
Le tribunal correctionnel de Paris a tranché le 8 décembre 2025 : l’animateur guadeloupéen Éric Damaseau est reconnu coupable d’injures publiques homophobes. En cause, deux vidéos de sa chaîne La Pause Sans Filtre diffusées en 2022, où il qualifiait les personnes LGBT+ de « dépravées » ou de « malades ». L’audience, tenue en octobre dernier à la suite des plaintes de STOP homophobie, Mousse et ADHEOS, a mis en lumière la dangerosité de tels discours. Le polémiste est condamné à 2 000 euros d’amende et devra verser des dommages et intérêts aux associations. « Dans un territoire insulaire, ces discours ont un impact décuplé », souligne Me Étienne Deshoulières, avocat des parties civiles comme le précise STOP Homophobie. Ce jugement rappelle que la liberté d'expression ne permet pas la stigmatisation, particulièrement dans des Outre-mer où les violences LGBTphobes restent alarmantes.

La nouvelle fait froid dans le dos et rappelle les heures sombres de la collaboration française sous le régime de Vichy. Le gouvernement en établissant une « table de correspondance des noms et prénoms » durant les JO de Paris contrevient à la liberté individuelle et une atteinte à la vie privée, explique le député LFI du Bas-Rhin, Emmanuel Hernandes. 
Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse a déposé plainte le mardi 25 novembre contre le groupe d'extrême droite Jeunes d’Oc. En cause : le vandalisme de plusieurs drapeaux LGBT+, maculés de noir ou tagués « Stop Woke » le week-end dernier, notamment à la gare Sud de France. Revendiquées en vidéo par le groupuscule, ces actions ont suscité l'indignation de l'édile : « leur intolérance et leur haine doivent trouver une totale fermeté », a-t-il martelé. Alors qu'une enquête est ouverte pour dégradation de biens communs, les associations LGBT+, en émoi, réclament des sanctions rapides face à ces actes concertés.
Le tennisman suisse Mika Brunold, 21 ans, a annoncé son homosexualité sur Instagram, devenant le deuxième joueur professionnel masculin à faire son coming out publiquement. En pleine montée, passant de la 750e à la 310e place, il affiche sa sincérité : « le succès sur le court n'est pas qu'une compétence, c'est aussi de rester fidèle à soi-même. » Fier de qui il est, il dénonce l'absence de discussions sur l'homosexualité dans le sport et espère un monde où le coming out ne serait pas nécessaire. Son courage, après des insultes homophobes, constitue une avancée pour la visibilité LGBT dans le tennis. 
Après la fermeture du dernier bar lesbien à Shanghai en juin 2024, les autorités multiplient les mesures restrictives. Apple a cédé aux pressions chinoises en retirant de son App Store les applications de rencontre Blued et Finka, très populaires parmi les homosexuels chinois. Ces applications, développées en Chine, étaient parmi les plus utilisées, avec des dizaines de millions de téléchargements pour Blued. Ce retrait, effectué suite à un ordre de l’administration du cyberespace, marque une étape supplémentaire dans la censure des espaces LGBT+ locaux, déjà fragilisés par l’interdiction de Grindr en 2022 et la répression des romans Boy’s Love. Selon les experts, cette offensive s’inscrit dans une volonté du gouvernement chinois de promouvoir une image traditionnelle et nationaliste, tout en évitant toute influence étrangère. La communauté LGBT+ chinoise fait face à un climat de plus en plus hostile, où la visibilité et l’expression de leur identité sont sévèrement réprimées.
L’Union européenne franchit une étape historique en matière de droits LGBT+. La Cour européenne de justice (CJUE) a statué le 25 novembre que tout mariage entre deux citoyens de même sexe, légalement contracté dans un pays membre, doit être reconnu par tous les États membres, même ceux qui interdisent encore le mariage pour tous. Cette décision, née du cas de deux Polonais mariés en Allemagne, affirme que le refus de transcrire leur union en Pologne, où la loi interdit et la Constitution protège l’union homme-femme, va à l’encontre du droit européen. Si la reconnaissance peut prendre différentes formes, elle doit rester équitable, sans discrimination basée sur l’orientation sexuelle. La CJUE n’oblige pas cependant les États à légaliser le mariage homosexuel, mais ouvre la voie à une harmonisation plus juste, pouvant potentiellement donner naissance à un PACS européen.
Au théâtre Clavel, les Dieux transpirent à nouveau ! Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, la comédie « mythécologique » signée Michel Heim, revient du 10 au 29 février 2026 sous la houlette de Jean-Pierre Rouvellat — et c’est une reprise qu’on attendait comme une divine canicule. Tout y brûle : les vanités célestes, les alexandrins en fusion et l’humour acide d’un auteur qui manie la satire comme Zeus son éclair.
Le Brésil lance la Platform of Respect, une nouvelle IA pour surveiller les discours anti-LGBTQ+ en ligne. Développée en partenariat avec l'ONG Aliança Nacional LGBTI+ et financée en partie par la députée trans Erika Hilton, cette plateforme utilise Aletheia, un outil capable d'analyser en continu réseaux sociaux, blogs et sites d'info en portugais, en détectant les propos haineux ou mensongers. 
Du 11 au 15 mars, la Snow gay envahit les pistes et les rues d’Ax-les-Thermes (Pyrénées) pour un rassemblement sportif et festif. La journée sur des skis et en soirée sur la piste de danse, ce sont 4 jours d’événements organisés par l’association Lune & l’Autre, à des tarifs raisonnables.
La web-série Ruby, portée par Daphné Chollet, met en scène une super-héroïne LGBTQIA+ en quête d’identité et de valeurs. Après une rupture difficile avec Bâton, son ex toxique incarnée par Aloïse Sauvage, Ruby revient à Tours, sa ville natale, pour repartir à zéro. Recrutée comme serveuse dans le bar de Lou Trotignon, un ami transgenre, elle entame un parcours d’émancipation mêlant humour, vulnérabilité et rencontres inattendues. Composée de 7 épisodes courts, la série aborde avec légèreté des thèmes profonds comme l’amour, la différence ou la construction de soi.