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  • Sur le modèle du dépistage du VIH gratuit et sans ordonnance dans tous les laboratoires, le dépistage sera possible à partir de septembre pour les jeunes de moins de 26 ans, sans ordonnance et gratuitement donc. Le dépistage de l'hépatite B, de la syphilis, de l'infection à chlamydia et de la gonorrhée sera pris en charge à 100% par l’Assurance maladie. Dans l’hypothèse d’un diagnostic positif, c’est le biologiste du laboratoire qui contactera le patient afin de l’orienter vers une structure de soins adaptée. L’occasion pour se faire dépister aussi pour le VIH !

    Franck Desbordes
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  • Dissolution du GUD

    Le GUD (Groupe union défense), syndicat d’étudiants d’ultradroite a été dissous le mercredi 27 juin en Conseil des Ministres par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Cela fait suite à l’annonce de la proposition du Ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, la semaine précédant la décision de sou-mettre au Président de la République Emmanuel Macron, la dissolution du GUD, qu'il avait accusé d'être « ami » de « gens » du Rassemblement national. Il s’avère que des nombreuses incitations à la violence et à la haine ont été déversées sur les réseaux sociaux par les membres de ce groupuscule au lendemain des résultats plaçant le RN en tête des votes aux Européennes. 

    S’en est suivi la dissolution de l’Assemblée nationale et dans la précipitation le retour aux urnes pour deux tours de législatives. L’un des membres de ce groupuscule, Gabriel Loustau, 23 ans, a d'ailleurs été condamné à six mois de prison avec sursis le 12 juin pour son implication, avec trois autres personnes, dans une agression homophobe à Paris pour « fêter » la victoire du RN aux élections européennes. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  •  

    Plus d’un français sur deux (53% exactement) dit ne pas se protéger systématiquement avec un nouveau partenaire. Et la tendance n’est pas bonne puisque cela représente 4% supplémentaires en 4 ans, selon une étude commandée par le laboratoire Gilead. L’étude démontre aussi que les jeunes manquent cruellement d’information : ainsi presque la moitié (48%) des 15-24 ans interrogés ne savent pas qu’il est possible de trouver des préservatifs gratuits en pharmacie.

    Autre point inquiétant de l’étude : 30% des personnes interrogées disent ne pas se faire dépister après un rapport sexuel non protégé. Ce chiffre grimpe à 44% chez les 15-24 ans qui ne se sentent pas concernés ou trouvent cela « trop compliqué » par méconnaissance des différents dispositifs en place. Dans cette étude aussi, 12% des français.e.s interrogé.e.s ne se dépistent pas pour le VIH, par peur du résultat. 

    Parmi les raisons évoquées pour expliquer ce relâchement : la confiance envers le.la partenaire sexuel.le, l’envie de sensations plus intenses, le fait d’avoir bu de l’alcool ou consommé d’autres substances, et le fait de ne pas avoir de préservatifs sur soi. Cette nouvelle étude met notamment en évidence le manque cruel d’information et de pédagogie auprès des 15-24 ans, et le besoin de campagnes de prévention répétées à l’heure où, en France, 200 000 personnes vivent avec le VIH, dont 15% qui ignorent être séropositives, ce qui explique les 5 000 nouvelles découvertes de séropositivité chaque année.

    Franck Desbordes
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  • Le 6 juillet, la 3e édition de Queer Amann qui est la marche des fiertés de Quimper accueillait la Hart Family, une famille de drag-queens haute en couleurs made in Bretagne. Pour découvrir cette tribu perchée sur des talons de 15 cm avec faux cils et perruques qui ambiancent les nuits de la ville, il vous faut regarder sur la plateforme France.tv, Queens in Finistère, le pétillant documentaire de Vanessa Le Reste qui la met en lumière.

    Ces belles se nomment Anthony, alias Britany Hart, la drag mother et ses filles Lily, Oly, Agnoy, Ixy. Elles se racontent en toute simplicité, évoquent leurs transformations, ce que l’art du drag leur a apporté personnellement et professionnellement. Une rencontre passion qui est pour elle un moyen d’expression, de réalisation et de revendication. Un portrait intimiste qui vient casser les codes du genre.

