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  • Tracks, l’émission d’Arte qui décortique les dessous de la culture pop s’intéresse aux représentations du nu masculin dans l’art. Fort du constat que les nus féminins sont grandement majoritaires dans l’histoire de l’art, les corps masculins sont surtout représentés dans des postures d’action ou de souffrance, pour incarner des valeurs morales et viriles plutôt que pour s’offrir au désir du spectateur. Célia Laborie a rencontré plusieurs artistes et curatrices qui questionnent ces représentations en érotisant le corps masculin dans leur travail. On plonge dans le vif du sujet avec un duo explosif qui redistribue d’emblée les cartes, le photographe Marc Martin et le modèle Mathis Chevalier.

    A l’occasion d’un shooting, les protagonistes du livre Tomber des nu(e)s, nous font entrer dans l’intimité qui se tisse entre deux hommes et donnent une nouvelle lecture de l’image de l’homme, au-delà des convenances, des genres et des orientations sexuelles. Les fondatrices du projet photographique Lusted Men — ouvrage à paraître en novembre 2024 aux éditions Hoëbeke — ont quant à elles fait un appel aux dons.

    Durant 5 ans, elles ont reçu des centaines de clichés. Elles ont récolté plus de 700 photos d’hommes qui dans leur hétérogénéité lèvent le voile sur tout un pan peu visible de l’imagerie masculine, l’érotisme. Enfin le peintre iranien Alireza Shojaian, qui a quitté son pays pour pouvoir continuer de créer des hommes sans avoir à craindre les représailles d’un pouvoir liberticide, raconte son parcours.

    Ici en France, il laisse exprimer ces envies, et œuvre pour s’exprimer un autre versant de la création iranienne à travers son travail. L’approche du corps masculin dans son plus simple appareil s’affranchit aujourd’hui de l’académisme, des stéréotypes et des diktats pour se réinventer de fond en comble et offrir ainsi un nouveau regard sur les hommes où le désir est assumé et visibilisé.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • En septembre aussi, on peut prendre de bonnes résolutions. Et pourquoi pas emboîter le pas aux athlètes qui ont fait vibrer Paris cet été? La Fédération sportive LGBT+ propose donc les 14 et 15 septembre de venir rencontrer les nombreuses associations sportives, qui feront des démonstrations. Du sport oui, mais inclusif, c’est mieux…

    Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple, 75004 Paris.

    Plus d’infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La performance de l’actrice Karla Sofia Gascon dans Emilia Perez, le dernier film de Jacques Audiard a été unanimement saluée par le monde du cinéma. Celle qui a reçu lors du dernier festival de Cannes le prix d’interprétation féminine a pourtant dû faire face à une avalanche de propos transphobes d’une rare violence depuis son sacre. En réaction, elle a porté plainte notamment contre Marion Maréchal pour « outrage sexiste ». Lors de sa consécration, les propos puissants de l’actrice ont marqué les esprits par son authenticité et la visibilité qu’elle offrait à toute les personnes trans. Celle qui incarne le rôle principal de ce long métrage d’une puissance infinie n’est pas par hasard. Audiard a eu un véritable coup de foudre pour elle et comme il l’explique au site suisse 360.ch, « on a ouvert tous les radars. On était en plein casting, tout à coup je vois une photo d’elle. Le coup de foudre. Si je ne l’avais pas croisée, j’y serais encore. Peut-être, sûrement même, que je n’aurais pas fait le film. Karla est très attachée au problème de la transition. Mais surtout elle a ce truc fondamental. Elle me touche. Elle est drôle, forte, intelligente, douce, libre. Avant elle était Karl, un acteur. Après sa transition, elle a simplement repris son métier ». Dans ce film elle incarne Emilia, une ancienne chef de cartel mexicain enfermée dans un corps d’homme, Manitas. Elle change de vie avec l’aide d’une avocate. Emilia passée pour morte, resurgit quatre ans après et reprend contact avec son ancienne femme et ses deux enfants.

    Ce qui est le plus incroyable, c’est que ce genre de profil reste encore peu visible dans le cinéma français comme le démontre le magazine Les Inrockuptibles dans un article titré : « quelle place la France accorde-t-elle aux acteurs et actrices trans ? ». Là où les pays anglo-saxons intègrent largement les personnes trans dans leurs productions, la France reste « frileuse ». C’est encore très compliqué pour faire sa place, vivre de « son jeu » et d’être visible. L’exemple de Karla Sofia Gascon est une source d’inspiration pour de nombreux.ses acteur·rices  dans le métier. Espérons que les choses changent au plus vite.

    Emilia Pérez de Jaques Audiard, actuellement en salle.

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  • Tommy Marcus sort enfin son 3ème album intitulé Musique Moderne. Après presque 30 ans en tant que DJ, 2 albums Brut et Airtime, l’habillage de la revue du Paradis Latin et quelques centaines de singles sous différents alias, cet album est une invitation à explorer la culture club underground actuelle et ce qu’elle doit aux différentes cultures club passées. 10 titres aux sonorités beaucoup plus orientés dancefloor que ses deux précédents opus, Musique moderne est un condensé de dance music qui redonne la part belle aux DJs avec ses versions extended pour les morceaux les plus dancefloors. Après un premier single au nom très explicite, Music for sex club, qui puise dans l’énergie tech-house et une bonne dose de son 80’s, Soda, le deuxième extrait, est un concentré de house music qui file sur de la tech house. Avec ces tracks, on plonge dans une période clubbing emblématique. Vous ne pourrez pas vous empêcher de remuer votre corps sous les bonnes vibes de Musique Moderne.

