incestueuse. Rien n’est épargné. Le rendu est incroyable et ne vous laissera pas de marbre.

    Pour donner suite à la diffusion depuis le 29 septembre, Netflix vient de mettre en ligne un documentaire de deux heures qui donne la parole à Erik et Lyle Menéndez, incarcérés depuis plus de 30 ans. Force est de constater que cette mise en lumière a un effet inattendu puisque la série a amené la justice californienne à vouloir réentendre les frères le 29 novembre. Imaginez donc le troisième récit que Ryan Murphy s’apprête à livrer sur le personnage d’Ed Gein, le tueur en série et voleur et dépeceur de cadavres, à l’origine du personnage du meurtrier Norman Bates du Psychose d’Alfred Hitchcock ou encore de « Leatherface » dans Massacre à la tronçonneuse.
    La série Monstres, L'histoire de Lyle et Erik Menéndez et le documentaire Les Frères Menéndez, disponibles sur Netflix.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 8 octobre a marqué le coup d’envoi d’une initiative audacieuse : la campagne #RamèneTaGourde, lancée par le Club Zéro Plastique, en réponse à la crise environnementale croissante et à la problématique des déchets plastiques, notamment dans le secteur des événements festifs. Alors que la France s’illustre parmi les cinq plus grands consommateurs de plastique, cette campagne entend transformer les comportements au sein du milieu nocturne. Il y a un an et demi, ce club avait vu le jour avec l’ambition de bannir les bouteilles d’eau en plastique à usage unique d’ici la fin de l’année 2024. Une ambition qui prend tout son sens face aux révélations récentes de pratiques douteuses dans l’industrie de l’eau, rayonnant d’un climat de méfiance envers de grandes entreprises comme Nestlé Waters.

    En encourageant les festivaliers à apporter leurs propres gourdes, le Club Zéro Plastique, soutenu par le syndicat Culture Nuit, appelle à une mobilisation collective. L’objectif est de créer un élan responsable dans les lieux de fête et de promouvoir un modèle durable pour le secteur. Cette campagne, véritable pionnière à l’échelle mondiale, pourrait bien dessiner les contours d’une nouvelle culture festive, où le respect de l’environnement devient une priorité. Ainsi, alors que la pollution plastique menace notre planète, l'univers festif se montre solidaire et proactif, avec l'espoir de relayer un message fort : pour un avenir sans plastique, tous à nos gourdes !

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Ce collectif associatif fait bouger l’Alsace et montre toute la palette créative de l’art drag. Selon son/sa fondateur.rice Noxima Marley : « ce n’est pas juste un collectif drag, c’est une famille. En tant que fondateur.ice, je suis si fière de ce que nous avons bâti ensemble et avec notre association. Ce projet incarne bien plus que de la performance, c’est un espace de créativité pure et de soutien inconditionnel. Il est fait pour rassembler des artistes drag entre autres avec une passion commune : s’exprimer librement, briller et s’entraider. Ensemble, on défie les normes, on élève notre art et on montre ce que la communauté drag peut accomplir. »
    De nombreux événements sont à retrouver ici.

    Bruno De
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  • Depuis de nombreuses années, cette salle d’art et d’essai programme des oeuvres de qualité, souvent LGBTQIA+. La spéculation immobilière pourrait avoir raison de ce lieu culturel alternatif. Les propriétaires des murs ne souhaitent pas renouveler le bail locatif, peut-être pour en faire une énième boutique de fringues qui gangrène le quartier, le transformant en centre commercial de luxe et tuant à petit feu la vie de quartier. La mairie apporte son soutien, si vous voulez apporter votre petite pierre à l’édifice, signez la pétition.
    https://linktr.ee/luminormenac

    Bruno De
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  • Marseille: Le Centre LGBTQIA+ a besoin de vous !

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    L’association a pris un très bon départ l’année dernière. Il faut dire que cette structure a répondu a de nombreuses attentes communautaires. Pour l’aider à continuer, adhérez ! Le montant est libre. 
    Et surtout, comme toutes les bonnes volontés sont bonne à prendre, n’hésitez pas à proposer un peu de votre temps, de vos connaissances et de votre énergie…
    Adhésion ici.
    Agenda du Centre ici.