    A voir et à revoir ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Elle a électrisé le monde entier par son glamour sans pareil. Quel lieu mieux choisi que l’ancienne usine électrique Espaces EDF Bazacle, au cœur de Toulouse, le long des berges de la Garonne pour une exposition intitulée Marilyn Monroe, le Secret de l’Amérique ?

    De l’icône du cinéma américain à l’intimité de Norma Jeane Mortenson, on parcourt sa vie, sa carrière et ce qu’elle a laissé au gré d’une exaltante déambulation constituée de plus de 240 photos, d’anecdotes rares et d’effets personnels qui vous présenteront une Marilyn Monroe comme vous ne l’avez jamais vue. Bien plus qu’une énième sélection de photos vues et revues, se dévoile derrière l’image qu’Hollywood a figé de Marilyn, une femme passionnée, engagée, forte, authentique, cultivée et réser-vée. Avant-gardiste féministe lanceuse d’alertes avant l’heure, cet hommage artistique foisonnant vous livrera un autre visage de la légende qui s’est construit autour d’elle, celui d’une pionnière engagée qui tient tête aux plus grands d’Hollywood. Peu de gens connaissent réellement celle qui joue dans Sept ans de réflexion ou Certains l’aiment chaud… 

    De son enfance à sa disparition soudaine à 36 ans, Marilyn laisse un héritage bien plus conséquent qu'il n’y paraît. Un portrait renversant.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pas d’hystérie collective, la série ne repart pas pour une énième saison. La chaîne de télévision anglaise Gold a annoncé la réalisation d’un grand documentaire sur ce phénomène de société. On y retrouvera tous les comédiens et guests, mis à part June Whitfield (qui jouait la mère d’Edina), décédée en 2018. Anecdotes, fameux extraits et retrouvailles feront revivre ce véritable ovni des années 90.

    https://gold.uktv.co.uk

    Bruno De
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  • Bordeaux : nouveau local pour le Girofard

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Le centre LGBTI+ change d’adresse : à partir du 5 septembre, l’accueil se fera au 21 rue du Loup, dans les mêmes locaux qu’ENIPSE et Bordeaux Ville sans Sida. Que ce soit pour une consultation avec un psychologue ou un tabacologue, une aide juridique, un dépistage, l’équipe est au taquet. Pour plus d'informations ou prendre rendez-vous : contact@le-girofard.org ou www.le-girofard.org.

    Bruno De
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  • Quand on est un couple homosexuel au féminin et que l’on souhaite faire famille, on doit slalomer plus que de raison entre les injonctions sociétales et les diktats d’un monde hétéronormé. Patience mon amour est une série publiée depuis le 24 juin sur le compte Instagram arte_asuivre, le site d’Arte et leur chaîne Youtube. Après une première saison - diffusée sur Instagram et récompensée au festival de La Rochelle par le prix de la meilleure série de format court, ces 31 épisodes de 2 à 4 minutes qui composent cette seconde saison, nous propulsent dans l’intimité de la parentalité à proprement parler. 

    On y suit Alice et Gabrielle qui élèvent leur fils né après un long parcours de PMA. C’est incisif, tendre, non dénué d’humour, parfois grinçant mais surtout pointant du doigt le chemin qui reste à ce duo pour se définir, se construire en tant que parents dans les méandres d’une administration alambiquée. S’inspirant de sa propre expérience de la maternité, la réalisatrice Camille Duvelleroy fait de l’irruption du confinement de 2020 un ressort narratif qui, en menaçant de dynamiter le couple, souligne la difficulté d’élever un enfant en vase clos. Mais surtout le traitement du sujet se veut avant tout ouvertement politique et montre les luttes et les difficultés d’être une famille lorsque l’on est hors cadre.

    arte.tv/digitalproductions/fr/patience-mon-amour/

    Crédit photo Bachibouzouk

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’ancien Royaume de Siam, aujourd’hui la Thaïlande, devient le premier pays de l’Asie du Sud Est à ouvrir le mariage pour tous. Voté par le Sénat le 17 juin, le texte qui ouvre donc le droit aux personnes de même sexe de pouvoir officiellement se marier, doit être présenté au roi et paraître dans la gazette royale. Il faudra encore attendre 120 jours après la promulgation de la loi pour que les premiers mariages puissent avoir lieu. 

