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Articles | Brèves
  • L’ancien basketteur américain Jason Collins est décédé à l’âge de 47 ans des suites d’un cancer du cerveau ont annoncé la NBA et sa famille. En avril 2013, alors pivot vétéran, il avait marqué l'histoire en faisant son coming-out dans le magazine Sports Illustrated : « je suis un pivot de NBA de 34 ans. Je suis noir et je suis gay ».

    En rejoignant ensuite les Brooklyn Nets, il était devenu le tout premier athlète ouvertement homosexuel à disputer un match officiel dans l'une des quatre grandes ligues sportives nord-américaines (NBA, NFL, MLB, NHL). Au cours de ses 13 saisons sur les parquets, Collins a disputé 735 matchs. Le patron de la NBA, Adam Silver, a salué un pionnier dont l’impact dépasse largement le sport, ayant ouvert la voie à une ligue plus inclusive.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • À l’occasion du match Égypte-Iran prévu à Seattle lors du Mondial 2026, la ville hôte a labellisé la rencontre « match des fiertés » afin de célébrer le mois des Fiertés LGBTQI+. Cette initiative locale a provoqué la colère de Téhéran et du Caire, deux États où l'homosexualité est sévèrement réprimée. L'Iran a officiellement demandé à la FIFA d'intervenir pour annuler cette célébration. 
    Face à cette crise diplomatique naissante, la fédération internationale de football a choisi de se désolidariser de l'événement. La FIFA a précisé qu'il s'agissait d'une initiative exclusive de la ville de Seattle, totalement extérieure au protocole officiel des matchs. Cette polémique illustre à nouveau les tensions complexes entre diplomatie sportive, droits humains et valeurs progressistes des villes hôtes américaines.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Cette année, le festival Paris l’été fait la part belle à la scène queer. Dj sets, voguing, théâtre, danse, performances, cabaret : au sein de lieux emblématiques de la capitale, tels que le jardin des Tuileries ou encore le Palais Galliéra, on ne sait que choisir, qui-plus-est grâce à la politique de petits prix, voire la gratuité pour certains événements.

    De quoi ne pas s’ennuyer jusqu’au 2 août.
    Programmation complète : www.parislete.fr/fr/le-programme

    Bruno De
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  • Le verdict est tombé aux assises du Vaucluse. Les deux principaux accusés dans l'affaire des violents guets-apens homophobes d'Avignon ont été condamnés à 22 ans de réclusion criminelle. La cour a pleinement retenu la circonstance aggravante d'homophobie, un signal fort alors que l'avocat général avait requis jusqu'à 30 ans de prison. Les faits remontent à la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2021.

    Un jeune homme, attiré dans un piège via l’application de rencontre Grindr, avait été roué de coups avant de succomber à ses blessures quelques jours plus tard.

    Une seconde victime avait miraculeusement survécu. Pour les associations de défense des droits LGBTQIA+, ce jugement historique reconnaît enfin le caractère barbare et ciblé de ces agressions en ligne.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Sur le toit du monde, l’amour s’écrit enfin sans aucune barrière de genre ! Le 18 juin, la Cour suprême du Népal a rendu un arrêt historique ordonnant de garantir le mariage pour toutes et tous. Le pays himalayen devient ainsi le 40e État au monde à légaliser ces unions, une révolution en Asie du Sud.
    Une victoire qui vient de loin. Fin 2023, RFI et BFMTV rapportaient déjà l’enregistrement du « premier mariage LGBT »  népalais via une autorisation temporaire et précaire. Cette fois-ci, l’ancrage est définitif. Les juges ont balayé l’ultime recours conservateur qui limitait l’institution à l’alliance d’un homme et d’une femme.


    « C’est une avancée historique qui renforce nos principes constitutionnels d’égalité, de dignité et de non-discrimination », se réjouissent les organisations militantes locales. Exit le simple registre spécifique créé l’an passé : la protection juridique de ces couples est désormais gravée dans le marbre de la loi.
    Si le Népal est mondialement célèbre pour ses vertigineuses montagnes, c’est bien l’égalité des droits qui vient aujourd’hui d’atteindre des sommets.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Vingt ans de prison pour aimer. En adoptant son nouveau Code pénal, le Niger franchit un cap historique et glacial : la criminalisation de l’homosexualité. Jusqu’ici légal, le choix d’un partenaire de même sexe devient un crime d’État, calqué sur les récents tournants du Sénégal, du  Burkina ou du Ghana.
    « Une réponse à la déchéance morale importée », justifient les autorités de Niamey, portées par une transition militaire qui érige la tradition en bouclier souverainiste. Le texte, d’une sévérité inouïe, prévoit de 10 à 20 ans de réclusion ferme, pulvérisant les derniers refuges des minorités.