    Bruno De
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  • Une circulaire de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), mise en circulation en juillet, suscite des inquiétudes chez les futurs parents ayant recours à la GPA à l’étranger, puisque la pratique est interdite en France. Ces derniers craignent que ce texte complique leurs démarches administratives. Dans un communiqué daté du 13 septembre, l'association des Parents et futurs Parents Gays et Lesbiens (APGL) a annoncé avoir saisi le Conseil d'État pour contester cette circulaire du 11 juillet. L'association dénonce une « atteinte grave aux droits fondamentaux des enfants » et une « volonté de discriminer les enfants nés de GPA », comme le rapporte La Voix du Nord.

    L'APGL rappelle aussi les obligations juridiques que les CPAM doivent respecter concernant les prestations sociales pour les enfants issus de GPA. Elle critique l'exigence d'un certificat de nationalité française et d'un passeport pour l'affiliation à la Sécurité sociale, des documents dont l'obtention peut prendre des mois. De plus, elle s'oppose à la nouvelle règle qui limite l'indemnisation du congé de paternité à un seul parent, alors que certaines caisses en accordaient à deux. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La nouvelle direction de ce cabaret transformiste mythique des nuits parisiennes avait dû mettre la clé sous la porte en juillet dernier. Nous venons d’apprendre que le comédien Gad Elmaleh a remporté le fonds de commerce en liquidation judiciaire. Cependant, il n’a pas racheté la marque Chez Michou. Catherine Catty-Jacquart, la nièce de Michou, se réjouit de la nouvelle : « on aurait été malheureux que le lieu devienne autre chose qu’un cabaret. Ça ne s’appellera plus Chez Michou, mais Gad va en faire un très bel endroit. C’est une très bonne chose de tourner la page, en prenant un virage. »
    Si le lieu reste une salle de spectacle, on ne sait pas encore pour l’instant ce qu’il en adviendra. Alors on peut se mettre à rêver de voir sur scène la célèbre Chouchou, incarnée par l’humoriste sur grand écran. Ce serait un joli pied de nez…

    Bruno De
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  • Rares sont ses événements publics où les personnalités politiques de premier plan montrent de l’intérêt pour la scène fetiche gay. C’est le cas de Madame Catherine Trautmann, Maire de Strasbourg qui était présente au rendez-vous organisé en étroite concertation avec le collectif Fetish Social Strasbourg, le vendredi 20 septembre 2024 autour de la vie et les combats du dessinateur finlandais Tom of Finland dans le cadre des Bibliothèques idéales de Strasbourg.

    Un moment certes festif, mais avant tout instructif et militant. A quand un tel engagement de la part d’autres figures politiques pour défendre le milieu fetiche à Paris et dans les autres villes de France ? Merci Madame Trautmann de votre soutien indéfectible.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Revenues sur le devant de la scène, en grande partie grâce à Drag Race, les drag queens se déclinent à toutes les sauces, telles des produits dérivés. Après le bingo drag, le drag quiz le lip sync battle, voici le drag catch ! Ce n’est pas une plaisanterie, mais bien le premier show de catch proposé par la première drag queen catcheuse de France, Jazze Parry.
    Drag Attack Wrestling s'associe avec l'association Paris Lutte dans le cadre des 25 ans de l’association le 19 octobre au Virage. Insolite !
    Le Virage, 26 rue Hélène et François Miron, 75017 Paris.

    Bruno De
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  • Une affaire exceptionnelle a été jugée au tribunal d’Amiens : un père et une mère ont été condamnés pour avoir insulté de manière répétée leur fils adolescent, désormais majeur. On épargnera au lecteur les violences verbales et physiques subies par Lucas lorsque ses parents ont appris son homosexualité, tant elles semblent d’une époque révolue. Et pourtant nous sommes bien en 2024 !

    Que l’exception devienne règle, trop de victimes d’homophobie se taisent, subissent, avec des séquelles psychologiques parfois irréversibles.En l’occurence, les parents ont été condamnés à de la prison avec sursis probatoire, une obligation de soin et l’indemnisation de la victime, qui s’est enfuie du domicile familial à sa majorité.

    Bruno De
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