

Les éditions First viennent de lancer une nouvelle collection baptisée Pride First. Composé de petits ouvrages au format pocket, ce nouveau rendez-vous, comme son nom le suggère, a vocation à vulgariser une somme importante d’informations ayant trait aux sujets LGBTQIA+, autant aux membres de la communauté qu’aux allié·es. Pour garantir la pertinence et l’expertise des analyses sur les différents thèmes traités, la parole est donnée aux acteur·rices, illustrateur·rices, photographes queers. Pour cette aventure voulue comme « une safe place éditoriale » deux ouvrages ouvrent la marche.
Le petit guide LGBTQIA+, signé de Maurice, le fondateur du média LGBTQIA+ SimiliQueer ,revient sur l’essentiel de l’histoire et de la culture LGBTQIA+, les définitions des sigles, drapeaux, orientations sexuelles et identités de genre et se conclue avec un abécédaire de plus de 30 termes queer.
Xavier Héraud — que vous lisez à chaque édition de Strobo — a quant à lui réalisé Le petit guide du coming out. Il y aborde l’origine du terme bien entendu, l’histoire du coming out, comment confier son coming out, et comment l’accueillir. Sous forme de questions réponses, il donne toutes les clés pour un coming out réussi. L’ouvrage est parsemé de focus pratiques et de témoignages pour rendre compte de l’impact de nos coming out. Pride First s’apprête à s’enrichir d’autres ouvrages (témoignages, guides pratiques, calendriers…) tout aussi passionnants que riches d'enseignements et de conseils. Un grand bravo pour cette belle initiative qui donne envie d’apprendre toujours plus sur la commu.
Le petit guide LGBTQIA+, de Maurice @SimiliQueer
Le petit Guide du coming out, de Xavier Héraud, Ed. First, Collection Pride First, 160 pages, 4,50€
Cet article a été publié dans Strobo Mag n° 32

Vous vous souvenez forcément d’Isaak Dessaux ! Vous l’aviez rencontré dans les pages de Strobo en qualité de doorman des soirées Lolita au club La Nuit.


Ils ont fait ce que le XV de France n’a pas réussi. Ce club amateur s’est imposé à Rome en mai, en battant en finale les Australiens, 5 fois champions du monde. Les Gaillards Parisiens, première équipe inclusive de rugby créée en France il y a 20 ans, ont pu soulever la Bingham Cup. À l’origine, ce tournoi était organisé avec des équipes gay. Aujourd’hui, le terme est « inclusif » car hétérosexuels, homosexuels, personnes trans et lesbiennes font partie des équipes… Toutes ont signé une charte de lutte contre l’homophobie et les discriminations dans le milieu sportif amateur. Le titre sera remis en jeu en 2026. 
Cet été, la commu-nauté LGBTQIA+ et toustes les allié.e.x.s, feront de La Pride House. Paris 2024, un des espaces de vie et de célébrations les plus intenses des Jeux Olympiques de Paris 2024. Installé au sein du Rosa Bonheur sur Seine, ce lieu bienveillant et inclusif, est présent lors des grands évènements sportifs. Il a pour but de lutter contre les discriminations et de désinvisibiliser les personnes LGBTI+ dans le sport. C’est à travers ce programme unique mis en place dans le cadre des JO de Paris, un laboratoire composé de 3 groupes œuvrant sur des thématiques distinctes et précises. Chacun a pour but de proposer des solutions opérationnelles faciles à mettre en place par les associations sportives qui souhaitent travailler sur leur inclusion. Voici les différents champs d’actions : « sport et homosexualité, vers un sport plus inclusif ». On a ensuite « les personnes trans et non binaires dans le sport » et enfin troisième « les femmes, les personnes lesbiennes et le sport ». Les résultats divulgués en juillet seront bientôt mis à disposition de la Fondation Fier. 
Il reste peu de bars communautaires à Rennes. Celui-ci, qui a à cœur d’organiser des événements queers variés depuis 4 ans, a beaucoup souffert de la fermeture due au confinement. Erell, Eva et Julien se sont efforcés à maintenir des prix au plus bas. Alors 
Alors que les instances dirigeantes du monde du football essaient de faire évoluer les choses, certains joueurs campent sur leur position et refusent toujours de s’y associer. Réfractaires déjà l’année dernière, le nantais Mostafa Mohamed a précisé ne pas vouloir se rendre au match contre AS Monaco en cette journée où il aurait dû porter un simple badge neutre de toute référence aux LGBT. « L’objectif de la LFP, lorsqu’elle a décidé de retirer le flocage arc-en-ciel, c’était de ne plus faire de vagues et d’emporter tous les joueurs dans cette campagne, y compris ceux qui refusaient de porter le flocage l’an dernier », explique Bertrand Lambert, président des PanamPride Football Club à nos confrères de Eurosport sur le sujet. « Ceux qui ne voulaient pas le porter estimaient que ce flocage faisait la promotion de l’homosexualité, ce qui n’était pas évidemment pas le cas : c’était un flocage contre l’homophobie. C’est suite à ces refus que la LFP en est arrivé imaginer ce badge noir sans aucune référence LGBT et censé être accepté par tout le monde. On voit visiblement bien que c’est encore trop pour certains, preuve s’il en est qu’il ne fallait rien céder. Ce n’est pas faute de les avoir alertés. »
Le parlement cantonal du Valais en Suisse a approuvé une nouvelle loi sur la santé qui comprend une interdiction des thérapies visant à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Le projet de loi a été adopté par 106 voix contre 21. Les thérapies de conversion sont considérées comme « discriminatoires, cruelles, inhumaines et dégradantes par les Nations unies », a déclaré Mathias Reynard, chef du département de la santé du canton du Valais, relate le site s
Le ministère de la Santé péruvien a publié un décret le 10 mai mettant à jour la liste des prestations minimales auxquelles un assuré a droit. Y figurait depuis 2021, les maladies mentales. Mais désormais, il a décidé d’y inclure les traitements liés à l'identité de genre, incluant les thérapies de réaffirmation ou les opérations de réassignation sexuelle. Maladresse ou faute volontaire ? En fait, le Pérou exploite ici une classification obsolète depuis 2022 de l’Organisation mondiale de la santé. Et cela laisse planer l'idée que la transsexualité est toujours considérée comme un « trouble mental » dans ce pays, ce qui n’est pas le cas a réaffirmé le ministre de la Santé et les défenseurs LGBTQIA+. Ces derniers ont demandé l’abrogation de ce texte stigmatisant et discriminatoire.
Le département d'État américain émet rarement des alertes de sécurité « mondiale » à l'occasion de la Pride. Mais les États-Unis ont mis en garde contre un « risque accru » de terrorisme et de violence à l'encontre des LGBTQ pendant la saison des Fiertés. La montée des violences, les prises de positions gouvernementales et la recrudescence des actes lgbtphobes laissent à penser sans mentionner évènements spécifiques que la communauté peut être directement visées autant par les groupuscules néo-nazis que les djihadistes, selon le magazine Attitude.