    Pour les défenseurs des droits humains, c’est l’effroi. « Ce vote légitime la chasse aux sorcières et condamne toute une communauté à la clandestinité ou à l'exil », s’alarme un activiste local.
    Dans ce Sahel en pleine mutation géopolitique, les libertés individuelles s’effacent sous les postures populistes. En verrouillant sa loi, Niamey s’offre un symbole politique fort. Le Niger a bel et bien choisi son camp : le camp des noirs barreaux et du silence tragique.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Coup de tonnerre au Portugal. Le président de la République a opposé son veto à la loi visant à interdire les « drapeaux idéologiques » – ciblant directement les couleurs LGBT+ – sur les frontons des bâtiments publics.


    Porté par la droite dure, le texte voulait imposer une neutralité stricte. Une censure inadmissible pour le chef de l’État, qui refuse de laisser le pays sombrer dans les guerres culturelles. Fidèle à sa ligne d’inclusivité, il rappelle que ces bannières ne divisent pas, mais protègent. S’opposant frontalement aux conservateurs, il a martelé : « ces symboles ne relèvent pas d’une idéologie, mais des droits humains fondamentaux inscrits dans notre Constitution. »


    Pour la présidence, interdire ces étendards reviendrait à invisibiliser des minorités encore trop souvent discriminées. Avec ce blocage institutionnel, le président renvoie les députés à leurs chères études. La droite fulmine, mais le message est clair : au pays des œillets, on ne badine pas avec les libertés. Que les réactionnaires se le tiennent pour dit : le Portugal ne pliera pas son drapeau face à l’intolérance !

    Julien Claudé-Pénégry
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  • En clôture d’une saison riche en scènes variées (du Boom Boom Villette au Speechless ou encore Chez Olympe), Panic at the queer show investit la scène flottante de la Nouvelle Seine le 22 juillet. Toujours plus libre et audacieux, ce show participatif continue de repousser les limites de l’improvisation queer. Rien n’est écrit à l’avance : règles, styles, contraintes et défis jaillissent sous les yeux du public.

    Un cabaret sans filet, où l’imprévu devient le moteur. Pour ce round final, figures montantes et visages incontournables se retrouvent sur un même plateau pour un affrontement d'improvisation drag total. Face à iels, un seul maître à bord : le public, qui détient le pouvoir absolu d'imposer les contraintes, les musiques, et de voter en direct pour couronner la grande star de la saison.


    Ouverture des portes dès 18h30 avec un mini marché queer sur le pont au pied de Notre-Dame. Début de l'ultime battle à 21h (jauge ultra-limitée).
    3 quai de Montebello, Paris 5.

     

    Réservation ici.

    Bruno De
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  • Face aux risques de santé et à l’isolement liés à l’usage de substances psychoactives en contexte sexuel, l’association Chems Pause déploie son action en Seine-Saint-Denis.

    Face aux risques de santé et à l’isolement liés à l’usage de substances psychoactives en contexte sexuel, l’association Chems Pause déploie son action en Seine-Saint-Denis. À l’instar de la dynamique initiée à Paris, un groupe de parole s’installe à Aubervilliers pour offrir un espace sécurisant d’écoute et de solidarité.

    Ce dispositif gratuit s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent faire une pause, diminuer ou arrêter totalement l’usage de produits, ou simplement mener une réflexion sur leurs pratiques de chemsex. Encadré et bienveillant, ce lieu d’échange permet de rompre le silence et de partager des vécus sans crainte du jugement.


    Développée en étroite collaboration avec l’Assurance Maladie et la Ville d’Aubervilliers, cette initiative de santé publique s’inscrit pleinement dans une démarche locale de réduction des risques et d’accompagnement communautaire.


    Pour répondre à ce besoin, les rencontres se tiennent désormais deux vendredis par mois, de 19h à 21h, au sein du Centre Municipal de Santé (CMS) Universitaire Pesqué. Plus précisément, les participants sont accueillis au premier étage (salle de réunion) du Bâtiment C, qui abrite le Pôle Santé des femmes et santé sexuelle, situé au 5, rue du Dr Pesqué - 93300 Aubervilliers.

    Afin de garantir l’anonymat et le bon déroulement des échanges, l’inscription préalable est requise : elle s’effectue en toute discrétion directement sur le site internet officiel de l’association, Chemspause.fr, à la rubrique Agenda.

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  • Les LGBT+ tiennent leur propre salon du gaming grâce à Next Gaymer (instagram.com/nextgaymer). Afin de proposer des espaces de rassemblement ouverts, inclusifs et bienveillants qui concentrent la culture geek et LGBTQIA+, l’association lutte pour sortir du carcan social hétéronormé, être soi-même sans avoir à souffrir de discriminations dans l’univers du gaming.

    Ce combat se déroulera aussi dans le game et l’inclusivité du 16 au 19 juillet à la Maison des Associations Robert Luc (28 rue Denfert-Rochereau, 69004 Lyon). Tournois, shows, tables rondes.
    Infos sur gaymerfestival.fr

    Bruno De
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