    Disponible sur toutes les plateformes d’écoute.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le divin nectar aurait dû couler à flot au Théâtre Clavel si le réchauffement climatique ne s’était pas invité dans le Saint des saints grec. Dans Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, la nouvelle opérette mythécologique signée Michel Heim, c’est un peu la débandade, il faut bien l’avouer.

    La montée de la température n’impacte pas que les humains, les habitants de l’Olympe bien que pourvus de tout plein de pouvoirs sont aussi aux prises avec cette chaleur insupportable.

    En situation de crise, Junon convainc Jupiter, son mari, de réunir le Conseil des Dieux pour trouver comment faire pour que les hommes arrêtent les émissions de gaz à effet de serre, responsables de tout ce chambardement. Jupiter, Junon, Mercure, Neptune, Mars, Eros, Diane y vont toutes et tous de leurs idées mais aucun accord ne semble se détacher jusqu’à la décision de Junon : fuir tout en haut de l’Himalaya. Entre toges de circonstance, soleil assommant, préoccupations et intérêts individuels, ce spectacle est une critique douce-amère de la situation dans laquelle notre planète sombre inévitablement. Michel Heim en profite pour épingler le détachement de nos leaders qui préfèrent prendre la tangente et renvoyer la responsabilité sur d’autres, plutôt que de mettre tout en place pour résoudre ce problème.

    Et quoi de mieux pour accentuer le trait que de n’utiliser que des alexandrins et de chanter sur des musiques empruntées à Offenbach, mais aussi à Rossini, Trenet, Brassens, Brel, Barbara, Gainsbourg, Boris Vian, Michel Berger, Véronique Sanson, Mika, etc… pour faire passer des messages.

    Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, du 10 septembre au 30 octobre, Théâtre Clavel, 75019.

     Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Un de plus. Le 11 juillet dernier, l’Agence France Presse qui a pu consulter le compte rendu officiel d’un conseil des ministres Burkinabé nous informe d’un projet de loi interdisant l’homosexualité. Jusqu’à présent, celle-ci n’était absolument pas dans le collimateur des autorités. Mais depuis qu’une trentaine de pays africains prennent des lois discriminatoires à l’attention de la communauté LGBTQI+, il semblerait que les pays les plus ouverts du continent prennent la même direction. Le régime militaire à la tête du pouvoir au Burkina Faso en est l’exemple.

    Le quotidien Libération explique que la Présidence a adopté un décret pour un nouveau Code des personnes et de la famille (CPF) qui « consacre l’interdiction de l’homosexualité ». Un premier pas contre les personnes de mêmes sexes avait été franchi lorsque « le Conseil supérieur de la communication, l’organe régulant les médias, avait décidé d’interdire de diffusion les chaînes de télévision faisant la promotion de l’homosexualité » en août dernier. C’est maintenant l’homosexualité dans sa globalité qui est ciblée. Même si le texte ne précise pas les sanctions encourues, le texte doit passer devant les députés pour validation.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pour les personnes appartenant à la communauté LGBTQ, il n'y a plus de restrictions concernant l'ouverture d'un compte bancaire conjoint ou la désignation d'une personne ayant une relation homosexuelle en tant que bénéficiaire, a déclaré le ministère des finances indien fin août. Cette décision vient mettre un terme à une discrimination de longue date.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les meurtres de personnes transgenres sont désormais passibles d'une peine pouvant aller de 35 à 70 ans de prison à Mexico City. Les changements, promus par le parti Morena au pouvoir, ont été adoptés par 45 voix contre une, a indiqué l'assemblée législative de la capitale sur la plateforme de médias sociaux X.

    La « loi Paola Buenrostro », en mémoire d'une femme trans assassinée, condamne le meurtre de personnes transgenres en raison de leur sexe.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Face à la montée de la LGBTphobie en Bulgarie, l’eurodéputée écologiste Mélissa Camara demande à la Commission européenne de prendre des mesures pour répondre aux dernières lois lgbtphobes en vigueur dans ce pays membre de l’Union Européenne. Dans le giron d’Orban, le président hongrois, les autorités bulgares viennent en effet d’interdire la propagande LGBTQIA+. Ce qui a pour objectif de cibler et stigmatiser la communauté et d’entraîner un climat de peur. Alors que de nombreux autres pays s’inquiètent de ces prises de positions, espérons que son appel se fera entendre et que des sanctions pourront être prises au plus vite.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le futur ex quartier gay de Paris (!) n’en finit pas de se transformer en centre commercial de luxe à ciel ouvert. Désormais, en lieu et place de l’Open café, un des premiers bars gays de la zone dans les années 80, se tient une boutique de chaussures, tout comme Doc Martens qui a remplacé la librairie les Mots à la Bouche. Ce n’est pas que la vie communautaire qui en prend un coup, puisque de nombreux commerces de bouche disparaissant, c’est la vie d’un village qui s’éteint à petit feu. Spéculation immobilière et désintérêt des plus jeunes pour une sociabilité « en réel » auront-ils la peau du Marais ?

    Bruno De
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