    Les couples homosexuels auront alors accès également aux mêmes droits quant à l’adoption et à l’héritage que les hétérosexuels. Mais la véritable évolution dans les mentalités vient de la démarche sur l’égalité qui se traduit par les modifications apportées sur les termes non genrés qui seront désormais employés : « individus » et « partenaires de mariage » remplaceront les références aux « hommes », « femmes », ainsi que « maris » et « épouses ».

    La Thaïlande devient le 3ème pays avec le Népal et Taïwan à donner de tels droits à ces sujets.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le théâtre du Rond-Point débute sa saison 2024/25 avec l’artiste argentine Marina Otero. Autant dire que la salle Renaud-Barrault va vibrer avec cette chorégraphe, danseuse et performeuse, icône de la scène alternative qui vient y présenter un portrait en trois volets aux noms explicites tout comme les thématiques qu’ils abordent.

    Tout commence avec Fuck Me, qui convoque cinq « sex-symbols » masculins, puis vient Love Me, dans lequel elle se livre à un solo sans artifice et sans filet pour finir avec Kill Me, dans lequel elle aborde sa crise de la quarantaine et la folie amoureuse. Du 22 au 29 septembre, la dramaturge déshabille au sens littéral comme figuré sa vie et sa troupe. A travers une succession de tableaux, la nudité sert de prétexte à explorer des interstices de cette trilogie scénique autofictionnelle intitulée Recordar para vivir (Se rappeler pour vivre). 

    Irrévérencieusement jouissif

    Basée sur la construction d’une œuvre sans fin sur sa propre vie, ces œuvres sont des témoins des différentes phases de son existence. Avec Fuck Me, Marina assise sur le rebord de la scène raconte l’histoire de son pays, l’Argentine, de la dictature à aujourd’hui. Là, cinq hommes uniquement vêtus de bottes et de grenouillères évoluent dans des déambulations rythmées pour s’adonner à un érotisme de cuir et de latex pittoresque, burlesque à souhait et étincelant. Un rendez-vous fascinant, sans tabou qui ose tout et laisse simplement bouche-bée d’étonnement.

    Love Me est une autre histoire. Changement radical de paradigme. Marina est seule, elle vit l’instant. Sur scène, elle se confie directement aux spectateurs. Le corps est au centre des préoccupations, toujours, encore, inlassablement. Ses angoisses, ses préoccupations, sa violence, elle l’exploite, le force, le contraint, le libère, l’absout. Danser pour exister, danser pour se décharger, pour rompre avec la lourdeur du monde et ces incidences.

    Kill Me, là où tout est né. La prise de conscience de la quarantaine, l’urgence de vivre, de ne rien rater, de profiter. Un déclic qui a provoqué la nécessité de tout filmer pour se livrer à cœur ouvert 24h sur 24. Jusqu’à la chute. Celle qui annonce un changement : un diagnostic psychiatrique est posé. C’est un tourbillon de folie douce qui se met en place. Avec 5 danseurs atteint de troubles mentaux et d’un acteur, elle sonde la passion amoureuse jusqu’à son paroxysme. Impulsive, tendre, rageuse et éclectique, Marina Otero va vous faire voyager dans sa tête, dans ses mondes, dans cette expression théâtrale où tout est possible, comme tout ce qui se passe au sein du théâtre du Rond-Point.

    Fuck Me du 18-22 septembre 2024,

    Love Me le 24 septembre,

    Kill Me du 25 au 29 septembre, Salle Renaud-Barrault, Théâtre du Rond-Point.

    Infos et résa ici.

    Crédit photos : Ale Carmona, Maca de Noia, Matias Kedak

    Julien Claudé-Pénégry
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